Un amendement a été récemment voté par le Sénat en faveur du développement de la filière venaison Française. C’est une volonté forte du côté de la FNC de pousser sur la croissance de cette filière mais aussi de plusieurs élus, conscients que notre territoire renferme suffisamment de richesses pour éviter d’importer en grande quantité de la viande de gibier.
La France importe une viande qu’elle pourrait produire elle-même.
Le Sénat a adopté dernièrement un amendement destiné à favoriser l’émergence d’une véritable filière de valorisation du gibier sauvage, dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la souveraineté agricole et alimentaire.
Porté par un élu de Seine-et-Marne, le texte entend inscrire la venaison française parmi les projets d’avenir de l’agriculture, à un moment où le pays continue d’importer une large part de la viande de gibier qu’il consomme.
Ayemeric Durox s’est d’ailleurs amusé des réactions causées par cet amendement du côté des écologistes :
« Victoire : notre amendement demandant la création d’une filière de venaison sauvage française pour limiter notamment les importations est adopté au Sénat!
Bonus : Yannick Jadot s’est agacé de cette victoire et du coup a fait un rappel au règlement pour se plaindre que deux heures auparavant dans mon discours à la tribune j’avais traité les écologistes de Khmers verts et que c’était pas gentil. »
Chaque année, ce sont en effet plusieurs milliers de tonnes de venaison se retrouvent dans les assiettes des Français, mais une part significative de ce volume vient de l’étranger, en particulier d’Europe centrale et de Nouvelle-Zélande.
Cette dépendance aux importations paraît difficile à justifier tant le territoire national abrite des populations abondantes de sangliers, de cerfs et de chevreuils, autant d’espèces dont les prélèvements pourraient alimenter des circuits locaux plutôt que de rester sous-valorisés.
L’amendement adopté ne crée pas en soi une nouvelle organisation économique, mais il ouvre la porte à la structuration de filières de collecte, de transformation et de commercialisation, en reconnaissant officiellement le gibier sauvage comme une ressource agricole à part entière.
Les élus ne s’accordent pas sur les bénéfices attendus de cette évolution.
Pour les partisans du texte, cette reconnaissance permettrait de réduire la facture des importations tout en offrant de nouveaux débouchés aux chasseurs et aux ateliers agréés, sans compter son utilité dans la régulation des populations de grand gibier, à commencer par le sanglier, dont les effectifs restent élevés dans de nombreux départements. L’adoption n’a cependant pas fait l’unanimité, plusieurs sénateurs écologistes ayant fait part de leurs réserves sur cette orientation.
Le principal intéressé y voit pour sa part une première pierre posée vers une filière structurée, conciliant souveraineté alimentaire et valorisation des ressources locales. Reste à savoir si ce signal politique se traduira par des mesures concrètes, ou s’il en restera au stade de la déclaration d’intention.















![[Vidéo] Le chien de sang recherche-t-il vraiment le sang?](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/chien-de-sang.jpg)
