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A bientot
 

Le Sénat muscle la lutte contre le loup malgré les hurlements de la gauche

Le Palais du Luxembourg a tranché ce jeudi 2 juillet en adoptant, au terme d’échanges musclés, un volet du projet de loi d’urgence agricole qui entend donner davantage de marge de manœuvre aux éleveurs face à la prédation. Un texte qui, sans surprise, a mis aux prises la majorité sénatoriale de droite et du centre avec les rangs écologistes et socialistes, chacun campant fermement sur ses positions.

Un texte nécessaire en réponse aux attaques.

Le déclassement du loup au niveau européen, intervenu en mars 2025 lorsque l’espèce est passée du statut de strictement protégée à celui de protégée, a servi de point d’appui au gouvernement pour inscrire dans la loi des mesures jusque-là fixées par simple arrêté ministériel.

Il faut dire que les chiffres avancés par le ministre délégué Mathieu Lefèvre parlent d’eux-mêmes, avec 4 440 attaques recensées en 2025 pour près de 13 000 victimes, soit une progression de 15 %.

Face à ce constat, la commission sénatoriale avait déjà allégé le régime des tirs dérogatoires et ouvert l’accès aux lunettes de détection thermique, quand la présomption de légitimité du tir de défense, votée par les députés, a quant à elle été écartée par prudence juridique.

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Les lunettes thermiques cristallisent les tensions.

C’est visiblement sur ce dernier point que le débat s’est le plus envenimé. Le président du groupe écologiste s’inquiétant ouvertement du risque de confusion entre un loup et un promeneur derrière un mur végétal, avant de lancer que la suite logique serait forcément « d’autoriser les grenades »…

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Le rapporteur LR a pourtant balayé ces craintes en assurant qu’une lunette rendait au contraire les tirs plus précis.

Deux amendements sont venus muscler encore le texte, autorisant des tirs préventifs sans attaque préalable et le report des quotas non consommés d’une année sur l’autre, pendant que la présidente de la commission des affaires économiques rappelait que la gestion du loup avait coûté 42,8 millions d’euros en 2025, soit le double d’il y a dix ans.

La balle est désormais dans le camp de l’Assemblée Nationale, à qui reviendra le soin de confirmer ou non ces arbitrages, même si les éleveurs attendent surtout de voir ces mesures se traduire concrètement sur le terrain.

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