Dossier chasse On a testé pour vous Essai : on a testé les couteaux AVANONA

Il y a peu de temps j’ai eu le plaisir de rencontrer Philippe Héberlé et Jean-Charles Quesnel, créateurs de la marque Avanona. Philipe est un de nos plus grands champions de tir français (champion olympique de tir au JO de Los Angeles en 84), Jean-Charles a lui été commandant de navire de pêche, et officier de marine marchande.



Qu’il s’agisse de couper une ceinture de sécurité, un morceau de saucisson, ou de dépecer un animal, ces deux là ont eu à maintes reprises l’occasion de se rappeler que le couteau était le compagnon principal de toute aventure qui se respecte !

Il remplace les griffes et les crocs que nous n’avons pas et reste notre auxiliaire principal pour affronter l’adversité ! La marque Avanona est née ainsi, pour concrétiser leur rêve de produire une gamme de couteaux innovants, fabriqués entièrement en France et utilisant tous les savoirs techniques actuels (avec en prime un look d’enfer !).

Un couteau Avanona dans son environnement, et surtout rangé dans son étui auto-aiguisant
Un couteau Avanona dans son environnement, et surtout rangé dans son étui auto-aiguisant

Le cahier des charges des couteaux Avanona :

  • Concevoir, fabriquer et assembler des couteaux entièrement en France.
  • Mettre en place un système d’étui innovant rassemblant un système d’auto-aiguisage ultra efficace et un système de port modulable et antibactérien (système breveté).
  • Proposer des lames pleine soie en acier Mox inoxydable au sel de chrome très résistant à la corrosion, le tout aiguisé à la façon sabre japonais à 28° (super tranchant)
  • Proposer des manches en Micarta de grande qualité (en fibre de coton et lin pour un usage outdoor ou en fibre de verre pour un usage aquatique)

La gamme :

A l’heure actuelle, il existe 5 types de couteaux répondant aux différents usages possibles (un sixième est en cours de fabrication mais ça, c’est une surprise !!!).

  • le « Cilaos » dont l’encombrement est réduit (21cm, lame 9,5cm), il est le plus polyvalent.
  • le « Eastmain », un « Cilaos » avec un ergot de dépeçage se prêtant particulièrement à un usage chasse.
  • Le « Pangalanes », un « Cilaos » rallongé (24cm ; lame 12,5cm), agréable pour un usage bushcraft.
  • Le « Passe en S », avec sa lame à double tranchant, il est parfait pour un usage plus « aquatique », sa goutte d’eau permettant de couper un filet, une ligne de pêche ou une cordelette de fusil harpon. (21cm, lame 9,5cm)
  • Le « squille », il est au « Passe en s » ce que le « Pangalanes » est au « Cilaos » : un grand frère ! (24cm ; lame 12,5cm)
  • Et… le sixième ? allez… on vous en dira quelques mots à la fin du test !
Couteau Avanona Pangalanes
Le Avanona Pangalanes

LE TEST COUTEAUX AVANONA

J’ai eu le plaisir d’avoir deux modèles en main, le Eastmain et le Pangalanes… et autant vous le dire – j’ai été conquis.

L’étui

Ce qui fait la différence avec cette nouvelle marque (mise à part, bien sûr, la qualité de ses couteaux), c’est bien la singularité de ses étuis.

Un étui auto-aiguisant

Bien qu’à première vue, j’ai eu l’impression que ce système d’auto-aiguisage tenait plus du gadget qu’autre chose… je dois reconnaître que je me suis trompé.

En effet, l’assurance d’avoir sur soi un couteau qui coupe tout le temps est un sacré plus…. vous le sortez de l’étui et il est prêt à remplir ses fonctions…

(ça rase bien, le test de la peau de tomate est rempli haut la main et vous pouvez couper des branches à la volée…)

Gros plan sur l'étui multi fonction
Gros plan sur l’étui multi fonction

Un excellent système de port

Avec son système de sangle, l’étui se fixe en quelques secondes sur n’importe quel support, à votre ceinture dans un sens, dans un autre… sur une cartouchière ou un sac à dos… manche en haut, manche en bas… Vous pouvez ranger votre couteau sans vous soucier du sens d’introduction

J’avais un petit doute au début, mais après trois semaines à crapahuter avec le couteau à la ceinture j’ai constaté qu’il tenait plutôt bien dans son étui.

Cependant pour ceux qui comme moi souhaiteraient pouvoir bloquer le couteau, (quand on le porte manche en bas par exemple), Avanona propose depuis peu une solution : la nouvelle platine « Serenity », qui se fixe sur le couteau et vient empêcher toute perte (ou arrachage) malencontreux…

Développée initialement pour les militaires, Avanona a eu l’excellente idée de l’offrir à tous ceux qui depuis la création de la marque avaient acquis un de leurs couteaux !

Un système antibactérien

Enfin, l’ensemble étant entièrement démontable, il est facile de le nettoyer, de retour à la maison ou sur le terrain… De plus étant traité au sel d’argent, l’étui est dès sa fabrication résistant aux attaques bactériennes.

Le couteau eastmain à l'ouvrage
Le couteau eastmain à l’ouvrage

La lame

La lame est en acier inoxydable Mox chromé très dur (60-61 H.R.C.) avec un angle de 28° très fermé, et donc particulièrement coupant !

Bien que le fil soit très effilé et que de légers accros puissent apparaître quand on force (c’est arrivé sur le mien en m’en servant comme d’un hachoir sur des os de lapin), l’étui auto-aiguisant les rectifie rapidement.

