VOTRE NOM D'UTILISATEUR

VOTRE EMAIL




J'ai déjà un compte
Chasse Passion
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié

Je n'ai pas encore de compte



Accédez au meilleur de Chasse Passion en vous inscrivant gratuitement en quelques clics


MOT DE PASSE PERDU
VOTRE EMAIL



A bientot
 

Une mouche mangeuse de chair disparue depuis soixante ans refait surface et active une surveillance

lucilie bouchère

Alors que ce parasite reste pour l’instant absent du territoire Français, les autorités sanitaires appellent chasseurs et gestionnaires d’espaces naturels à rester attentifs à tout signe suspect sur la faune sauvage, dans un contexte de résurgence du ravageur outre-Atlantique qui nourrit une vigilance croissante en Europe.

Des plaies ouvertes qui deviennent autant de portes d’entrée pour ce parasite.

Un cas suspect détecté dans le sud du Texas a manifestement relancé les inquiétudes de l’autre côté de l’Atlantique. Le ministère américain de l’Agriculture a annoncé mercredi qu’un échantillon prélevé sur place faisait actuellement l’objet d’un test de confirmation dans un laboratoire vétérinaire de l’Iowa.

Éradiquée du territoire américain depuis 1966, la lucilie bouchère n’avait plus refait surface qu’une seule fois, en Floride en 2017, avant d’être de nouveau contenue.

Le parasite n’a en revanche jamais disparu d’Amérique du Sud et progresse depuis plusieurs années vers le nord, à tel point que Washington a suspendu à plusieurs reprises l’an passé les importations de bétail mexicain.

A lire aussi : Le Sénat veut revoir la définition des zones humides, les chasseurs pas vraiment concernés

Chez les cervidés et les sangliers, les occasions de blessure ne manquent pas et chacune représente un risque potentiel d’infestation.

Les combats entre mâles pendant le rut, les coups de bois que subissent parfois les chevreuils, les morsures reçues lors d’attaques de prédateurs, les collisions avec des véhicules ou encore les accidents liés aux clôtures ouvrent régulièrement des plaies sur ces animaux.

Un gibier touché lors d’une action de chasse mais non retrouvé immédiatement pourrait, de la même façon, offrir un terrain favorable au parasite s’il venait à s’implanter en France.

Une détection rendue difficile par les réflexes de la nature sauvage.

Contrairement aux élevages, où toute mortalité anormale se remarque rapidement, la faune sauvage meurt souvent loin des regards.

Les charognards consomment vite les carcasses, quand elles ne se décomposent pas avant d’être découvertes, si bien qu’une installation du parasite pourrait passer inaperçue pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Or les conséquences dépasseraient la seule mortalité individuelle, certaines populations déjà fragilisées localement pouvant voir leurs équilibres bouleversés.

C’est pourquoi les chasseurs et les agents de terrain sont désormais considérés comme des sentinelles précieuses, car une plaie fortement infestée de larves de cette mouche ou tout comportement anormal devrait déclencher une expertise vétérinaire sans délai.

Aucun cas de lucilie bouchère n’a pour l’heure été recensé en Europe, mais entre mouvements d’animaux, échanges commerciaux internationaux et dérèglement climatique, les autorités Européennes préfèrent anticiper plutôt que de constater les dégâts.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIÈRES VIDÉOS CHASSE PASSION

Actualités de la chasse

monoculaire

Petites annonces