La Ligue pour la Protection des Oiseaux a publié un communiqué ce vendredi 14 août dans lequel elle demande au gouvernement de repousser l’ouverture anticipée de la chasse aux oiseaux d’eau, prévue le 21 août 2026, jusqu’à la date de l’ouverture générale fixée au 20 septembre. Son président, Alain Bougrain-Dubourg, y évoque un « massacre sans précédent » qu’entraînerait selon lui la concentration de la faune sur les derniers points d’eau du pays.
La sécheresse mise en avant pour justifier la demande.
La LPO veut encore une fois un report, ou même si possible une interdiction, de la chasse du gibier d’eau et s’appuie sur un contexte climatique qu’elle qualifie d’historique, avec trois vagues de chaleur enregistrées depuis le début de l’été auxquelles s’ajoute un épisode précoce survenu dès le mois de mai.
Les sols du pays afficheraient des niveaux d’assèchement records, tandis que près de 43 % des cours d’eau se trouveraient en assec ou en rupture d’écoulement.
Les zones humides, presque toutes touchées à l’exception de quelques poches encore en eau, concentreraient aujourd’hui aussi bien les espèces chassables comme les canards et certains limicoles que des échassiers.
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Une occasion rêvée pour la LPO de demander que l’on renonce purement et simplement à l’ouverture de la chasse du gibier d’eau qui approche à grands pas.
Un terrain que les Fédérations connaissent mieux que quiconque.
Sauf que ce sont précisément les chasseurs, présents chaque semaine sur les marais et les points d’eau, qui observent en premier l’évolution réelle des populations et des niveaux hydriques, bien avant que les communiqués ne circulent.
Cette connaissance du terrain ne s’improvise pas non plus à la veille de l’ouverture puisque l’entretien des mares, la restauration des roselières et l’aménagement des zones humides occupent les chasseurs de gibier d’eau tout au long de l’année, à travers des milliers d’heures de bénévolat que peu de communiqués anti-chasse prennent la peine de mentionner.
Quand la sécheresse frappe réellement un secteur, les chasseurs ajustent d’eux mêmes leurs pratiques sans attendre une quelconque injonction extérieure, sachant qu’un marais à sec n’offre de toute façon ni le gibier ni les conditions permettant une chasse dans de bonnes conditions.
À cela s’ajoute une précision que le communiqué de la LPO passe également sous silence, à savoir qu’il n’existe pas, à proprement parler, d’ouverture générale unique de la chasse du gibier d’eau en France.
Les dates sont fixées département par département par arrêté, dans le cadre posé par le Code de l’environnement, et s’échelonnent cette saison du 23 août au 27 septembre selon les territoires.
La Fédération Nationale des Chasseurs comme les Fédérations Départementales disposent ainsi déjà, via ces arrêtés, des outils nécessaires pour ajuster localement une date d’ouverture si un secteur précis le justifie, ce qui rend d’autant moins nécessaire un report généralisé décrété depuis Paris sans distinction entre les situations locales…









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