Depuis le mois de mai, la Fédération départementale des chasseurs du Nord suit à la trace un renard équipé d’une balise GPS sur un territoire expérimental du Cambrésis, où sont menés simultanément différents essais destinés à mieux cerner les besoins de la petite faune de plaine. Baptisé Claude par les techniciens, le goupil avait d’abord cantonné ses déplacements à une parcelle de colza avant que l’arrivée de l’été et des éclosions ne vienne rebattre les cartes de son territoire.
Un territoire d’expérimentation sous surveillance.
La FDC59 poursuit sur ce secteur du Cambrésis une politique d’aménagement du territoire qui conjugue semis de couverts adaptés à la petite faune, essais de mélanges de graines, suivi entomologique et pose de balises sur des perdrix grises, autant d’expérimentations censées éclairer la gestion de la faune en plaine agricole.
Le 6 mai, c’est un renard qui a rejoint la suite des projets scientifiques, équipé d’un collier GPS et baptisé Claude par les équipes techniques.
Les premiers relevés ont dessiné les contours d’un espace vital d’une centaine d’hectares, que l’animal ne quittait alors quasiment jamais, la majeure partie de son temps se concentrant sur une terre de colza.
Un comportement qui épouse le rythme des naissances.
Dès le mois de juin, au moment où les poussins de perdrix grises commencent à éclore, le comportement de Claude a visiblement changé.
Le collier GPS a révélé qu’il délaissait peu à peu le cœur de son territoire habituel pour fréquenter plus assidûment les bordures de champs, les haies, les bandes enherbées et les parcelles de céréales à paille, des milieux où les jeunes perdrix trouvent justement les insectes dont elles dépendent entièrement durant leurs premières semaines de vie.
Une caméra installée sur le terrain d’expérimentation a même surpris l’animal explorant une bande enherbée aménagée à proximité immédiate de son champ de colza de prédilection, confirmant que ses déplacements suivent désormais de près les zones les plus sensibles pour l’élevage des jeunes gibiers.
Pour la FDC59, ces observations viennent surtout valider l’intérêt du dispositif de suivi engagé sur le Cambrésis, en permettant de mieux comprendre les interactions entre prédateurs, gibier et habitats.
Les cartes retraçant l’évolution des déplacements de Claude entre mai et juin doivent prochainement être partagées, et les techniciens promettent la poursuite du suivi.
Reste à savoir si notre renard, désormais familier des projecteurs, a déjà livré tous ses secrets ou s’il continuera longtemps encore à intriguer ceux qui l’observent depuis leur écran.

















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24 réflexions sur « La FDC du Nord donne des nouvelles de Claude le renard qui change ses habitudes à l’arrivée des petites perdrix »
Bonjour, j’ai lu l’enquête faite sur 20 ans par la fédération du Rhône. J’étais comme vous, des chats j’y croyais pas. Pourtant ils en ont bien trouvé des os de chats dans les terriers des renards. J’ai 2 chats, ils vont dans le jardin la journée, je fais attention et je les fais rentrer la nuit, ils sont sages. Je serai triste si un renard venait les attraper car il y en a chez moi à la campagne à la sortie du village. Le voisin me disait que son chat avait disparu et jamais retrouvé. C’est peut être une explication, allez savoir.
Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre.
Comme cela a été dit, contrairement aux rongeurs, les poussins de perdrix représentent une cible idéale qui réduit l’effort de chasse du renard.
Pendant les 1ers jours, les poussins sont nidifuges. Une nichée de 10 à 15 poussins est un repas complet en protéines, excellent pour la croissance des renardeaux, bien mieux que des mulots de moindre valeur.
Le renard est aidé dans sa quête par les cris des petits et l’agitation des parents et il va rapidement vers la source de nourriture plus facile à capturer que les rongeurs sans besoin de longue recherche. Il faut en effet moins d’énergie physique pour capturer une couvée de 12 oisillons que de prendre 12 mulots qui s’enfuient et se cachent.
Les poussins sont donc une aubaine pour un effort de capture minimal.
