Sur les hauteurs de l’agglomération toulousaine, c’est la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne qui a pris les devants face à la multiplication des collisions entre grand gibier et usagers de la route ou du rail, en réunissant autour d’elle gestionnaires d’infrastructures et responsables de la régulation du gibier. Loin de se contenter de constater les dégâts, les chasseurs pilotent désormais un programme concret destiné à éloigner les sangliers des axes les plus fréquentés, avec un premier chantier annoncé d’ici la fin de l’année prochaine.
La Fédération mise sur une connaissance fine du terrain pour agir à la source.
C’est d’abord la FDC31 qui a identifié les secteurs où la végétation dense, le long de certaines voies ferrées et de quelques tronçons autoroutiers, offre aux sangliers des couloirs de passage tout trouvés, et c’est elle qui coordonne les opérations de débroussaillage envisagées sur ces zones.
Les lieutenants de louveterie, mobilisés par la fédération, doivent également installer des pièges sur les secteurs jugés les plus sensibles, pendant que des essais d’effaroucheurs à ultrasons sont prévus en lisière de boisements pour inciter les bêtes à s’écarter des infrastructures.
Autant de leviers que les chasseurs locaux connaissent bien pour les avoir déjà éprouvés sur d’autres dossiers de gestion du grand gibier.
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Un rôle de chef d’orchestre qui doit encore composer avec plusieurs contraintes.
Ce qui frappe surtout dans cette initiative, c’est la capacité de la Fédération des chasseurs à mobiliser autour d’elle des partenaires aussi différents que le gestionnaire du réseau ferré, l’exploitant autoroutier et les services préfectoraux, une configuration qui n’a rien d’anodin pour un dossier de ce type.
Une première réunion de terrain a permis de poser les bases d’un futur plan d’intervention, même si tout n’est pas encore totalemrent ficelé puisqu’il reste notamment à identifier les propriétaires des parcelles concernées et à régler les questions de financement avant que les engins ne puissent entrer en action.
Si le calendrier tient bon, les premiers travaux devraient débuter à l’hiver 2026-2027, et cette expérience toulousaine, portée de bout en bout par les chasseurs du département, pourrait bien inspirer d’autres territoires confrontés aux mêmes problématiques.










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