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Un éleveur d’Ariège confronté à un ours à deux reprises en l’espace de quinze jours

ours-brun

Sur l’estive d’Arréou, un éleveur ovin installé depuis une dizaine d’années à Soula a croisé la route d’un ours à deux reprises en l’espace de deux semaines. La première rencontre, fin juillet, s’est soldée par une confrontation à quelques mètres à peine, l’animal refusant de fuir malgré les jets de pierres. La seconde, début août, a pris une tournure autrement plus grave pour la chienne qui l’accompagnait ce jour-là.

Acro S2

Une première rencontre à quelques mètres à peine

Le 25 juillet, l’éleveur part à la recherche d’une brebis égarée sur son estive lorsqu’il se retrouve nez à nez avec un ours, séparé de lui par à peine huit mètres.

Il tente alors de faire reculer l’animal en lui lançant des cailloux, sans succès. L’ours se met à grogner avant de repartir tranquillement, sans manifester la moindre crainte face à l’humain, ce qui a visiblement marqué l’éleveur autant que la rencontre elle-même.

Une seconde confrontation nettement plus violente

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Le 7 août, l’homme retourne sur l’estive, cette fois accompagné de sa chienne, pour retrouver un patou censé surveiller le troupeau.

En apercevant l’animal au loin, la chienne s’arrête net, aboie, puis se fait charger par l’ours. Dans la lutte qui suit, elle chute d’une trentaine de mètres depuis une falaise.

L’éleveur se retrouve alors à trois mètres seulement de l’ours, qui s’avance vers lui gueule ouverte, en grognant, la patte levée, avant de finalement rebrousser chemin comme lors du premier face-à-face.

La chienne, elle, ne s’en sort pas indemne. Elle souffre d’une patte sectionnée, de cinq côtes cassées, d’un traumatisme au bassin, de deux hémorragies internes et d’un hématome à la tête. Confié à nos confrères de La Dépêche, le témoignage de l’éleveur laisse transparaître un choc encore vif, entre la peur pour sa propre vie et l’inquiétude pour l’animal blessé sur le coup.

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