La loi sur le patrimoine sensoriel a été adoptée par le sénat

Face à un nombre croissant de plaintes dans nos campagnes pour des raisons telles que « le coq de mon voisin chante trop », « les vaches de mon voisin agriculteur font des bouses » et autres « le fumier ça sent mauvais », le sénat a fini par adopter la loi sur le patrimoine des campagnes.
On pourrait penser que l’histoire est tout droit issue d’un film qui caricaturerait les excès d’une civilisation ultra urbaine et pourtant il n’en est rien.
De nombreux litiges ont vu le jours entre les néo-ruraux et leurs voisins pour des motifs qui peuvent sembler totalement incongrus. Tout le monde a encore en tête des affaires comme celle du coq Marcel ou encore celle des canards d’une retraitée Landaise, jugés trop bruyants…
Ces histoires font sourire au premier abord mais pourtant, ces petites affaires pourrissent la vie de nombreux habitants de la campagne. Il est aisé d’imaginer l’incompréhension de ces derniers lorsqu’un voisin fraîchement arrivé de la capitale ou d’une grande ville dépose une plainte au commissariat contre un mode de vie qui existe depuis des générations.
Désormais, les ruraux ont la loi de leur côté. Le bruit et les odeurs sont maintenant inscrits comme un « patrimoine sensoriel » propre à nos campagnes et sont protégés par le code de l’environnement.
Il reste important de se questionner sur la nécessité d’une telle loi en 2021. Elle démontre malheureusement à quel point tout un pan de la population est déconnecté de la réalité et souhaite une nature aseptisée et plus proche d’un Center Parc que de ce qui fait la réelle beauté de la ruralité.
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