Les 2/3 avant de la lame sont affûtés pour les travaux de précision, puis suivis d’un segment de micro-dentures. L’avantage de ce type de serrations, c’est leur remarquable efficacité lorsqu’il s’agit de couper quelque chose de fibreux, comme de la corde ou de la sangle par exemple… Cependant pour ma part, je préfère les couteaux à lame lisse… (La partie la plus proche du manche étant idéale pour les travaux délicats)… Mais franchement, dans ce cas-ci, j’ai été moins gêné par les dentures que je ne l’aurais pensé… même en bâtonnage le couteau remplit bien son office.

Le Avanona Pangalanes
Le Avanona Pangalanes

Et puis, je sais que l’équipe d’Avanona bosse à la conception d’un couteau à lame entièrement lisse pour ceux qui les préfèrent ainsi !

J’ai aussi pu tester le Eastmain, avec son ergot spécial chasse.

C’est un super couteau de dépeçage… La lame s’introduit avec facilité dans les poils, la peau ou la chair et on peut faire un vrai travail de précision.

L’ergot fonctionne bien, même s’il trouve ses limites sur les gros animaux – type gros sanglier – mais je me suis laissé dire que là aussi, un prochain modèle de couteau, permettrait de résoudre ce « problème »…

Je prie cependant ceux qui  souhaiteraient faire du Eastmain un usage trop « bushcraft » de se méfier… l’ergot rend le bout de la lame fragile (j’ai cassé le bout du mien en lui en demandant trop – et Avanona m’en a renvoyé un illico !).

Il vaut mieux dans ce cas choisir un autre modèle… mais pour la chasse, un couteau toujours affuté comme un coupe-choux et muni d’un ergot, c’est vraiment top !

Amateur de bushcraft, Beber Wild a testé le couteau dans de nombreuses situation
Amateur de bushcraft, Beber Wild a testé le couteau dans de nombreuses situation

Le manche

La prise en main est agréable. Le creux à l’avant du manche qui permet de poser l’index pour travailler finement est habilement placé. Le touché soyeux des différents Micarta proposés apporte une vrai douceur tout en conservant un grip efficace… et la solidité est au rendez-vous (j’ai tapé dessus, je l’ai trempé dans la terre et le sang… ça ne bouge pas !)

A noter qu’une version orange, particulièrement indiquée pour nous, chasseurs, est aussi proposée.

La seule chose qui me gène un peu est la partie d’acier dépassant du manche… Certes ça augmente la qualité de la prise en main… mais pour un usage long comme le travail du bois par exemple, je pense que ça peut fatiguer la paume des mains…

Gros plan sur le PANGALANES
Gros plan sur le PANGALANES

Le prix

Le principal bémol qui peut apparaitre à la découverte de ces couteaux concerne bien leurs prix. Oscillant entre 350 et 400 euros il est clair que cela peut paraître prohibitif. Mais il faut bien comprendre, que c’est ce que coûte un couteau de grande qualité fabriqué entièrement en France !

Pour info, je sais qu’Avanona réfléchit à produire une nouvelle gamme dont une partie de la production sera délocalisée et dont le coût à la vente sera réduit de moitié…

Mais encore une fois, si vous voulez un couteau fabriqué entièrement en Fance… et bien ça a un prix !

Et quoi encore ?… petit plus le packaging !

Enfin, le couteau arrive dans une très élégante boite grise… facilement recyclable en boîte à cartouches ou à pharmacie selon les besoins que vous en aurez.

La boite du couteau a rapidement trouvée une seconde vie avec Beber Wild !
La boite du couteau a rapidement trouvée une seconde vie avec Beber Wild !

CONCLUSION

En bref… des gens qui aiment et qui connaissent, ça fait des bons outils ! Des baroudeurs, ça fait des bons couteaux !

La gamme d’Avanona, déjà bien riche est en train de se développer et j’ai hâte d’avoir en main :

  1. le gros couteau de camp / machette auquel ils réfléchissent en ce moment
  2. le nouvel étui minimaliste
  3. le « Cilaos » à lame lisse
  4. et surtout… le tout nouveau né de la gamme : le premier couteau de poche à lame rétractable auto-aiguisée du monde ! Rien de moins !
Le principe de l'étui auto-aiguisant
Le principe de l’étui auto-aiguisant

L’entreprise lance d’ailleurs ces jours-ci un projet ulule pour participer au financement de ce nouveau couteau au concept révolutionnaire baptisé tout simplement AVANONASi vous souhaitez être parmi les premiers bénéficiaires de l’objet (et du coup le payer moitié prix !!!), courez ici :

https://fr.ulule.com/couteau-avanona/

Pour ma part je me réjouis d’emmener cet incroyable couteau de poche à la chasse et de vous dire ce que j’en pense !

Bonne coupe et bonne chasse… en compagnie d’Avanona !

Beber Wild

Mon enfance a baigné dans la chasse. J’ai vu mes aïeux chasser, mon père, mon oncle, mes grands-pères, leurs amis…. J’ai rechargé des cartouches en carton au coin du feu, j’ai regardé les adultes préparer le gibier, j’ai appris avec ma mère à le cuisiner. Passionné par le tir sportif, le ball-Trap, les armes, le monde animal, la botanique, la nature, les méthodes de survie « douce », le bushcraft … Toujours avide de formations et de découvertes, j’aime aller à la rencontre des autres et découvrir de nouvelles pratiques… c’est par éthique, conviction et passion que je chasse.

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