Sébastien Lecornu a annoncé cette semaine une loi d’urgence agricole qui sera adoptée avant l’été. Parmi les chantiers prioritaires sur le sujet, il y a forcément la prédation. Annie Genevard prépare d’ailleurs un assouplissement majeur des règles de tir sur le loup, mais le texte devrait concerner aussi l’ours et les vautours.
La Haute-Marne sous pression comme jamais.
Le département incarne à lui seul l’exaspération du monde agricole. En 2024, 22 attaques avaient été recensées pour 60 bêtes tuées.
En 2025, la préfecture en dénombre plus de 190, avec plus de 800 victimes dans les troupeaux. L’arrivée de sept louveteaux dans le secteur l’an dernier n’y est visiblement pas étrangère.
Le dernier épisode en date a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 janvier, six agneaux ont péri et vingt autres ont dû être euthanasiés à Bassoncourt, près de Sarrey. Cette commune avait déjà été frappée à Noël. Pour les éleveurs concernés, le ras-le-bol est total.
Trois prédateurs dans le viseur de l’exécutif.
L’entourage d’Annie Genevard l’a confirmé : la future loi concernera « les loups, les ours et les vautours ».
Sur le loup, le quota de tirs a déjà été relevé de 19 à 21 %, autorisant l’abattage de 228 individus en 2026.
La ministre promet un « assouplissement majeur des règles d’engagement » pour permettre aux éleveurs des zones d’expansion de se défendre eux-mêmes.
Pour l’ours et les vautours, le ministère reste plus évasif : « C’est en cours d’élaboration. » Les travaux préparatoires débutent à peine sur le sujet pour le ministère de l’Agriculture et il ne faut donc pas s’attendre à des avancées rapides, sans compter sur les attaques en justice que vont assurément enchaîner les associations animalistes.
Reste à savoir si ces annonces suffiront à calmer une colère agricole que l’exécutif tente manifestement d’éteindre par tous les moyens.













![[Vidéo] L’instinct qui se montre à seulement quelques semaines](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/02/setter-anglais-8-semaines.webp)

4 réflexions sur « Prédation : vers un durcissement majeur des règles de tir sur les loups mais pas que »
Il faudrait aussi reguler le grand cormoran. Son statut protégé d’il y a 30 ans n’a plus lieu de être. Il y en a sur tous les cours d eau et etang du pays. Avec un pillage journalier du cheptel piscicole. A quand un VRAI plan de regulation de l espèce. L existant ressemble a rien, c est de la poudre aux yeux!
Les loups ne tuent pas « que pour manger « car ils y trouvent une certaine frénésie et font des carnages.
Voici ce qu’écrivait France Nature Environnement dans un article de 2022 :
« Comme tout prédateur, pour se nourrir, le loup cherche à s’économiser. Il sélectionne les proies les plus faibles (maladies, blessures, vieillesse). Il limite ainsi la propagation des maladies, permet aux plus forts de se reproduire et de transmettre leurs gènes de résistance à leur descendance. »
On le conçoit très bien dans le « monde sauvage » où les proies sont difficiles à capturer, où le loup dépense de l’énergie pour se nourrir et où l’animal le plus faible périt en premier. Mais dans le monde « non sauvage », celui des éleveurs de moutons, le loup va tuer plus qu’il n’en a besoin.
C’est pourquoi l’image du loup qui empêche la propagation des maladies ne tient pas la route, pas plus que ne tient la route l’image du loup qui peut réguler les populations de sangliers. Pour ceux qui en doutent, le sanglier a la peau dure et épaisse, il sait courir longtemps, foncer dans un roncier comme un buldozer pour s’échapper et faire face hardiment pour se défendre avec ses grés tranchants ou ses crochets acérés pour les laies. Ce n’est pas pour rien que les chiens de meute ont des gilets de protection en kelvar. Rien à voir avec la capture des brebis moins fatigante pour un résulat de chasse garanti à 100%. Et l’agneau c’est plus tendre sous la dent !
C’est comme pour nous. Si on nous met une vieille couenne rassie avec une patate dans une assiette et une côtelette grillée dans l’autre, nous choisissons quoi ?
Alors le loup qui ne tue que le nécessaire et qui va éradiquer les sangliers c’est dans les Contes de fées. Pas ceux de Charles Perrault au 17eme siècle. Le conteur avait compris, comme tous les paysans de son siècle, le danger mortel que représentait le loup pour les troupeaux et pour les humains isolés.