Une étude réalisée en Loir-et-Cher de 2010 à 2012 a montré que les 3/4 des cas de prédation sur les perdrix sont causés par le renard : programme PeGASE (Perdrix Grise – Agriculture), sous la direction de la Fédération Départementale des Chasseurs du Loir-et-Cher en partenariat avec l’ONCFS (qui n’était pas encore l’OFB). L’étude portait sur 12 zones de plaines agricoles. Des colliers émetteur sur plus 600 perdrix ont permis de comprendre les causes de mortalité par la localisation rapide des cadavres et les indices de prédation : cadavres enterrés (typique du renard), corps intacts avec traces de salive, plumes arrachées et empreintes.
Les résultats publiés dans la revue Faune Sauvage ont montré que la prédation représente 73 % à 84 % de la mortalité des perdrix pendant la saison de reproduction et que le renard est responsable à lui seul de 62 % des ces mortalités. Cette étude a également confirmé que 50 % à 60 % des couples présents au printemps disparaissaient avant la fin de l’été à cause de la pression de prédation sur les adultes nicheurs et les poussins.
On parle actuellement du Grand Tetras dont la baisse des effectifs n’a rien à voir avec la chasse puisqu’il est interdit de tir.
Une étude menée dans les Vosges en 1995 a démontré que le renard et la martre, divise par deux le succès reproducteur du grand tétras. Ce constat est confirmé par des études plus récentes menées dans le Jura où 70 à 90 % des pontes sont détruites ainsi que les jeunes, notamment en début d’été. La détérioration des biotopes est aussi un facteur de la régression de cet oiseau. Alors invitons amicalement les amoureux de la nature qui crachent sur les chasseurs, ces fous de la gâchette qui ne connaitraient que le plomb et qui n’ont aucune notion scientifique, à s’interdire les promenades en forêt dérangeantes et à laisser les skis au placard.
Réponse à Carine Gresse
Madame, si vous étudiez le renard depuis plus de 30 ans, je vis en milieu rural depuis mon plus jeune âge et je fréquente la nature de près, pas seulement dans les livres ou les laboratoires d’analyse.
Si votre approche « repose sur la compréhension scientifique des dynamiques de populations et du comportement animal », la mienne repose non pas sur un « dogme d’interventionnisme » mais sur des constats faits sur le terrain pendant plus de 37 ans. Mon expérience de terrain n’est pas inférieure à la votre dans votre laboratoire. Je pense que ces expériences se recoupent et je n’en tire pas nécessairement les mêmes conclusions que vous, notamment dans le milieu spécifique que je connais parfaitement et sur lequel vous n’êtes sans doute jamais entrée. Je peux même dire combien de terriers de renards se trouvent sur certaines zones et s’ils sont fréquentés. Les pièges photographiques placés sur mon ACCA nous aident beaucoup dans nos observations.
S la « métaphore simpliste des entrecôtes et des patates » vous reste en travers de la gorge, vous m’en voyez désolé. Certes, il y a des « mécanismes complexes d’opportunisme ». Le renard adapte son choix en fonction de la facilité de capture et de la valeur énergétique. Je maintiens par expérience et non par «dogme», que les poussins de perdrix constituent une proie bien plus attractive que les mulots.
En effet, les poussins sont plus gros, plus gras, plus nourrissants que les mulots ou les lézards. Ils sont plus faciles à capturer que les rongeurs furtifs qui se faufilent entre les herbes. Les poussins sont une proie de choix pour nourrir la portée. S’ils sont bien protégés par la mère perdrix, le renard reviendra aux mulots. S’il a l’opportunité de tomber sur une couvée il pourra tuer plusieurs oisillons, quitte à les enterrer pour les consommer plus tard. C’est le «surplus Killing».
En fait Renart, agit par opportunisme, en prédateur intelligent : le repas de poussins plus riche, s’il est accessible, c’est bien la « métaphore » de l’entrecôte et de la patate qui vous est indigeste. Bien entendu, il pourra toujours chasser le mulot qui assure son quotidien.
Mes observations ne sont pas des «anecdotes locales», des discussions de comptoirs ou des « extrapolations biaisées » et je trouve assez prétentieux votre propos de laborantine.
