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La Fédération Nationale des Chasseurs veut faire le forcing pour voir du gibier Français dans les assiettes

venaison gibiers de france

Douze mois après le lancement de sa marque « Gibiers de France », la Fédération Nationale des Chasseurs annonce vouloir changer d’échelle. Son Président Willy Schraen estime que la ressource existe déjà en abondance et que le véritable frein se situe ailleurs.

mary arm

Le gibier vendu dans l’Hexagone vient encore majoritairement de l’étranger.

Le chiffre a de quoi surprendre puisque plus de la moitié du gibier commercialisé sur le territoire provient encore de l’importation, alors même que les prélèvements atteignent des sommets.

La saison dernière, les chasseurs Français ont prélevé plus de 800 000 sangliers, un niveau inédit qui montre bien que la matière première ne manque nulle part.

Willy Schraen y voit un paradoxe difficile à défendre à l’heure où les consommateurs réclament de la traçabilité et de la proximité, et il inscrit le sujet dans le débat plus large de la souveraineté alimentaire, alors que des sécheresses toujours plus fréquentes fragilisent l’élevage.

A lire aussi : Un amendement voté au Sénat pour relancer la filière de la venaison Française

La marque Gibiers de France, lancée il y a un an, a donné à la filière une identité commune et davantage de visibilité, mais le président de la FNC reconnaît volontiers qu’un logo ne suffira pas et qu’il y a encore du travail.

Les obstacles réglementaires découragent encore ceux qui veulent transformer et vendre.

L’ambition affichée consiste désormais à bâtir de vraies filières reliant chasseurs, collecteurs, transformateurs, artisans, restaurateurs et distributeurs.

Encore faut-il lever les blocages qui freinent les initiatives, et sur ce point le constat est sans détour puisque « nous ne manquons pas de gibier, nous manquons encore de liberté pour le valoriser » comme l’indique la Fédération.

Le saviez-vous ?  Les chasseurs au chevet du lapin dans l'Aude

Reste encore à convaincre les consommateurs Français, ce qui suppose de sortir la venaison du registre du repas de fête pour l’installer au barbecue, à la plancha, dans un burger ou un tartare.

L’argument du pouvoir d’achat n’est d’ailleurs pas oublié dans ce contexte car une filière mieux structurée devant logiquement rendre le gibier plus accessible aux clients finaux et donc consommés plus régulièrement.

Une campagne télévisée est programmée en novembre pour porter tout ce message. On verra si elle suffit à faire passer le sanglier du tableau de chasse au caddie du samedi matin.

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