Actualité de la Chasse Divers et insolites Un randonneur mordu sévèrement par 3 patous, la réponse des éleveurs est...

Ce samedi en début d’après-midi, un randonneur de 57 ans a fait les frais des mesures de protections imposées aux éleveurs et aux bergers du Vercors. Il était en randonnée sur le sentier GR93 lorsqu’il a été surpris par 3 patous qui l’ont approché avec un comportement qui ne laissait pas de doutes, ils étaient en mode protection et le randonneur était l’intrus qu’il fallait prendre pour cible.

Le randonneur a rapporté auprès de France Bleu avoir été surpris par les patous car il n’avait aperçu jusqu’ici aucun troupeau de mouton pendant sa balade, lorsqu’un premier patou à attaqué et l’a mordu au bras, au moins un des deux autres l’a mordu au niveau de la cuisse.

Rapidement, les chiens cessent leur attaque et le berger du troupeau voisin ainsi que d’autres randonneurs arrivés sur les lieux ont pu prodiguer les premiers soins à l’homme blessé et choqué avant qu’il ne soit emmené aux urgences du CH de Valence.



Interrogé sur l’incident, Frédéric Gontard, président de la fédération départementale ovine de la Drôme, juge qu’avec les contraintes liées aux loups dans le Vercors, ce sont les chemins de randonnée qui passent trop près des troupeaux. Les bergers et les éleveurs ont besoin des patous pour assurer la protection de leurs bêtes face aux loups depuis leur réintroduction et leur présence forte dans la région. C’est désormais un risque que les gens doivent prendre en compte lorsqu’ils préparent leur itinéraire de randonnée près des troupeaux de moutons.

Sa réponse est claire car, même si ces accidents sont très rares compte tenu du fait que 600 chiens de protection sont présents sur le territoire, il n’est jamais acceptable que quelqu’un soit blessé dans ces circonstances à cause du loup :

« […]on a beaucoup de chiens de protection pour se protéger, on n’a pas d’autre solution. Le prix à payer pour avoir le loup, c’est les chiens de protection, vous nous enlevez le loup, on enlève les chiens de protection. »

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

131 Commentaires

  1. Si les patous-kougal bouffent les randonneurs il n’y aura plus personne pour payer les subventions des éleveurs et plus de client pour manger des côtelettes d’agneau. Je propose un embargo sur la viande d’agneau et on sera débarrassé des patous-Kougal et de leurs misanthropes de maîtres

  2. Je viens de me faire mordre par un patou. Secteur Bonneval sur Arc, (grand) chemin au départ des Sources de l’Arc et qui est aussi sur le sentier du refuge du Carro. Après la lecture de nombreux commentaires, je trouve déroutant que systématiquement la personne mordue soit considérée comme ayant eu un mauvais comportement…… (et que les éleveurs considèrent que la montagne leur appartient et que le randonneur n’y est pas le bienvenu !)
    Je randonnais hier avec une amie. Un troupeau de moutons était dans la montagne, loin et surtout beaucoup plus haut que le chemin. Aboiements des chiens à notre premier passage mais ils sont restés là-haut avec le troupeau. Lors de notre descente, toujours sur le chemin bien sûr, nouvel aboiement des chiens puis nous les avons vus dévaler la pente à toute allure jusqu’à nous. Nous avons continué à marcher « normalement » malgré notre inquiétude (tout va si vite !). J’avais des bâtons que j’ai eu le réflexe de prendre tout contre moi pour ne pas fâcher les chiens. Les patous furent sur nous. Puis, très vite, je sentis un museau contre mon mollet, puis il me mordit. Une première fois. Puis une seconde. Panique mais nous continuions à marcher lentement sans les regarder. Par chance j’avais un pantalon de toile épaisse. Pas de sang mais quatre marques de crocs à l’arrière du mollet, sous le genou. C’était samedi et nous n’étions pas seules. Une dame habitant la vallée et montant là-haut à vélo s’est fait elle aussi agresser par les chiens. Elle eut la frayeur de sa vie mais ne fut pas mordue. Un groupe de 3 randonneurs descendait aussi le sentier derrière nous. Ils se sont fait eux aussi agresser par les chiens qui avaient quitté le troupeau et étaient restés au fond de la vallée, près du chemin. Je suis encore sous le choc de cet épisode – moi qui adore les chiens ! et me demande comment aborder la montagne, « maintenant »…………. Nous n’étions pas une menace car sur un chemin de randonnée très fréquenté l’été et le troupeau haut dans la montagne. Notre comportement était normal et nous n’avons pas quitté le chemin. Alors ????? Pourquoi laisser des chiens dangereux (et leur propriétaire n’est pas sans l’ignorer !) libres de s’en prendre à l’homme sans raison aucune, qui se tient loin de lui et du troupeau ??? Toutes les recommandations concernant l’attitude à avoir face au Patou sont bien jolies (et sensées, bien sûr) mais inutiles hélas lorsque vous vous trouvez dans la situation décrite ici…….

