Après des semaines de réclamations, chasseurs et agriculteurs ont eu gain de cause. La préfecture de l’Aude vient d’autoriser la régulation du sanglier et du chevreuil dans les 11 000 hectares calcinés par le mégafeu d’août 2025. Une décision qui met fin à un blocage administratif dénoncé par la Fédération Départementale des Chasseurs et la Chambre d’Agriculture.
Un bras de fer qui a duré plusieurs mois.
Depuis l’incendie du 5 août 2025, l’accès aux zones boisées des seize communes touchées restait strictement interdit. Les arguments sécuritaires se tenaient avec les arbres fragilisés, les risques d’éboulement et l’instabilité des sols, mais la situation vis à vis des dégâts de grand gibier est vite devenue intenable pour les agriculteurs locaux.
Le président de la Fédération des Chasseurs de l’Aude, Yves Bastié, évoquait dès le 23 décembre son « ras-le-bol », pointant des chasseurs sanctionnés pour avoir tenté de réguler sur ces terres.
La chambre d’agriculture a fini par saisir officiellement la préfecture le 21 janvier, imitée par la FDC le 6 février.
Leur crainte était de transformer 17 000 hectares en zone refuge pour les sangliers, avec le risque d’une explosion démographique juste avant les vendanges.
Pour les vignes déjà éprouvées par l’incendie, le scénario aurait été catastrophique.
Des battues autorisées mais sous haute surveillance.
Le nouvel arrêté préfectoral paru le 23 février 2026 donne donc raison aux chasseurs et aux agriculteurs.
Les actions de régulation sont désormais permises dans les espaces touchés par le feu, mais le texte impose un protocole strict.
Les règles de sécurité imposées ne plaisantent pas entre l’assurance accidents obligatoire, les postes de tir éloignés des arbres brûlés et l’interdiction totale de chasser par grand vent ou fortes pluies.
Pour Patrice Lemoine, directeur de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aude, cette autorisation est un soulagement pour les agriculteurs sachant que ces espaces non chassés servent désormais de refuge aux animaux concernés.














![[Vidéo] Deux sangliers observés en divagation dans les rues de Montpellier](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/03/sangliers-dans-montpellier.webp)

3 réflexions sur « Corbières : les chasseurs obtiennent enfin le droit de réguler le sanglier dans les zones brûlées »
Bien, et maintenant ? La chasse ferme quand? Gageons qu’étant donner que le problème n’intéresse probablement pas l’OFB, les agents vont certainement concentrer leurs actions sur la zone. Attention chasseurs vous allez trinquer.
Propos d’un ami chasseur, viticulteur dans les Corbières audoises : « E ben, sèriá ora, ara que la chasa es acabada. Los arbres, tornaràn pas sus nos caps? Nos prenen per de simples?»
Ce qui se traduit par : « Et bien il serait temps, maintenant que la chasse est terminée. Les arbres ne tomberont plus sur nos têtes? Ils nous prennent pour des cons ? »
Une décision bien tardive maintenant que la saison de chasse au gros gibier est terminée.
Question : Pourquoi le Préfet avait-il pris cette décision débile ? Pour la « sécurité » avait-il dit, pour ne pas qu’un « arbre tombe sur la tête d’un chasseur ».
En réalité, et tout le monde l’a compris, les associations de protection ASPAS, PETA, One Voice, etc.. et le Parti animaliste ont fait pression pour obtenir cette interdiction.
En septembre 2025, l’ASPAS a demandé au préfet de « s’affranchir de toute pression émanant du monde cynégétique ». Ça ne peut pas être plus clair !
Ces associations ont lancé une pétition qui a fait 50 000 signatures et 12 (douze) associations anti chasse ont appelé à une « Interdiction systématique de la chasse après les catastrophes naturelles ».
Ce n’était pas une question « sécuritaire », pas du tout : le Préfet a subi des pressions.
C’est grave, parce qu’un très faible pourcentage de détraqués qui font 4% de suffrages aux élections veulent commander la France. Et on se plie à la volonté de ces individus ?
Pauvre France !