Les observations répétées dans le milieu que je fréquente ont une validité écologique qui n’est pas inférieure à vos observations de laboratoire, ni inférieure à votre expérience de terrain.
Je n’ai jamais prétendu «évaluer l’impact global d’une espèce à partir de cas isolés ». Je vous parle de la perdrix rouge que je connais depuis mes couches culottes, dans un milieu que je connais mieux que vous. On s’accordera seulement sur le fait que cette espèce thermophile supporte mieux que la perdrix grise les chaleurs excessives des étés.
Une enquête réalisée sur une durée de 20 ans (2005-2025) publiée en 2026 par la Fédération départementale des chasseurs du Rhône et de la Métropole de Lyon, nous apporte des informations irréfutables.
L’analyse du contenu de 2400 terriers répartis dans tout le département du Rhône montre que les mulots ne sont pas listés comme proie principale. Les restes (poils, plumes, os) analysés sont les restes de lièvre brun (42 %), de faisan (26 %) et de perdrix rouge (3 %) retrouvés dans les terriers. Certes, les mulots, très petits, laissent peu de restes visibles et ils sont de ce fait sous-représentés dans l’inventaire. Cela ne veut pas dire que le mulot est absent du menu mais que la prédation sur d’autres espèces est plus importante qu’on ne le pense.
Dans les milieux fermés comme celui dont je vous parle, la prédation de la perdrix rouge peut atteindre selon nos observations 75 % des nids avant même l’éclosion. Ce qui est énorme.
Pour ce qui est des « programmes de lâchers » ils sont devenus inutiles non pas parce que le milieu ne porte plus l’espèce mais parce que la sauvagine pullule plus que jamais, surtout en l’absence de piégeurs agréés. Nos pièges photographiques peuvent en témoigner.
Pour terminer, le renard londonien n’est pas une légende et s’il ne s’attaque pas généralement aux chats adultes avec lesquels il peut cohabiter car ils préfère les déchets humains plus faciles d’accès, il peut à l’occasion s’attaquer aux chatons. Opportuniste le goupil !
Nous continuerons pour notre part, dans notre ACCA, à protéger les perdrix rouges, lièvres et levrauts, en espérant que les jeunes chasseurs qui nous ont rejoints pourront profiter de notre expérience de la faune sauvage. Et s’ils le veulent, devenir piégeurs agréés.
Bien cordialement,
Je viens ajouter un mot sur l’ étude faite par la Fédération des chasseurs du Rhône.
Les naturalistes interviennent uniquement quand la famille de renards a quitté les lieux, généralement en fin d’été. Aucun besoin de capture ou de mise à mort comme pour étudier le contenu stomacal.
Les données proviennent exclusivement des restes de proies accumulés naturellement par les renards durant la saison de reproduction.
Cette méthode reflète le régime alimentaire sur TOUTE la période critique d’élevage des renardeaux. L’estomac ne donne qu’un « instantané » des dernières 24 heures. Par sa méthode et sa durée cette étude est bien plus précise.
Les renards rapportent au terrier la majorité des proies destinées aux petits, permettant un inventaire complet : 52 espèces ont été identifiées.
Cette méthode est pleinement scientifique et non – invasive car les populations sont étudiés sans perturbation, comme l’exige l’éthique scientifique moderne.
Un constat plus large de 1995 à 2005 a montré une explosion démographique du renard dont la population a été multiplié par 4 en 30 ans. Le régime alimentaire s’est diversifié (volailles notamment) du fait de l’explosion démographique du renard.
W.Estériola
Merci pour ces informations qui montrent que ces données n’ont rien d’approximatif ou de dogmatique et qu’elles ne sont pas du tout biaisées comme dit madame Gresse. Cette dame étudie le renard notamment ceux contraints à la captivité à cause de blessures corporelles. Son centre de soins peut accueillir plusieurs individus.
Pour sensibiliser le public, elle dessine et écrit, publie des articles, collabore avec des programmes d’étude (OFB) et des associations de protection des animaux comme l’ASPAS par exemple.
