Lors de la 72e Assemblée générale du CIC organisée à Vienne, la FACE a remis un sujet souvent absent du débat public au centre des discussions : l’impact économique réel de la chasse en Europe. Dans une intervention relayée en vidéo, son secrétaire général David Scallan rappelle que les activités cynégétiques représentent plus de 16 milliards d’euros chaque année à l’échelle européenne. Un chiffre qui avait déjà été évoqué il y a 10 ans lors d’une conférence sur le poids économique de la chasse, qui s’est tenue à Bruxelles en septembre 2016.
Un chiffre considérable qui dépasse largement le simple cadre du loisir et qui illustre l’importance de la chasse dans l’économie des territoires ruraux. Pour rappel, plusieurs études en France ont montré que le poids économique de notre passion s’élève à environ 3.6 milliards d’euros dans l’Hexagone.
Une économie rurale qui repose en partie sur la chasse
Derrière ces milliards d’euros se cache une multitude d’activités directement ou indirectement liées à la pratique cynégétique. La chasse fait travailler des armuriers, des fabricants d’optiques, des selliers, des entreprises textiles, des éleveurs de chiens, des taxidermistes, des restaurateurs ou encore des hébergements touristiques spécialisés.
Dans de nombreuses régions européennes, particulièrement dans les zones rurales peu industrialisées, ces activités constituent une source de revenus essentielle. La chasse génère également des emplois saisonniers et contribue à maintenir une activité économique dans des secteurs fragiles.
La filière venaison représente aussi une part importante de cette économie. Le développement de circuits courts autour du gibier sauvage connaît d’ailleurs une progression constante dans plusieurs pays européens où la demande pour une viande locale et naturelle augmente.
Les ongulés sauvages au cœur des enjeux
La vidéo de la FACE insiste particulièrement sur le rôle des ongulés sauvages, cerfs, chevreuils et sangliers, dans cette dynamique économique. Leur présence soutient le tourisme cynégétique et l’activité des territoires de chasse.
Mais cette richesse économique s’accompagne également d’enjeux importants de gestion. L’explosion des populations de grand gibier dans plusieurs pays européens entraîne des dégâts agricoles et forestiers considérables ainsi qu’une hausse des collisions routières.
Pour les représentants du monde cynégétique, la chasse apparaît donc comme un outil de régulation indispensable permettant de limiter ces impacts tout en finançant une partie de la gestion de la faune sauvage.
Une contribution financière rarement mise en avant
Le message porté par la FACE vise aussi à rééquilibrer le débat autour de la chasse. Souvent abordée sous l’angle émotionnel ou sociétal, elle est beaucoup plus rarement présentée comme une activité économique structurante.
Pourtant, les chasseurs financent directement de nombreuses actions liées à la biodiversité :
- entretien des habitats ;
- plantations de haies ;
- aménagements pour la petite faune ;
- suivi sanitaire ;
- comptages ;
- gestion des zones humides.
Dans plusieurs pays européens, les fédérations cynégétiques investissent également massivement dans la prévention des dégâts agricoles et dans les programmes de suivi scientifique des espèces.
Un enjeu politique pour l’avenir de la ruralité
À travers cette communication, la FACE cherche clairement à rappeler aux institutions européennes que la chasse ne concerne pas uniquement les chasseurs. Elle participe plus largement à l’équilibre économique et social des campagnes européennes.
Dans un contexte où de nombreux territoires ruraux perdent progressivement leurs services, leurs commerces et leurs activités traditionnelles, le poids économique de la chasse devient un argument politique de plus en plus important.
L’organisation européenne des chasseurs souhaite ainsi replacer la chasse dans une logique de gestion durable des territoires, où économie rurale, conservation de la nature et traditions locales restent étroitement liées.









![[Vidéo] Une scène de chasse magnifique sculptée dans un arbre](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/06/sculpture-dans-un-arbre-compressed.jpg)







7 réflexions sur « La chasse pèse plus de 16 milliards d’euros en Europe »
Et oui la chasse est un vrai patrimoine et une économie
Pour rappeler à nos élus que nous existons il n’y a que le bulletin de vote, comme dit Chtivarois personnes ne nous défend et ne prend fait et cause pour ce que nous représentons en 2027 il faut faire un grand nettoyage, virer tout ces gens qui nous ont amenés là ou nous sommes …….dans la m****
La chasse génère 16 milliards d’euros en Europe, 3,6 milliards en France si on chiffre les actions bénévoles de tous les chasseurs dans la nature et si on les ajoute, la somme est considérable. Pourtant le Ministère de l’environnement agit comme s’il voulait détruire la chasse et supprimer une activité qui participe de manière intense à l’économie du pays. Il semblerait que celui-ci comme d’autres, participent à la destruction de la France. De grands fleurons de l’industrie ont disparu ou ont été vendus. Alors pourquoi pensez vous, ou du moins êtes vous étonnés que l’on ne soit pas plus attentif à l’activité de chasse et à ce qu’elle rapporte. En 2027, arrivera peut-être le moment où il conviendra de décider de faire des économies et de relancer de grands projets industriels, au moins on connaît ce qu’apporte la chasse au pays. Tient au fait qu’est-ce qu’apportent les enverdeurs dans le paysage Français et Européen ?
16 milliards mais incapables de s’en servir face aux attaques de la Chasse par l’Europe et les associations militantes.
Nous chasseurs devons expliquer ce qu’est la chasse dans les moindres détails.et nos élus doivent protéger cette culture et tradition qui font de nous ce que nous sommes .c’est préserver notre identité.
Bonjour @Christian Prudenti. Nos élus doivent protéger cette culture qu’est la chasse, certes! Mais lorsque vous aimez les banquets du Canon Français, si vous aimez la viande et le barbecue, si vous défendez la culture française en général, le bon vin , le terroir, la ruralité, le drapeau Français, vous êtes classé comme étant un « FACHO » par une minorité. Toujours la même, les écolos-bobos, les extrémistes de gauches. Alors, avant qu’un élu ait le courage de défendre ouvertement la chasse au grand jour, expliquer sur les plateaux de télé ou dans la presse et dire ce que nous représentons en France, il passera beaucoup d’eau sous les ponts. Par contre, dans mon village, le Maire sait nous appeler quand les sangliers mettent trop de pression dans un quartier. Ah oui, il nous soutient, mais toujours de loin et ne réclamons pas d’aménagement, là aussi, nous ne comptons que sur nous.
Bj oui vous avez milles fois raison,j’espère que le peuple se réveillera l’année prochaine pour les présidentielles,pour balayer 45 ans de gauche qui a amené la France la ou elle est .