Un incendie déclenché mercredi après-midi dans un parc photovoltaïque du nord des Landes a rapidement débordé sur les massifs forestiers environnants avant d’être fixé en soirée par les secours. Porté par le vent, le sinistre a fini par toucher 190 hectares entre les communes de Lüe et de Labouheyre, dans un département déjà éprouvé par deux incendies majeurs cet été.
Le feu s’est propagé à une vitesse extraordinaire depuis la centrale solaire.
Les premières flammes sont parties d’une centrale photovoltaïque et ont gagné du terrain si rapidement que le maire de Labouheyre, Didier Pressard, a évoqué une progression hors norme.
Le feu a fini par menacer deux sites industriels classés Seveso où travaillent le bois, atteints par des flammèches, tandis que les pompiers parvenaient malgré tout à préserver deux habitations exposées.
La proximité de lignes à haute tension, de l’autoroute A63 et d’une voie ferrée a considérablement compliqué l’intervention, ce qui explique en partie pourquoi quatre sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés.
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Des moyens importants ont été engagés pour fixer l’incendie en quelques heures.
Jusqu’à 250 sapeurs-pompiers ont été mobilisés au sol, appuyés par quatorze moyens aériens, dont quatre Canadair et quatre Dash, soit la moitié de la flotte nationale disponible ce jour-là, renforcée en soirée par un imposant hélicoptère bombardier d’eau Chinook prêté par l’Australie.
Un déploiement que le maire de Labouheyre a tenu à saluer :
« Quand ça se passe bien, il faut le dire ».
La biodiversité du département, déjà fragilisée par les mégafeux de Biscarrosse et de Luglon, encaisse ici un nouveau coup dur, avec 190 hectares supplémentaires d’habitats naturels partis en fumée.
Ce nouvel épisode s’ajoute ainsi à une liste déjà longue dans le Sud-Ouest. On mesure d’ailleurs l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale, 2026 battant déjà le record de surfaces brûlées en vingt ans selon le système européen Effis, pour un coût déjà estimé à près de 500 millions d’euros par les assureurs.











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