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A bientot
 

Sécheresse : le gibier français face à un été des plus difficiles

On parle beaucoup des rivières qui s’assèchent, des restrictions d’eau et du niveau des nappes phréatiques. On parle moins des conséquences de cette sécheresse sur la faune sauvage. Pourtant, lorsque l’eau vient à manquer, ce n’est pas seulement le paysage qui change. Pour le gibier, c’est tout un équilibre qui peut être fragilisé.

Les premiers à subir ces conditions difficiles sont probablement les plus jeunes. Chevrillards, levrauts, lapereaux ou encore jeunes oiseaux sont beaucoup plus sensibles aux fortes chaleurs et à la déshydratation que les adultes. Mais le manque d’eau n’est qu’une partie du problème. Lorsque les sols se dessèchent, la végétation perd de sa qualité et certaines ressources alimentaires deviennent plus rares.

Chez les jeunes animaux, les conséquences peuvent être importantes. Un chevrillard affaibli par le manque de nourriture ou d’eau aura davantage de difficultés à survivre aux fortes chaleurs. Pour un lapereau ou un levraut, les premières semaines de vie sont particulièrement délicates. Et une grande partie de cette mortalité reste invisible.

Un jeune animal retrouvé mort peut être signalé. Mais celui qui disparaît dans la végétation, victime de déshydratation ou d’un manque de nourriture, ne laissera souvent aucune trace. Il n’y aura donc ni carcasse retrouvée, ni observation particulière, ni statistique permettant de mesurer précisément le phénomène.

La sécheresse peut également toucher les oiseaux de plaine. Pour les faisandeaux et les perdreaux, l’eau est évidemment indispensable, mais elle joue aussi un rôle indirect. Les zones encore humides permettent le développement de nombreux insectes et invertébrés qui constituent une ressource alimentaire essentielle pour les jeunes durant leurs premières semaines.

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Chez les grands animaux, les conséquences peuvent être différentes. Chevreuils, cerfs et sangliers peuvent parcourir de longues distances pour trouver un point d’eau, mais ces déplacements supplémentaires représentent une dépense d’énergie alors que les ressources alimentaires peuvent elles aussi diminuer.

Dans ce contexte, les points d’eau conservés ou aménagés dans les territoires prennent une importance particulière. Ils ne règlent évidemment pas le problème climatique, mais peuvent offrir un refuge précieux lorsque les mares, fossés et petits cours d’eau disparaissent.

La véritable difficulté sera finalement de mesurer les conséquences de ces épisodes de sécheresse sur plusieurs années. Car une mauvaise saison peut passer inaperçue. Plusieurs étés difficiles successifs pourraient, eux, laisser une empreinte beaucoup plus durable sur les populations de gibier.

Par chance, nous pouvons compter sur les chasseurs, qui sont de véritables baromètres de la biodiversité grâce à leur présence continuelle sur le terrain. Ils sauront adapter leurs prélèvements si les premières sorties de septembre confirment cette tendance.

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