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Le réseau SINAC : écho de l’ampleur de l’engagement des chasseurs pour la biodiversité

Forêt primaire dans les Ardennes

Porté par la Fédération Nationale des Chasseurs depuis 2023, le réseau SINAC recense peu à peu les espaces naturels gérés par le monde cynégétique aux quatre coins du pays. Réserves de chasse, zones humides ou massifs montagnards y sont désormais répertoriés, avec à la clé des données précises sur la faune et la flore qu’ils abritent.

Une multitude de territoires ruraux se retrouve ainsi cartographiée.

Concrètement, le SINAC (Sites Naturels possédés ou gérés par les Acteurs Cynégétiques) fonctionne comme un inventaire national qui rassemble, sous l’égide de la FNC, l’ensemble des terrains où les acteurs cynégétiques interviennent en faveur des habitats naturels, qu’il s’agisse des Fédérations départementales, des sociétés de chasse locales ou de structures comme la Fondation pour la préservation de la nature.

L’objectif affiché est double, puisqu’il s’agit à la fois de donner de la visibilité à ce travail de terrain souvent méconnu et de permettre aux gestionnaires de comparer leurs pratiques pour les faire progressivement évoluer.

Le dispositif compte déjà plus de 5 400 réserves de chasse et de faune sauvage gérées par des associations, auxquelles s’ajoutent des centaines de sites appartenant aux FDC, à la Fondation pour la préservation de la nature ou encore au Fonds pour la restauration du biotope.

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Zones littorales, plaines agricoles, forêts, marais ou espaces montagnards figurent parmi les milieux concernés, pour une surface qui se compte en centaines de milliers d’hectares.

Le réseau s’appuie sur une charte nationale, des fiches techniques et des plans de gestion adaptés à chaque territoire, avec trois niveaux d’engagement possibles, allant de la simple adhésion volontaire jusqu’aux sites pilotes les plus aboutis.

Le saviez-vous ?  Une meute échappée de son chenil dans l'Indre.

Les chiffres confirment une biodiversité aussi riche que protégée.

Sur un échantillon de 8 554 hectares déjà passés au crible, les inventaires naturalistes ont permis de recenser plus de 5 000 espèces, soit deux fois plus que lors du premier bilan établi par le réseau.

Parmi elles, près de 400 bénéficient d’un statut de protection, ce qui représente tout de même environ 30 % des espèces protégées présentes en France.

Les oiseaux, les mammifères, les reptiles et les amphibiens y sont représentés à hauteur de 70 % des espèces recensées à l’échelle nationale, et pas moins de 58 000 observations ont déjà été analysées par les équipes techniques.

Source : FNC

De nombreux sites du réseau se superposent d’ailleurs à des périmètres de reconnaissance officielle, qu’il s’agisse de zones Natura 2000, de ZNIEFF, de sites Ramsar ou de réserves naturelles.

Sur le terrain, on ne compte plus les interventions concrètes des gestionnaires ( restauration de zones humides, création de mares, entretien de haies ou suivis scientifiques) menées en lien avec l’Office Français de la Biodiversité, les agences de l’eau ou les conservatoires d’espaces naturels.

La Fédération Nationale des Chasseurs voit dans ce projet la démonstration qu’une gestion durable des territoires ruraux profite autant à la biodiversité qu’aux chasseurs eux-mêmes, un constat évident que tout le monde n’a malheureusement pas l’honnêteté de partager.

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