Les protecteurs du loup devrait nous raconter une histoire plus crédible !
Si l’on en croit les animalistes et notamment les pro-loups, les bêtes sauvages tuent uniquement pour manger « juste ce qui est nécessaire ». Elles ne sont pas, disent-ils, comme les chasseurs qui tuent par plaisir pour remplir le congélateur.
Voici quelques cas d’attaques de loups, relevées au hasard, parmi tant d’autres de 2019 à 2026.
-21 décembre 2019 : Guillaume Menut découvre au petit matin une scène d’horreur à sa ferme de La Raphèle située à La Verdière, dans le Var.
Pas moins de 30 cadavres de brebis et d’agneaux : « Un carnage. Il y en avait de partout » a déclaré l’éleveur.
– 15 décembre 2020, Dans la commune de Dammarie-en-Puisaye, située dans le sud-est du Loiret, les loups tuent 5 brebis et en blessent 3 autres.
– 19 mai 2021, à Saint-Jean-de-Bournay, en Isère, 5 animaux (3 brebis, 1 bélier et 1 agneau) ont été tués à moins de 30 mètres d’une maison.
– 18 octobre 2022 : une attaque de loups fait 10 victimes dans un troupeau à Crest, dans la Drôme.
– 14 février 2023 : à Reillanne (Alpes-de-Haute-Provence) une attaque de loup se solde par un carnage épouvantable : 30 brebis tuées ou blessées en une nuit. Les éleveurs, Patrick Pelloux et sa fille Mélanie, retrouvent une dizaine de brebis mortes, certaines dévorées et une vingtaine d’autres égorgées, dont certaines agonisaient. Une douzaine de brebis n’ont pas été retrouvées.
– 26 mai 2024 : à Nançois-le-Grand, dans la Meuse, une attaque de loup sur les brebis fait 5 victimes et 6 autres doivent être euthanasiées en raison de blessures graves. C’était la deuxième attaque sur ce même troupeau en 6 mois.
– 23 mai 2025 : Près de Meymac en Corrèze, un éleveur découvre le carnage : 33 brebis et agneaux massacrés.
– 24 décembre 2025 : entre Sarrey et Chauffourt (Haute-Marne) l’éleveur Gabriel Binon a perdu 19 brebis et 5 autres euthanasiées.
-12 janvier 2026 : Louis-Baptiste Brutel, éleveur à Bassoncourt, près de Sarrey, déplore la perte de 6 agneaux et de 20 autres qui ont du être euthanasiés.
Exemples pris au hasard vu le nombre impressionnant d’attaques.
Conclusion : être éleveur aujourd’hui est une catastrophe entre les Loups, le Mercosur, l’Europe des charognards et des voyous, les anti ruralité, les écolos, les animalistes radicalisés, les gauchistes (LFI, Verts, Communistes et Socialistes) et les incapables qui nous dirigent.…
Et bien je vais vous dire !
Pour régler les problèmes, fin de tous les élevages en France et fin de l’agriculture. C’est vers là que les décideurs nous amènent. On bouffera du poulet Ukrainien, du mouton Néo-Zélandais, du bœuf Brésilien, des tomates et des melons Espagnols traités aux pesticides interdits en France.
Et pour les Français qui veulent manger proprement et sainement, il y aura des steaks artificiels préparés en laboratoire par des apprentis sorciers en blouse blanche.
Bon appétit mesdames et messieurs et bon courage à nos paysans qui demandent seulement à vivre de leur travail !
Vive les Éleveurs, vive les Agriculteurs et vivre la France Libre !
RDV aux Urnes en 2027
Réponse à cauquil
Complètement d’accord avec votre commentaire et oui rdv devant les urnes mais surtout sans oublier que le vote dans les états membres n’est plus souverain : il faut donc se tourner vers le vrai responsable c’est à dire le parlement européen qui est le fossoyeur de notre savoir faire et de notre identité . Les grandes manifestations nationales ont un impact discutable demain il nous faut aller secouer à Bruxelles . Le vote des dernières élections européennes et le message envoyé ne semble pas avoir été compromis . Les intérêts des uns et des autres sont divergents et c’est le fond de commerce d’une Europe qui cherche à uniformiser . Au regard de l’actualité cet endoctrinement fédéraliste est vulnérable et c’est le moment pour se faire entendre pour donner une autre direction sans pour autant remettre en cause le bien-fondé de nations réunis