En 2026, les structures associatives liées à la chasse revoient leur cadre de rémunération. L’avenant n°21, conclu le 10 mars par les partenaires sociaux, prévoit une hausse de 1,50 % de la valeur du point ainsi que des minima conventionnels. Cette mesure reste conditionnée à sa publication au Journal officiel et à son extension pour s’imposer à l’ensemble du secteur.
Cette évolution s’inscrit dans le cadre de la convention collective nationale des personnels des organismes cynégétiques (IDCC 2697), qui régit les relations de travail depuis 2007. La nouvelle grille salariale doit entrer en vigueur au 1er avril 2026, pour une durée indéterminée, dans un contexte marqué par la nécessité d’adapter les rémunérations aux réalités économiques.
Le périmètre d’application couvre un ensemble large de structures. Sont concernées les fédérations de chasseurs à tous les niveaux régional, départemental et interdépartemental ainsi que les organismes nationaux tels que la Fédération Nationale des Chasseurs, la Fondation pour la préservation de la Nature et le Syndicat National des Chasseurs de France. À cet ensemble s’ajoutent toutes les structures relevant de cette convention collective, notamment celles dont l’activité principale est liée à la chasse et dont les ressources proviennent majoritairement de financements issus des fédérations.
Les niveaux de rémunération fixés correspondent à des salaires minima bruts, établis sur la base légale de 35 heures hebdomadaires (151,67 heures mensuelles). Ils reposent sur un système de coefficients hiérarchiques qui tient compte des responsabilités et du degré de technicité des postes.
La diversité des métiers concernés illustre les transformations du secteur cynégétique. Aux fonctions de terrain comme les gardes-chasse ou techniciens s’ajoutent des postes d’encadrement, d’expertise environnementale ou de gestion de projets. Parallèlement, de nouveaux profils émergent dans les domaines de la sensibilisation et de la communication, reflet d’un élargissement des missions vers des enjeux écologiques et sociétaux.
Au-delà de son impact financier, cette revalorisation traduit une reconnaissance du rôle des professionnels impliqués dans la gestion durable de la faune et des habitats. Elle participe également à renforcer l’attractivité d’un secteur en mutation, à la croisée des enjeux environnementaux, ruraux et sociétaux.









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