Il n’y a rien à redire sur son engagement et ses convictions mais ça ne lui permet pas de caricaturer les méthodes d’investigation des chasseurs qui comptent aussi parmi eux des naturalistes, des vétérinaires, des scientifiques et des spécialistes de la faune sauvage dont une partie sont chasseurs.
Objet : Réponses aux différentes remarques sur la prédation du renard et la gestion de la petite faune
Bonjour,
Je prends connaissance de vos commentaires. Ayant un emploi du temps très chargé sur le terrain et au centre de soins, je ne peux m’attarder dans des débats sans fin, mais tenais à apporter quelques éclaircissements fondés sur des données éthologiques et écologiques éprouvées. J’étudie le renard dans son milieu naturel et en captivité depuis plus de 30 ans.
Nos approches reposent sur deux visions fondamentalement différentes de la nature : l’une basée sur un dogme d’interventionnisme systématique, l’autre sur la compréhension scientifique des dynamiques de populations et du comportement animal. Dans notre structure professionnelle, nous étudions, accueillons et expliquons le renard au quotidien. Ses stratégies alimentaires ne relèvent pas de métaphores simplistes sur les « entrecôtes » et les « patates », mais de mécanismes complexes d’opportunisme, de régulation par la disponibilité des micro-mammifères et d’efficience énergétique.
Quelques points factuels méritent d’être rappelés :
L’effondrement de la petite faune.
Les vrais facteurs : Affirmer que le manque de piégeage est la seule cause du déclin des perdrix relève d’un raccourci non argumenté. Les études scientifiques nationales et internationales s’accordent à identifier la destruction et la fragmentation des habitats (arasement des haies, disparition des jachères, monocultures), l’usage massif d’intrants/pesticides (qui détruisent la ressource en insectes indispensable aux poussins) et la pression cynégétique comme les moteurs majeurs de ce déclin.
Démographie du renard et auto-régulation :
L’idée reçue selon laquelle le renard « prolifère » sans contrôle humain méconnaît sa biologie. La reproduction du renard est strictement corrélée aux ressources du territoire : en l’absence de surabondance de nourriture, les portées ne sont absolument pas maximales. Le taux de fœtus résorbés, la mortalité juvénile et le statut des femelles non reproductrices (« helpers ») ajustent naturellement la densité de population au milieu. De plus, le piégeage intensif ou l’abattage déstructure les territoires et induit au contraire un mécanisme de compensation par hausse de la fécondité.
Impact du changement climatique et réintroductions contre-productives :
Les programmes de lâchers ou de re populations artificielles sont souvent contre-productifs quand le milieu ne peut plus porter l’espèce. C’est le cas de la perdrix grise, qui souffre dramatiquement des sécheresses estivales et de la dégradation de son habitat sous l’effet du dérèglement climatique. À l’inverse, la perdrix rouge, espèce thermophile originellement méditerranéenne, voit des conditions climatiques qui pourraient théoriquement lui permettre de remonter naturellement vers le nord de la France — à condition que les habitats soient préservés et non détruits.
Inexactitudes méthodologiques et préjugés :
S’appuyer sur des observations empiriques locales, des anecdotes ou des extrapolations biaisées (comme prétendre évaluer l’impact global d’une espèce à partir de cas isolés ou d’études menées sur des zones agricoles pauvres avec quelques haies) n’est pas scientifiquement recevable. Quant aux légendes urbaines sur les renards qui « attaquent/tuent/mangent/les chats domestiques » ou la préconisation des charges de plombs comme modèle de gestion durable, elles ne résistent pas à l’analyse des contenus stomacaux et des suivis télémétriques rigoureux.
La régulation naturelle existe et le renard joue un rôle clé d’assainisseur sanitaire et de régulateur des rongeurs (il limite la propagation de maladies vectorielles comme la maladie de Lyme ou les dégâts aux cultures).
Nous continuerons pour notre part à promouvoir une connaissance objective, scientifique et respectueuse de la faune sauvage.
