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Avec quelles cultures aménager son territoire pour le petit gibier de plaine ?

perdrix
perdrix

Perdrix grises, faisans, lièvres et cailles ont des exigences simples : un abri pour se reproduire, de la nourriture à portée et suffisamment de tranquillité pour élever leurs jeunes. Un territoire bien aménagé peut devenir en quelques saisons un vrai réservoir de petit gibier, à condition d’y implanter les bons couverts au bon endroit.

gamme figure

Le switchgrass et ses alliés, des refuges taillés pour le petit gibier.

Parmi les plantes pérennes, le switchgrass s’impose comme une référence.

Lorsque l’on cherche à favoriser le développement du petit gibier, on s’oriente donc vers des variétés comme la Dacotah et la Forestburg (entre 80 et 110 cm) ou même la Cave in Rock (jusqu’à 170 cm) qui offrent un abri dense et calme que perdrix et faisans apprécient particulièrement pour nicher.

La densité de végétation crée au sol un vrai vivier d’insectes, indispensables à la survie des poussins lors des premières semaines.

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À l’inverse, les variétés hautes comme RC BigRock ou RC Chippewa, qui culminent à plus de deux mètres, sont plutôt dimensionnées pour le grand gibier et ne servent pas vraiment l’objectif recherché ici puisqu’on s’intéresse surtout au petit gibier de plaine.

Des plantes nourricières pour compléter le dispositif.

Un couvert refuge sans nourriture à proximité ne retient pas vraiment le petit gibier.

Sarrasin, sorgho, millet, tournesol, trèfle incarnat ou encore vesce constituent donc le complément alimentaire indispensable. Les mélanges fleuris de type jachère faune sauvage, mis en place à l’initiative des Fédérations de chasse, ont par ailleurs prouvé leur efficacité pour le lièvre, la perdrix grise et l’alouette des champs, en boostant les populations d’insectes auxiliaires dont dépend le gibier à plume.

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En ce qui concerne les surfaces, les gestionnaires de territoires s’accordent sur un seuil de référence estimé à 20 % de la surface totale du territoire de chasse à ces cultures et couverts faunistiques. Cela suffit théoriquement à maintenir le petit gibier sur place.

Sur 100 hectares, cela représente donc 20 hectares aménagés, le reste pouvant rester en exploitation agricole classique, en marais ou en bois et forêts.

Les spécialistes s’accordent à dire qu’il faut privilégier des bandes étroites, entre 3 et 6 mètres de large, qui favorisent le petit gibier bien davantage que les îlots regroupés.

Quelques ares de ces cultures bien placés en lisière ou le long d’un chemin suffisent parfois à transformer un territoire qui sera alors bien plus accueillant pour le petit gibier.

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