  3. Je viens de faire une balade en voiture et au bord de la route, il y avait un important troupeau de moutons. J’ai ralenti, me suis arrêtée et deux patous aboyaient au loin, genre de ne pas les approcher. Je suis restée donc sans bouger dans ma voiture. J’ai vu arriver un cycliste et les patous se sont jetés sur lui et j’ai eu très peur que le cycliste se retrouve à terre. Par je ne sais quel miracle, en zigzaguant, il a pu éviter les patous. Il n’y avait pas de berger pour les rappeler à l’ordre. Je n’ose imaginer si c’était une famille avec des enfants qui marchaient sur la route ou pédalaient ce qui aurait pu arriver. C’est un scandale qu’il n’y avait pas le berger. Au retour, 4 heures après, il y avait le berger avec 4 patous et 2 border collies. Je ne parle pas de chemin de randonnée mais bien d’une route fréquentée par pas mal de monde

  4. Est-ce que nous ne sommes pas victimes de notre vision du monde où rien, jamais, ne doit nous arriver ? Est-ce qu’ il ne faudrait pas réapprendre à vivre une vie où tout n’ est pas maitrisé ? Il est logique et légitime de souhaiter marcher dans la montagne sans y être en danger; il est aussi logique et légitime de vouloir garder ses troupeaux sans que ceux ci soient inquiétés. Mais la prétention de la maitrise de tout ne nous mêne-t’ elle pas à bien des excès ? Je ne suis pas plus courageux qu’ un autre, mais vivre c’ est risquer, et – parfois – assumer… Tout cela ne manque-t’ il pas de mesure, et ne nous conduit-il pas à vitupérer contre  » les autres  », écolos citadins, ou bergers irascibles ? Si nous ne supportons pas que les autres nous dérangent, si nous voulons une vie  » zéro défaut  », il nous faut rester au chaud dans notre lit…

    • il ne faut pas etre ecolo citadin. a chaque fois l’argument est d’opposer la ruralité avec un randonneur parisien tout puissant.
      La réalité est autre, le patou est aggressif envers le randonneur sans discriminer l’homme du loup. Resutat la rencontre avec le patou est fort desagreable et dissuade le randonneur même respecteux des consignes.
      Je trouve certains bergers tres laxistes et leurs chiens peu eduqués. Il y a surement un encadrement à faire et une cohabitation à repenser. Des patous contre le loup ok mais vider les chemins au profit des eleveur est une logique liberticide

  5. comment peut ont envisager une cohabitation avec des grands prédateurs et un pays a forte activité de plein air . le problème du patou est le début d’une liste a venir . ont préfère diviser c’est le but pourtant l’entente ruralité tourisme est la clef du problème et nous avons besoin des uns et des autres .
    si rien ne se fait le pastoralisme va reculer mais la beauté des paysages aussi . a la place de se jeter des pierres les uns les autres il serait préférable de lutter pour garder l’héritage que nos parents nous ont laissés

  6. J’élève des Matins Transmontanos (Cão de Gado Transmontano), ce sont des chiens de protection de troupeau portugais. Ils ont été sélectionnés pour défendre les troupeaux contre les loups et ne pas attaquer les humains. Au Portugal, ils sont élevés au contact des humains, contrairement à l’élevage des patous en général.
    C’est donc une question d’élevage et de sélection.
    Les berger commencent à découvrir ma race mais ils sont encore peu nombreux.
    Je pense que le matin Transmontano est le chien qui peut résoudre le problème qui se pose en France
    https://www.caodegadotransmontano-chiendeprotection.com/

    • je pe,nse clairement que le patou manque d’education, c’est evident et les bergers s’en preoccupent peu.
      Un chien ca s’eduque et c’est justement son atout, hors ici le patou est aggressif avec tout.
      Son education doit etre encadrée pour la tranquilité de tous

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