Bien cordialement,
Carine Gresse
J’ai lu quelque part ce mot plein de vérité : « L’écologie n’appartient pas aux écologistes » et j’ajoute «pas plus qu’aux animalistes ». L’écologie est une science. Le terme signifie littéralement « science de l’habitat » (du grec oikos et logos). Cette science n’est pas la propriété de certains, j’ai nommé « les escrologistes » qui en ont fait une arme de combat par idéologie et hélas aussi un gagne pain très juteux. Pourquoi les chasseurs ne seraient-ils pas des écologistes qui ont leur mot à dire parce qu’ils ont proches de la nature, donc de l’habitat.
Parmi les chasseurs vous avez toutes les professions : des ruraux qui travaillent la terre et qui font des observations remarquables sur la faune ainsi que des médecins, des ingénieurs, des chimistes, des vétérinaires etc.. Vous avez toutes les professions. Chasseur n’est pas un « métier », c’est un loisir. Il ne faut pas prendre les chasseurs pour des incultes !
Quand il y a des nichées c’est plus facile de se servir au garde manger qui sent bon et qui est meilleur que le mulot ou l’escargot. Quand il n’y a plus de nichées et de petits à croquer tendres et délicieux, le renard revient manger dans sa réserve. Il est pas C** le renard !
@Alain, vous avez tout dit avec cette formule : « se nourrir avec un minimum d’efforts ».
C’est, en effet, la stratégie de nombreux prédateurs et en particulier le renard. C’est pourquoi il délaissera mulots et lézards, sa nourriture habituelle, pour chasser les perdrix au nid, manger les oeufs ou dévorer les poussins. Le restaurant 4 étoiles lui étant servi, il s’en délectera en priorité, laissant pour quelque temps « la soupe de cantine ». Mais il y a des gens qui n’arrivent pas à le comprendre !
Bonjour Hugo (et Jean), Le renard ne mange bien sûr pas que des campagnols, il est opportuniste et cela signifie bien ce que cela veut dire. Cependant, la destruction des habitats naturels, le changement climatique, … sont autant de facteurs défavorables à beaucoup d’espèces dont les proies. Cela se répercute aussi sur vos activités cynégétiques. Normalement un prédateur ne met pas son garde manger en danger, il adapte ses portées en fonction des ressources disponibles de son territoires … Quid des espèces faibles comme la perdrix ? Est ce que la solution sera d’abattre les renards susceptibles de s’attaquer aux espèces qu’il est très difficile de réintroduire quand les effectifs sont en berne ? Réguler a quand même des conséquences : un territoire libéré est rapidement réinvesti par un individu en dispersion ou voisin, dont le statut sanitaire est inconnu, tuer des renards sollicite leur « horloge interne » et incite à se reproduire pour combler les vides, … Ceci est un échange cordial, nous n’avons aucune tendance politique (écolo, …) et la plupart dont je fait partie sont des ruraux. Par ailleurs je souhaiterais entrer en contact direct pour avoir des infos sur la balise utilisée, le type de collier et des conseils techniques pour un projet de terrain. Merci d’avance.
Carine Gresse
Réguler ne veut pas dire exterminer,d ailleurs le renard est présent sur toute la planète.que vous le vouliez ou non le renard a un impact important sur la petite faune jusqu au chevreaux . sincèrement vous croyez que si la nourriture devient rare il ne se reproduit plus.je suis nait dans une ferme,des que le grand père apercevait un renard il avait droit a une charge de plomb, résultat,dams l allée on voyait régulièrement des perdrix et même des lièvres.
Comme vous dites, il continuera à se reproduire même si la nourriture est plus rare. Tant qu’il aura à manger il restera sur son territoire et consommera mulots, insectes, vers de terre, amphibiens, etc… La naissance des lapereaux ou des perdreaux est une aubaine à un moment précis qui concorde avec les portées du renard. Quand cette nourriture « saisonnière » n’est plus disponible, il retrouve ses proies habituelles et jusqu’à la saison prochaine il se met en mode « économie d’énergie ». On comprend que les perdreaux ou les lapereaux soient des proies de prédilection. C’est sur les nichées que c’est catastrophique. Un renard qui découvre un nid peut consommer la totalité des œufs ou tuer la femelle couveuse, mettant à néant 100% de la reproduction d’un couple.
