Dossier chasse Périscope Le couteau, compagnon infatigable du chasseur.

Depuis près de 25 000 ans, l’être humain a créé des couteaux pour se défendre, pour découper sa nourriture et bien évidemment comme un des accessoires de choix pour la chasse. Si les premiers modèles fabriqués de la main de l’homme étaient assez rudimentaires et ne comportaient qu’une lame taillée dans du silex, l’art de la coutellerie est aujourd’hui une discipline complexe.

Le couteau pour la chasse.

Choisir un couteau de chasse peut paraître anodin, mais quand vient le moment de choisir la lame qui va nous accompagner sur le terrain, les choses peuvent devenir plus délicates.

Quelle forme de couteau dois-je privilégier ? Quelle taille de lame ? Est-ce que les matériaux sont importants ?



En réalité, une seule question doit motiver votre achat d’un couteau de chasse : pour quelle utilisation ?

Cela peut sembler futile, mais on peut parfois s’emballer face à la beauté de certaines lames qui sont pour nombre d’entre elles, de véritables œuvres d’art. On achète alors une superbe dague de chasse avec une lame Damas de 30cm et un manche en bois précieux avant de se rendre compte que l’on ne chasse finalement qu’au petit gibier et que le couteau sera donc peu approprié à la pratique cynégétique visée. Il faut avouer qu’une telle dague est peu pratique pour poser une bague sur un lièvre par exemple, et a défaut d’être pratique, ce sera l’occasion de quelques blagues avec les copains avant de changer de couteau.

Inversement, si l’on est chasseur de grand gibier, même si on est peu sensible à la beauté des dagues et autres couteaux, il faudra se résoudre à investir dans une lame de bonne taille car il est certain qu’une lame de canif ne sera pas suffisante.

Bien souvent, c’est plutôt le premier cas qui l’emporte, beaucoup de chasseurs s’émerveillent, à juste titre, devant le travail accompli sur un couteau de chasse artisanal. On se retrouve alors avec des couteaux plein les tiroirs, conservés jalousement et jamais emmenés à la chasse, de peur qu’ils ne prennent la pluie.



Par conséquent, le meilleur conseil à suivre si vous êtes en quête d’une lame qui vous suivra fidèlement à la chasse : optez pour un couteau qui correspond à vos activités et que vous n’aurez pas peur d’user ou de salir !

Le couteau, traditionnel et moderne à la fois.

Comme dit dans la partie précédente, le couteau de chasse est un compagnon important pour le chasseur, même s’il est pour certains utilisé plus souvent pour étaler la terrine sur le pain que pour baguer le gibier, c’est un accessoire incontournable.

La plus grande partie du temps, la majorité de l’attention est portée sur le fusil ou la carabine lorsque l’on parle de chasse, pourtant le couteau a aussi son lot de passionnés et d’artisans de talents.

De plus en plus de coutelleries artisanales voient le jour et si notre belle ville de Thiers est la capitale mondiale de la coutellerie, les autres départements n’ont pas à rougir.



Des artisans, des forgerons, des monteurs, des graveurs et des tas d’autres métiers se retrouvent dans l’art de la coutellerie et c’est parfois dans de tout petits ateliers situés en pleine campagne que les plus belle lames sont conçues. Au-delà de la lame, ces artistes vont jouer avec les formes, avec les matières, avec les couleurs, afin de créer des pièces uniques.

Il existe autant de couteaux que d’usages et de régions, la coutellerie en France est un secteur d’activité qui a su tirer parti des spécificités locales et des traditions tout en s’adaptant à un marché moderne.

De couteau de chasse à objet d’art.

Les couteaux Damas reviennent fort sur le marché des couteaux en général mais plus fortement encore dans le milieu des couteaux de chasse. L’acier Damas est obtenu par un processus spécifique, originaire du Moyen-Orient et d’Asie qui a pendant un temps été oublié puis littéralement redécouvert par des métallurgistes Français et Suédois vers 1820. La technique consiste à travailler des lingots de métal de différentes teneurs en carbone et de les replier un grand nombre de fois sur eux-mêmes. Différentes couches sont donc assemblées et les multiples aciers utilisés vont ressortir en partie une fois le couteau terminé. C’est cette technique qui permet d’obtenir des lames avec des motifs très travaillés en fonction de la sélection opérée en amont.

Les couteaux obtenus sont très résistants et la coutellerie tutoie presque l’orfèvrerie. Les artisans rivalisent d’ingéniosité pour créer des couteaux toujours plus étonnants et en utilisant des matières parfois insoupçonnées. Des lames ont ainsi été forgées avec du métal à forte teneur en nickel issus de météorites.



A ce niveau-là, la coutellerie est portée au plus haut dans son art et les prix s’en ressentent forcément.

Le couteau de chasse n’est pas un simple couteau, c’est en quelque sorte une forme d’expression de sa propre personnalité. En fonction de son utilisation, des formes et des tailles différentes vont s’imposer mais en ce qui concerne la conception même du couteau, c’est le chasseur qui fera toute la différence.

Chasseur autodidacte depuis 19 ans, j'ai appris à me former et m'informer seul. Ce besoin de connaissances du monde de la chasse conjugué à un esprit espiègle m'ont assez naturellement conduit au journalisme cynégétique

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