Trente ans après la réintroduction de l’ourse Ziva dans le massif pyrénéen, les défenseurs de l’ours annoncent une population qui pourrait atteindre 400 individus d’ici 2040. Un cap qui ne règle pas tout, loin de là.
Un succès qui dissimule une fragilité génétique inquiétante.
Alain Reynes, président de l’association « Pays de l’Ours Adet », dressait le bilan ce lundi 6 avril sur ICI Occitanie.
Au moins 108 ours différents ont été identifiés dans le massif. L’effectif réel tournerait plutôt autour de 120 à 130 individus, tous n’étant pas détectés chaque année.
D’ici 2040, la capacité de charge des Pyrénées, estimée entre 400 et 500 individus, devrait être atteinte.
A lire aussi : Des éleveurs vont devoir abandonner une pratique qui existe depuis des centaines d’années dans les Pyrénées
Manifestement, le succès quantitatif cache une fragilité que les chiffres ne montrent pas d’emblée. La quasi-totalité de ces ours descendent de deux femelles et d’un seul mâle.
Cette consanguinité génère déjà des baisses de performances reproductives observées sur le terrain, une vulnérabilité accrue aux maladies et une moindre capacité d’adaptation face au changement climatique.
Selon les spécialistes, la réponse passe par de nouvelles réintroductions. Le plan d’action ours arrive à échéance en 2028, et son association entend bien que la diversité génétique soit au centre du prochain.
Des attaques en baisse, des éleveurs pas encore rassurés.
En 2020, 70 ours avaient provoqué 369 attaques. et en 2024, 108 ours minimum sont impliqués dans 289 attaques. Le ratio s’améliore visiblement, à mesure que les dispositifs de protection se généralisent.
On notera tout de même qu’avec 400 ours à l’horizon, même un ratio favorable reste une équation redoutable pour les éleveurs du massif.
Certains évoquent également que des attaques seront inévitables à l’avenir soit causées par des troubles du comportement qui pourraient survenir à cause de la consanguinité ambiante, soit suite à l’expansion massive du nombre d’ours en cas de lâcher.
L’affaire de l’ours n’est donc pas terminée pour les éleveurs qui attendent de voir de quoi sera fait le nouveau plan ours.










![[Vidéo] En période des foins, quoi de mieux qu’un bon vieux C15?](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/c15-surcharge-compressed.jpg)

![[Vidéo] Un renard surpris en pleine sieste a eu la peur de sa vie](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/renard-endormi-compressed.jpg)





5 réflexions sur « 400 ours dans les Pyrénées d’ici 2040 : le programme de réintroduction victime de son propre succès »
et comme en italie ou un coureur a été démenbré par une ourse les responsables politiques pleureront des larmes de crocodile quand cela arrivera….
Les éleveurs vont souffrir un peu plus et un jour il y aura une attaque sur l’homme…..et on nous dira que l’ours était déséquilibré donc pas responsable……et combien cela va-t-il encore coûter?
Bonjour, il faudrait rajouter, les futurs blessés et morts humains dans la » formule ours »,hé Oui !il sera périlleux de se promener dans ces secteurs ,l’Etat devra faire le boulot de prévention du risque
Les écolos vont être heureux, ils pourront parler doucement à l’oreille des ours et leur caresser le poil. Mais ils devront peut-être prendre une solide assurance vie.
Il faudrait faire l’effort de chiffrer ces 30 années de réintroduction !!! Savoir si l’investissement a été rentable , si une somme identique dépensée autrement n’aurait pas été plus rentable pour une biodiversité en déclin…..
Évidemment il se pose un problème génétique qui d’ailleurs était prévisible si cette affaire n’avait pas été influencée par la politique .
400 Ours dans les Pyrénées en 2040 ! Quel sera l’impact sur le pastoralisme ?et le reste
Une chose est certaine : mieux vaut être un salarié lié à la réintroduction de grands prédateurs en Europe plutôt que d’être éleveurs ou assimilés .