Il est capable de décimer toute une population locale surtout sur un petit territoire où elle est concentrée et où la pression de prédation est forte. J’avais observé des renards sur une zone fréquentée par une poule faisane. Les faisandeaux qui faisaient de petits vols maladroits et la mère poule ont été éliminés. Je ne les ai plus revus. Idem pour des lapereaux qui laissaient des crottes fraiches grosses comme des petits pois. La caméra a pu identifier les victimes et le sérial killer. Je suis d’accord avec vos observations. Réguler ne veux pas dire exterminer.
Pierre, agriculteur
@Carine Gresse Bonjour,
C’est votre point de vue mais pas celui des chasseurs qui sont sur le terrain toute l’année pour gérer les milieux et les espèces. Dans mon ACCA où l’agriculture n’a aucun impact négatif nous avons des taillis naturels denses et des champs semés spécialement pour la perdrix rouge.
Nous avons constaté que la diminution drastique des chasseurs n’est pas la cause de la régression de la perdrix rouge. Cet oiseau est une espèce « à faible densité », qui ne supporte pas une pression de prédation même modérée sur les nids. Le piégeage permettait de maintenir les populations de prédateurs « en dessous d’un seuil critique » que la régulation naturelle ne pouvait pas garantir à elle seule, surtout dans des milieux fermés.
C’est méconnaître l’espèce perdrix rouge que de prétendre que le renard ne serait pas responsable (avec la fouine) de la régression de l’espèce dans certains milieux. Le constat est sans appel dans mon ACCA : peu de chasseurs, zéro piégeurs, bonne gestion du milieu mais prolifération de la sauvagine dont le renard que l’on croise bien souvent et pas seulement à la chasse. J’ajoute que la fouine que l’on piégeait est aussi une coupable qui détruit les pontes au sol.
Vous dites que le renard « ne met pas en danger son garde manger ». Certes, mais s’il a consommé les proies très vulnérables comme les fragiles perdreaux ou les levrauts, il se rabattra sur d’autres proies car il a la capacité de changer son régime alimentaire (mulots, lézards, charognes, fruits et même déchets humains…) Cette capacité d’adaptation alimentaire fait qu’il peut maintenir une pression de prédation même quand ses proies principales sont plus rares.
On sait par exemple que les renards qui prolifèrent en pleine ville de Londres ( 10 .000 à 15.000 individus ) ne mangent pas que dans les poubelles. Ils adorent les chats domestiques !
Conclusion : Notre pratique de piégeage du renard combiné au piégeage de la fouine était très efficace, il y a un peu plus de 15 ans. Le milieu n’a pas changé, sauf les chasseurs dont l’effectif a chuté. Sans intervention humaine pour contrôler la prédation, la perdrix rouge est menacée. Pas de piégeage = pas de perdrix.
Les renards londoniens mangeant des chats domestiques: mais c’est super pour se débarrasser des chats errants qui , à mon avis, font autant de dégâts que les fouines et renards!
Laissez les vivre
Bonjour, j’ai lu l’enquête faite sur 20 ans par la fédération du Rhône. J’étais comme vous, des chats j’y croyais pas. Pourtant ils en ont bien trouvé des os de chats dans les terriers des renards. J’ai 2 chats, ils vont dans le jardin la journée, je fais attention et je les fais rentrer la nuit, ils sont sages. Je serai triste si un renard venait les attraper car il y en a chez moi à la campagne à la sortie du village. Le voisin me disait que son chat avait disparu et jamais retrouvé. C’est peut être une explication, allez savoir.
Madame, vous connaissez très mal la réalité. Il est vrai que le renard a des proies favorites la plupart du temps mais les perdrix sont vulnérables lors des couvées et les poussins avant même qu’ils ne volent ou juste après leur premier envol sont des proies faciles.
C’est comme si on vous propose, le choix entre 2 restaurants pour le même prix : l’un qui vous servira une patate bouillie et du pain rassis et l’autre, une belle entrecôte de 500 grammes. Vous choisissez quoi, si vous n’êtes pas végan ?
On dit le goupil très fûté, ce n’est pas pour rien !
