Une enquête menée depuis plus d’un an par les services de l’environnement et les gendarmes des Hautes-Alpes vient de mettre au jour un vaste réseau de braconnage visant le loup. Des perquisitions coordonnées, une exploitation du matériel téléphonique saisi et plusieurs mois de surveillance ont permis d’établir que neuf animaux avaient été abattus en dehors de tout cadre légal, avant que trois personnes ne soient placées sous contrôle judiciaire.
Une surveillance qui a permis de confirmer les premiers soupçons.
Tout commence en avril 2025, lorsqu’un signalement portant sur des atteintes à la faune sauvage parvient au service départemental de l’Office Français de la Biodiversité des Hautes-Alpes, dans le nord du département.
Les inspecteurs de l’environnement engagent alors des mesures de surveillance qui les conduisent à repérer des caméras installées à proximité d’une habitation sur le site visé, un détail qui oriente forcément la suite de leurs investigations.
Près d’un an plus tard, le 28 mars 2026, les agents en observation constatent des éléments laissant penser qu’un loup vient tout juste d’être abattu.
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Dès le lendemain, des perquisitions menées conjointement avec le groupement de gendarmerie local permettent de découvrir un charnier d’animaux vraisemblablement destiné à appâter les loups, plusieurs armes à feu ainsi qu’une carcasse du grand prédateur.
L’analyse des téléphones saisis révèle par la suite de nombreuses photographies de bêtes mortes et met en cause plusieurs personnes à des degrés divers.
Une opération d’ampleur a permis d’identifier neuf loups tués.
Le 28 juillet 2026, des perquisitions sont organisées simultanément aux domiciles de l’ensemble des personnes soupçonnées.
Trois d’entre elles sont placées en garde à vue, tandis que six autres sont entendues dans le cadre d’auditions libres. Les investigations permettent finalement d’établir que neuf loups ont été tués illégalement sur la période concernée.
À l’issue de la garde à vue, trois individus sont présentés devant le parquet puis devant le juge des libertés et de la détention, qui les place sous contrôle judiciaire dans l’attente d’une audience correctionnelle prévue en janvier 2027.
Les autres mis en cause seront quant à eux convoqués par la voie d’une convocation par officier de police judiciaire pour cette même échéance.
L’ensemble des personnes visées devra répondre de faits de destruction et de complicité de destruction d’espèce protégée.











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