Depuis le début de l’été, les éleveurs de la province de Luxembourg, en Belgique, voient les attaques sur leurs animaux se multiplier sans que la tendance ne semble fléchir. Face à une situation que les spécialistes eux-mêmes jugent sans précédent, les autorités Wallonnes envisagent d’aller au-delà des simples indemnisations.
Les moutons paient un lourd tribut depuis la fin du mois de juin.
C’est dans les pâtures des communes de Nassogne et de Tenneville que la série a démarré fin juin, avant de s’intensifier nettement en août et en septembre.
Les victimes sont presque toujours des moutons, parfois des chèvres, à tel point que le coordinateur du Réseau Loup en Wallonie, évoque « un nombre qu’on n’a jamais connu en Wallonie ».
Le dernier épisode en date concerne pourtant un bovin. Lundi matin, un agriculteur de Wittimont a découvert dans l’une de ses parcelles la carcasse d’un veau en partie dévorée, comme l’a relayé L’Avenir du Luxembourg.
Même si l’implication du prédateur n’a pas encore été officiellement confirmée dans cette dernière attaque, l’éleveur a manifestement sa petite idée sur le coupable.
Une meute occupée à nourrir ses louveteaux serait à l’origine de cette pression.
La province abrite aujourd’hui deux meutes, l’une en forêt d’Anlier avec un couple et huit louveteaux, l’autre en forêt de Saint-Hubert où un couple élève cinq jeunes.
C’est visiblement cette seconde meute qui serait responsable de la plupart des dégâts récents observés car les adultes doivent ravitailler régulièrement leur progéniture et considèrent les pâtures et villages voisins comme une extension de leur territoire de chasse.
Le Réseau Loup assure que ces animaux restent méfiants envers l’homme et que la situation fait l’objet d’une surveillance étroite.
Les éleveurs peuvent de leur côté toujours compter sur les indemnisations et le prêt de matériel de protection. Le loup restant une espèce protégée en Belgique, la Wallonie étudie désormais des possibilités de dérogation afin de pratiquer l’effarouchement et de dissuader les prédateurs d’approcher des troupeaux.
Les éleveurs Français, qui connaissent ce refrain depuis des années, pourraient sans doute rappeler à leurs voisins belges qu’une indemnisation ne remplace jamais vraiment une bête perdue.










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