Le ministère de la Transition écologique soumet à consultation publique, jusqu’au 4 août, un projet d’arrêté qui inscrirait le grand tétras parmi les espèces protégées, une démarche engagée quelques jours à peine après celle portant sur le lagopède alpin et qui traduit la volonté du gouvernement de mieux préserver les galliformes de montagne dont les effectifs reculent depuis plusieurs décennies.
Une protection juridique qui irait bien au-delà de la seule interdiction de chasse.
Ouverte depuis le 15 juillet, cette consultation porte sur un texte qui, s’il était adopté, ferait basculer le grand tétras dans un régime de protection renforcée au titre du Code de l’environnement.
Il deviendrait alors interdit de le capturer, de le chasser, de le transporter ou de le perturber intentionnellement, tandis que ses sites de reproduction, ses nids et ses zones de repos bénéficieraient eux aussi d’une protection stricte, sauf dérogation.
Pour les chasseurs, le changement resterait cependant largement symbolique puisque la chasse de l’espèce est déjà suspendue depuis plusieurs années, si bien que le texte viendrait surtout entériner juridiquement une réalité de terrain déjà bien installée.
De ce fait, la mise sous protection totale ne ferait que d’aggraver le problème, en envoyant un message clair aux chasseurs qui se battent encore pour le retour rapide de l’espèce car même s’ils obtiennent des résultats et se mobilisent localement pour entretenir l’habitat du grand tétras, la chasse en sera désormais interdite.
Un déclin persistant que les spécialistes attribuent avant tout à la forêt.
Présent principalement dans les Pyrénées, le Jura et les Vosges, le grand tétras voit ses effectifs diminuer depuis plusieurs décennies, une tendance qui inquiète les scientifiques autant que les gestionnaires de territoire.
Les spécialistes qui étudient l’espèce depuis de nombreuses années écartent pourtant les explications les plus attendues et pointe du doigt la qualité de l’habitat, que les forestiers détériorent, plutôt que le climat, la prédation ou le dérangement touristique.
Reste que ce nouveau classement s’inscrit dans une dynamique amorcée avec le lagopède alpin, et que le monde de la chasse accusé de tous les maux, ne pourra malheureusement pas faire grand chose cette fois-ci à part observer un débat qui se joue avant tout entre forestiers et associations animalistes.
Pour participer à la consultation publique ouverte jusqu’au 04 août, rendez-vous sur ce lien : https://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-d-arrete-portant-modification-de-l-arrete-a3393.html











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6 réflexions sur « Le grand tétras sur le point de rejoindre officiellement les espèces protégées après consultation publique »
Merci pour ces info et l accès direct à la consultation publique mais une fois de plus très peu de mobilisation de notre part et beaucoup plus importante de nos opposants.
Le problème N° 1 c’est « la qualité de l’habitat » et la « détérioration de la forêt ». Les chasseurs qui ne tirent pas cet oiseau ne sont pas responsables du déclin.
La solution : envoyez Bougrain Dubourg , Pierre Rigaux, Hugo Clément et Nagui le chanteur aux chaussures dorées en peau de vachette, faire du nettoyage. Couper les ronces, faucher, girobroyer, ramasser les bois morts, porter de l’eau et de la nourriture . Ça leur fera toucher du doigt les réalités de la Nature et leur donnera peut-être le goût du travail. Après, ils pourront discuter avec les chasseurs.
Comme la biodivercite sur le gave d oloron la protection des poissons interdit de pêche et les agriculteurs qui pompe de l,eau à gogo et qui se foute de la gueule des pêcheurs la faute du préfet il s’en fou il s,en fva
« macron, un bon président pour les chasseurs d après schraen son agent électoral….
Bonjour, c’est comme d’habitude, on ne traite pas les causes !!et comme pour beaucoup d’oiseaux le principal facteur est la détérioration des biotopes ,ensuite le dérangement touristique peut-être, hiver et été, les prédateurs divers,et prédation au nid certainement, la chasse ne vient qu’en dernier sauf si gérée par des plans de chasse en corrélation avec la reproduction ,donc incidence faible voir nul ,reste le braconnage?donc j’ai bien peur que sans régler ces causes la population n’augmentera pas.
Alors pour faire cesser le dérangement, fermeture définitive des pistes de ski qui passent a proximité des zones de repos, l’hiver les animaux essayent de s’économiser un maximum, le moindre dérangement peu les tuer. De ce fait interdiction réel du hors piste avec des amendes de plusieurs milliers d’euros en cas de non respect. Fin des canons à neiges pour la protection totale de la ressource en eau (c’est étonnant que les bobos écolos ne trouvent rien à dire sur cette gabegie, pourtant ils le constatent lorsqu’ils descendent les pistes. Et oui, on ne peut pas nous demander à nous d’abandonner la chasse, mais il y a d’autres atteintes).
Prise en charge du maintien de l’ouverture du biotope du grand coq par le Ministère de l’écologie, c’est bien beau, mais qui va monter faucher les rhododendrons, ronces, végétation qui ne va pas manquer de repartir.
Et les couleuvres s’enchaînent. On se dépêche avant l’arrivée de l’échéance de 2027.
Aller, Willy respire.