200 vaches infectées par la brucellose abattues, les animalistes responsables?

Par Nico Amberian | 12 novembre 2021 à 14h23 5
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Dans le massif du Bargy en Haute-Savoie, un cas de brucellose a été détecté au sein d’un élevage de vaches laitières. Cette maladie est transmissible à l’homme en cas d’ingestion de produits au lait cru et qui peut engendrer des symptômes tels que des vertiges, des maux de tête, des douleurs, de la fatigue ainsi que de la fièvre.

Si elle n’est mortelle que dans de rares cas, elle peut se muer en maladie chronique et engendrer des conséquences grave au niveau cardiaque et neurologique.

Cette maladie étant classée parmi les maladies à éradication obligatoire par la Direction Générale de la Santé, l’intégralité du troupeau devra être abattu. C’est une perte sèche pour l’éleveur qui voit ses 200 vaches laitières décimées même si les pouvoirs publics vont l’indemniser suite à cette contamination.

Le vecteur de la brucellose qui semble le plus probable pour les experts est le bouquetin présent dans le massif du Bargy. Une enquête est actuellement menée par les épidémiologistes afin de déterminer l’origine de la contamination du troupeau mais en 2012, une contamination par les bouquetins avait été constatée dans un élevage du Grand Bornand.

Des quotas de prélèvements et des captures avaient été mis en place afin de suivre la diffusion potentielle de la brucellose au sein des populations de bouquetins présentes dans la région.

En 2020, l’association de protection animale « Animal Cross » avait attaqué les arrêtés de prélèvements du bouquetin auprès du tribunal administratif de Grenoble qui avait alors considéré que le préfet n’avait pas cherché « s’il existait une solution de rechange satisfaisante ».

L’argument alors mis en avant par Animal Cross était que « la préservation de la vie des bouquetins et de la biodiversité vaut bien un aménagement et un changement d’habitude des éleveurs ».

Si il s’avère que le bouquetin était bien la cause de la contamination et que des prélèvements auraient permis d’éviter cette catastrophe, cette décision aura engendré l’abattage forcé de 200 vaches laitières moins d’un an après sa diffusion.

Article mis à jour le 12 novembre 2021 à 14h23

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