On connait maintenant le dénouement de l’affaire du cerf tué par des chasseurs sur les terres de Luc Besson dans l’Orne. Les deux chasseurs concernés par la plainte viennent condamnés à des amendes, à un stage « de sensibilisation à la réglementation et la sécurité de la chasse » et d’être privés de leur permis pendant un an.
Un cerf aux abois, une situation à risque.
Le 21 février 2025, à Cisai-Saint-Aubin dans l’Orne, une battue est organisée sur des terres voisines de la propriété de Luc Besson.
Une situation devenue courante pour les chasseurs de l’Orne car, le réalisateur refusant toute activité cynégétique sur son domaine, le gibier s’y concentre naturellement, obligeant les territoires adjacents à gérer les populations.
Ce jour-là, un cerf poursuivi par les chiens franchit les limites et se retrouve acculé sur la terrasse de la maison où vit la mère de Luc Besson.
A lire aussi : Willy Schraen réagit à l’affaire du cerf chez Luc Besson
Quiconque connaît le comportement d’un grand cervidé dans cette situation sait qu’un animal terrorisé, coincé sans issue, peut devenir imprévisible et représenter un réel danger, particulièrement pour une personne âgée seule face à lui puisque la mère de Luc Besson était chez elle.
Les deux chasseurs interviennent donc pour neutraliser l’animal. L’un le maintient par les bois, l’autre l’achève à la dague. Un geste expliqué comme ayant pour objectif de sécuriser les lieux et d’abréger les souffrances de la bête.
Une condamnation qui laisse un goût amer.
Ce mardi 20 janvier, le verdict est tombé : retrait du permis pendant un an, stage de sensibilisation à la réglementation et à la sécurité à la chasse, 600 euros d’amende chacun et 3 000 euros de dommages aux associations parties civiles.
Difficile de ne pas s’interroger sur le poids de la médiatisation dans cette affaire. Aurait-on autant sanctionné ces deux pères de famille si la propriété avait appartenu à un anonyme? La question peut se poser
Le tribunal estime quant à lui que les chasseurs auraient dû faire reculer les chiens et appeler l’OFB.
Cette situation fera malgré tout jurisprudence mais c’est précisément parce que certains propriétaires transforment leurs terres en sanctuaires que le gibier déborde chez les voisins, créant des situations ingérables. Les chasseurs qui tentent d’y remédier se retrouvent donc maintenant devant le tribunal. Le jugement a assurément satisfait les médias et le réalisateur en colère mais les chasseurs de France vont maintenant être bien plus réticents à rendre service quand ils seront appelés sur le terrain dans des cas d’urgence…













![[Vidéo] Un ciel noir de palombes en Dordogne](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/01/ciel-noir-de-palombes-en-Dordogne.webp)
