Le sujet des galliformes de montagne présents en France cristallise de nombreux débats houleux et surtout un acharnement juridique pour en empêcher la chasse.
Pas plus tard que la semaine dernière, la ministre de la Transition écologique a annoncé vouloir retirer de la liste des espèces chassables le Grand tétras et le Lagopède alpin, alors que ces espèces sont déjà sous moratoire et donc déjà non chassées…
Du côté des Alpes de Haute Provence, ce sont la Perdrix bartavelle et le Tétras lyre qui sont sous les feux des projecteurs depuis plusieurs années. En cause : une attaque systématique de la chasse par des associations anti-chasse comme la LPO, One Voice ou encore France Nature Environnement.
La « marotte » de ces associations est d’attaquer systématiquement les arrêtés concernant la chasse de ces deux espèces. Ainsi, le tribunal administratif de Marseille, compétent en la matière, est saisi chaque année afin de casser ces arrêtés. Malheureusement, les associations anti-chasse obtiennent à chaque fois gain de cause, laissant uniquement le temps de la procédure administrative aux chasseurs pour exercer leur passion, soit environ 3 semaines seulement. La raison invoquée est toujours la même ou presque : la chasse met en danger l’espèce.
Pourtant, les faits, et je dirais même que les preuves, sont là pour prouver l’inverse. Il faut déjà remettre en perspective les choses : les plans de chasse annuels, s’ils étaient réalisés, sont d’environ 40 tétras lyre et 35 perdrix bartavelle sur l’ensemble du département. Ce sont des plans de chasse demandés par les chasseurs, qui ne tombent donc pas du ciel et qui, surtout, sont le résultat d’une vraie prise en compte de l’état des populations à l’instant T.
En effet, chaque année, la fédération des chasseurs organise des comptages d’été au chien d’arrêt pour estimer avec précision la réussite de la reproduction sur le département. Ces résultats, croisés avec ceux des années précédentes, permettent de précisément savoir où elles en sont, et en fonction des résultats, les chasseurs ajustent leurs prélèvements chaque année, comme pour toutes les autres espèces d’ailleurs. Ajouter à cela des aménagements spécifiques réalisés sur le territoire pour favoriser l’accueil de ces 2 espèces. Vous avez vu beaucoup « d’écolos » d’ailleurs venir se retrousser les manches pour aider ? Non, ne vous inquiétez pas, c’est normal !
La vérité est que le tribunal administratif ne prend pas en compte ces données et occulte complètement les vrais problèmes qui causent du tort aux populations. Parmi ceux-ci, on trouve en premier lieu le dérangement, été comme hiver, lié à l’explosion des loisirs de montagne (VTT, rando, trail…). Avec des usagers « pleins la montagne », les animaux n’ont plus la quiétude nécessaire pour se reproduire au printemps et sont fortement dérangés l’hiver. L’hiver, ce dérangement a pour effet de surexposer les oiseaux à la prédation, les rendant beaucoup plus vulnérables qu’avant. Renard, martre et rapaces ne manquent pas…
C’est ainsi qu’en 2026, des tribunaux cèdent régulièrement aux pressions écologistes, pensant se ranger du côté du bien ou de l’inattaquable. Pourtant, la réalité sur le terrain est tout autre. Le cas du tétras lyre et de la perdrix bartavelle n’est pas unique, car partout en France, ce sont également les arrêtés concernant le classement des ESOD qui sont attaqués. Pour autant, amis chasseurs, continuons à faire front et continuons à démontrer notre savoir-faire, à faire valoir nos vraies données issues du terrain, car il n’y a pas de victoire sans bataille à livrer.









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