Actualité de la Chasse Grand gibier « REX » un nouveau dispositif à l’essai pour protéger les cultures des sangliers

Plusieurs fédérations testent actuellement un tout nouveau système de protection des cultures contre les sangliers, notamment la Fédération Départementale de l’Oise.

Ce système baptisé « REX » est un répulsif à ultrasons qui est censé repousser les sangliers avec une sorte de sifflement désagréable pour les oreilles des suidés.

Conçu pour protéger environ 120m à la ronde autour du dispositif, ce dernier à l’avantage d’être autonome (solaire) et donc de pouvoir être installé et déplacé facilement de champs en champs. Vendu environ 500€ l’unité « REX » pourrait être un outil de plus pour limiter les dégâts de grands gibiers.



Hubert Choteau, coordinateur des services estimation et prévention des dégâts de gibiers à la FDC de l’Oise nous présente le système :

– D’où est venue l’idée de tester « REX » ?

J’ai été démarché il y a 3 mois par la société Repzen, revendeuse de ces appareils produits en Europe Centrale. Repzen cherche à collaborer avec de nombreuses fédérations de chasse pour mettre en place ses effaroucheurs à ultrasons. Aujourd’hui, l’Oise subit 1,6 millions d’euros de dégâts sur 2021, et au vu du prix des denrées, nous nous devons de trouver des solutions efficaces en matière de prévention pour éviter d’exploser les compteurs de dégâts sur les années à venir. Ainsi, j’ai voulu tester ce dispositif, couvrant un rayon de 100m autour de lui, en protection sur les semis, en particulier pour le maïs. Le fait que l’appareil fonctionne à l’énergie solaire évite tout entretien, ce qui représente un atout supplémentaire par rapport à une protection classique via des clôtures électriques fournies par la FDCO.

– Combien d’appareils sont actuellement en test ?



Nous avons depuis racheté 4 appareils, ce qui nous en fait 5 au total. Trois d’entre eux sont situés sur une parcelle de maïs, et 2 autres sur une autre parcelle de maïs également, et ce depuis mercredi soir. Ils ont pour vocation de protéger 26ha ressemés en maïs qui ont été intégralement détruits par les sangliers lors du premier semis.

– Il y a-t-il des premiers retours ?

Sur la première parcelle qui avait été protégée, aucune trace ni fouille n’ont été observées dans les 100m autour de l’appareil. Dans la zone témoin (sans protection), des traces de sangliers étaient visibles. Cette parcelle est habituellement soumise à des dégâts modérés au semis.
Sur la deuxième parcelle, un re-semis venait d’être effectué car les sangliers avaient dévoré les 4ha de maïs de l’exploitant. La parcelle était tout en longueur, je savais donc qu’un seul appareil ne suffirait pas à tout protéger. On a donc décidé de le déplacer au fur et à mesure pour suivre l’évolution des dégâts selon son positionnement. A chaque fois, les animaux sortaient à l’opposé du positionnement de l’appareil, à environ 100m de celui-ci. Dès qu’on le décalait, les animaux changeaient leur lieu de gagnage sur la parcelle. Il semble donc qu’il y ait un effet répulsif sur une centaine de mètres autour de l’appareil, contre 120m annoncés par la société Repzen initialement. Depuis, nous avons acquis les 4 autres appareils qui nous permettent donc de compléter ce test sur 2 parcelles différentes comme expliqué à la question précédente.

– D’autres fédérations testent elles également cet appareil ?



La Fédération du Gard, il me semble, et celle de l’Hérault. J’ai pu avoir mon homologue de l’Hérault au téléphone avant de tester l’appareil. Vous pourrez les contacter pour qu’ils vous donnent également leur retour.

Depuis presque 20 ans au service de la chasse et des chasseurs sur Internet. Traiter l’actualité cynégétique au quotidien, informer les chasseurs des nouveautés, vous offrir les meilleurs contenus chasse (vidéos de chasse, photos).

Laisser un commentaire

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici