Près de Marseille, l’arrivée du loup inquiète les chasseurs et les gardes

Après plusieurs attaques dans les environs de la cité Phocéenne, les chasseurs et les gardes chasse s’interrogent sur les risques que font peser les loups à proximité de la ville. Le grand prédateur est en effet de plus en plus présent aux abords de Marseille et la communication avec les autorités semble difficile.
Le loup est-il présent à Marseille?
Pour plusieurs gardes chasse de la région Marseillaise, la réponse est oui. Interrogés par France Bleu, deux d’entre eux ont exposé les indices de présence du loup et les rencontres qu’ils ont pu faire avec le grand canidé.
L’un a déjà croisé le loup sur les terres du camp militaire de Carpiagne, entre Marseille et Cassis. L’autre a retrouvé des traces de prédation sur les terres de La Penne-sur-Huveaune, là ou un troupeau de 12 chèvres a été tué par un ou plusieurs loups.
Les habitués de ces secteurs ne sont pas dupes et ont bien compris que le loup est en train de s’installer durablement dans la périphérie de Marseille.
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L’un des gardes chasse a même pu filmer une portée de louveteaux dans la région à l’aide d’un piège photographique disposé devant un point d’eau.
Un manque de communication des autorités?
Les chasseurs et les gardes chasse particuliers s’étonnent de ne recevoir aucune communication officielle de la part des autorités. Pas de circulaire de la préfecture sur le sujet ni de la part de l’OFB.
Les gardes estiment qu’ils devraient recevoir une formation adaptée à la gestion de crise que peut engendrer l’arrivée du loup et des attaques. La population pourrait également mieux se protéger et s’organiser si jamais il s’avère que plusieurs meutes sont effectivement implantée aux abords de Marseille.
Selon les responsables locaux de l’OFB, il n’y a pas de rétention d’information. Le sujet est clivant et peut amener à de grands débats ou les uns réclament la protection totale du loup tandis que les autres demandent une régulation ferme et sans délais.
Alors que certains affirment qu’il y a déjà trop de loups dans les Bouches-du-Rhône, les agents responsables du suivi du loup expliquent que le loup a tendance à étendre de plus en plus son territoire, ce qui rend difficile à suivre l’évolution des populations au niveau local.
Les gardes le savent bien, le loup est bien présent. Il faut juste espérer que les autorités n’attendent pas qu’un drame se produise avant de prendre des mesures.
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