Destruction des habitats naturels, changement climatique.. n’expliquent pas la stratégie de Renart le goupil, celui qui vola un fromage qui pue à la fermière et qui prit Maître Corbeau pour un gogo. Les chasseurs ne ressemblent pas au Corbeau !
Bonjour Carine , quelle est sa technique pour « adapter sa porté en fonction des ressources » ?,j’entends cela trop souvent, je crois plus que le renard fait naître au maximum et c’est après en fonction des ressources que certains renardeaux ne survivent pas, le renard s’est trés bien adapté à nos ressources…et c’est pourquoi nous le rencontrons en ville.
Comme le sanglier qui profite à l’année des récoltes agricoles , c’est fini de dire qu’avec une « bonne glandée » les effectifs seront là, beaucoup d’espèces profitent des ressources humaines et de ce fait, prolifèrent. Aussi le monde agricole a terriblement changé, la fréquentation dans le champs et minime, le temps de passage sur site s’est réduit…
Le mécanisme biologique de « réduction de la portée » appelé « résorption fœtale » se déclenche en cas de pénurie de proies naturelles. Mais le renard étant opportuniste, les conditions peuvent changer et les femelles auront des portées nombreuses. De ce fait, les perdrix ou les levrauts vont compenser le manque, notamment en période de nidification où on peu constater des hécatombes, les portées n’étant pas nécessairement réduites du fait de cette nourriture bienvenue, au moment opportun. De plus, l’absence de régulation par des prédateurs « supérieurs » comme le loup ou le lynx accentue ce phénomène. Enfin, point important, les ressources humaines abondantes et stables favorisent l’explosion démographique comme constaté dans le département du Rhône où le nombre de renards est passé de 800 à plus de 3 500 individus par an en 30 ans.
Quelqu’un parlait du renard londonien. Il se nourrit dans les poubelles essentiellement et s’adapte comme notre renard des campagnes. Pourquoi trouve t-on maintenant beaucoup de renards dans nos villes ? Comme des sangliers d’ailleurs !
Bonjour, une expérimentation sur 1 unique individu n’est pas « acceptable » scientifiquement, en ajoutant les contraintes climatiques (la canicule), la disparition des habitats naturels (site géographique du « test ») et les diverses composantes qui, en plus de multiples facteurs, mettent à mal les campagnols proies principales du renard roux. Nous serions intéressés d’avoir plus d’information sur votre démarche.
De toute façon, même s il y a x expérimentations,comme les conclusions vont aller a l encontre de tous ces ideologistes qui prétendent que le renard ne mange que des campagnols et des sauterelles,ce que nous savons,ne seront pas validées.conditions climatiques, désolé on ne peut les modifier,il faut faire avec car c est la nature.
Ne vous inquiétez pas, le renard ne mange jamais de perdrix et ne s’attaque pas aux couvées. Il ne consomme que des mulots, des escargots, des grenouilles et des lézards.
C’est quand même bizarre car à l’époque où il y a avait des piégeurs agréés sur mon ACCA les compagnies de perdrix se portaient bien. Non, ce ne sont pas les chasseurs qui les ont fait disparaître car leur effectif a été divisé par 5.
Voir étude scientifique menée dans le département du Rhône sur une période de 20 ans. Mais c’est peut-être pas acceptable ! Le contenu stomacal d’1 renard qui vient de manger c’est plus précis ?
Ah ! ah ah ! Mdr … Madame Gresse qui soigne des renards blessés dans son laboratoire n’a jamais trouvé de perdrix dans leur estomac. Elle a du trouver dans l’analyse stomacale des sardines à l’huile d’olive qu’ils avaient ingurgitées dans leur cage avant de mourir.
La technologie actuelle valide ce que les anciens avaient observés au fil du temps : encore une preuve de la fracture de la ruralitè et du monde moderne , il nous faut valider le savoir de nos ancêtres par de la technologie pour avoir une chance d’être crédible . Nous le savons tous l’animal sauvage est opportuniste et doit se nourrir avec un minimum d’efforts . Le repeuplement coûte cher , demain la biodiversité il faudra la cultiver alors pour une gestion durable l’empathie n’a pas de place