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Canicule et moissons : la menace des incendies plane sur les campagnes

moissons

Alors que la vague de chaleur s’installe durablement sur le quart nord-est du pays, les agriculteurs entament une moisson sous tension. Entre matériel à surveiller et parcelles exposées, le risque d’incendie n’a jamais semblé aussi présent.

Acro S2

Une moisson qui démarre sous très haute surveillance.

Ce lundi 22 juin, plusieurs départements basculent en vigilance orange canicule, avec des températures qui grimpent jusqu’à 38°C selon Météo France.

C’est justement dans ces conditions que de nombreux exploitants lancent les moissons, certains ayant déjà commencé depuis plusieurs jours là où le grain avait atteint sa maturité plus tôt.

Le danger est réel car le même soleil qui permet aux céréales de sécher dans de bonnes conditions, il transforme aussi chaque champ en une sorte de petite poudrière.

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Un roulement qui chauffe, de la paille accumulée sous la batteuse ou simplement un mégot jeté depuis une voiture peuvent embraser une parcelle entière, avec le matériel agricole au passage.

Face au feu, la prévention reste la meilleure arme.

Les agriculteurs ne se contentent pas de subir la chaleur et ils multiplient le nettoyage renforcé des machines, la vérification systématique des extincteurs embarqués ou encore création de bandes coupe-feu grâce à un tracteur muni d’un déchaumeur stationné à proximité des champs.

Certains choisissent même d’éviter les heures les plus chaudes pour moissonner, préférant le rafraîchissement et l’humidité nocturne. Des gestes simples mais jugés indispensables pour limiter un risque que personne ne peut totalement exclure.

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Au-delà des cultures et du matériel, c’est aussi la faune sauvage qui se trouve directement menacée par ces départs de feu en plein été.

Faisans, perdrix, levreaux ou jeunes chevreuils nichent ou se réfugient justement dans ces parcelles à cette période de l’année, incapables de fuir aussi vite qu’un incendie qui se propage par forte chaleur et vent sec.

Une vigilance accrue dans les champs profite donc autant aux exploitants qu’aux espèces qui y vivent, à l’heure où chaque étincelle peut coûter cher à tout le monde.

Une réflexion sur « Canicule et moissons : la menace des incendies plane sur les campagnes »

  1. Je vous renvoie à mon commentaire sur votre article « Chasse et ball-trap interdit dans la Vienne. En effet le préfet interdit les activités de chasse à l’arme à feu et les ball-trap car les risques d’incendies sont trop grands. Je chasse en Provence depuis 30 ans. Des étés de feu nous en connaissons régulièrement. La chasse au sangliers débute mi-août et en 30 ans dans la région, je n’ai jamais entendu parler d’un départ de feu consécutif à un tir, pourtant les équipes de chasse sont très nombreuses.
    Je me dis que systématiquement lorsqu’il y a des situations à risques on pense facilement à la chasse en premier. Je finis par avoir le sentiment que notre activité est inscrite dans le subconscient des autorités et que le bon réflexe en cas de problème, c’est d’interdire cette activité. La contrainte est systématiquement imposée aux mêmes personnes.
    Le risque dans les départements de l’ouest est très grand. Vous avez beau expliquer que toute les précautions sont prises (nettoyage de machines, placement d’engin pour une intervention immédiate), désolé je ne suis pas convaincu. Toutes les parcelles (immenses dans les régions de l’ouest) ne pourront être protégées efficacement de manière systématique. Il faudrait déployer une « armée ». Alors je vois bien le prétexte, les chasseurs ne peuvent déployer de moyens immédiats on interdit. De l’autre côté des moyens sont déployés, on a donné le change du coup nous sommes couverts.
    Désolé, mais le risque est bien plus grand pour les moissons, voilà encore des décisions ubuesques, mais il est vrai que dans ces administrations on pense : « Il faut mieux le clic d’un parapluie qui s’ouvre trop rapidement, qu’un grand splash d’une carrière qui s’écrase définitivement ».

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