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Restrictions d’eau : 92 départements concernés par des limitations sur au moins un usage de l’eau.

En ce 6 juillet, la France fait face à une sécheresse particulièrement précoce. Les épisodes de chaleur successifs, associés à un déficit pluviométrique marqué depuis le printemps, ont conduit les préfets à multiplier les arrêtés de restriction des usages de l’eau sur une grande partie du territoire. Selon les données de VigiEau, 84 départements comptent au moins une commune soumise à des restrictions concernant l’eau potable, tandis que 92 départements sont concernés par des limitations sur au moins un usage de l’eau, qu’il s’agisse des prélèvements agricoles, des nappes phréatiques ou des cours d’eau.

Pour les chasseurs, cette situation n’est pas sans conséquence. Les points d’eau naturels s’assèchent progressivement, obligeant la faune sauvage à concentrer ses déplacements autour des rares mares, ruisseaux ou abreuvoirs encore en eau. Sangliers, chevreuils et cervidés modifient ainsi leurs habitudes, tandis que le petit gibier, déjà fragilisé par les fortes chaleurs, souffre d’un manque d’eau et d’une raréfaction des insectes indispensables à l’alimentation des jeunes perdrix et faisans.

Cette concentration du gibier autour des points d’eau peut également favoriser la transmission de maladies et accroître les dégâts agricoles, notamment dans les cultures de maïs ou de tournesol irriguées. Les fédérations de chasse recommandent d’ailleurs, lorsque cela est autorisé et réalisé en concertation avec les propriétaires et les autorités compétentes, de maintenir ou de créer des points d’abreuvement afin de limiter le stress subi par la faune durant l’été.

La sécheresse augmente également le risque d’incendies de forêt. Dans plusieurs départements, l’accès à certains massifs forestiers est déjà réglementé ou temporairement interdit, ce qui peut compliquer les travaux d’entretien des territoires de chasse, les séances d’entraînement des chiens ou les opérations de comptage du gibier. Les chasseurs sont donc invités à se renseigner régulièrement sur les arrêtés préfectoraux en vigueur.

Le saviez-vous ?  Dans les forêts de l'Oise, les gendarmes traquent quads et motocross

Pour savoir si votre commune est concernée par des restrictions d’eau, le gouvernement met à disposition une carte interactive actualisée sur la plateforme VigiEau, qui permet de consulter en temps réel le niveau de restriction applicable selon votre localisation. Voir ci-dessous

Au-delà des restrictions qui concernent les particuliers, cette sécheresse estivale rappelle une nouvelle fois que la gestion de l’eau devient un enjeu majeur pour la biodiversité. Pour le monde de la chasse, préserver les zones humides, entretenir les mares et développer des aménagements favorables à la petite faune apparaissent plus que jamais comme des actions essentielles pour aider le gibier à traverser les épisodes climatiques extrêmes qui tendent à se multiplier.

4 réflexions sur « Restrictions d’eau : 92 départements concernés par des limitations sur au moins un usage de l’eau. »

  1. La création de retenues d eau sur les fleuves , rivières et autres cours d eau , là où c est possible , limiterait les dégâts l hiver , et permettrait d eviter les restrictions l été , ( arrosages , consommation , lutte contre les incendies, baignades etc…. )
    Voir le rôle du lac du Der et autres .
    Mais à priori c est certainement mieux de rien faire , et de chiouner l hiver avec un metre d eau dans la maison et l été avec les poissons le dos sur les cailloux.

    1. Bonjour @Drago. Effectivement, mais la finalité du Lac du Der chantecocq a été pensé et réalisé pour que les bobos parisiens n’est plus les pieds dans la flotte les hivers très pluvieux et qu’ils continuent à contempler les pieds du suave du pont de l’Alma. Ces mêmes gauchos vert de peau et rouge a l’intérieur qui refusent les aménagements en province car d’après eux c’est anti écologique. Il faudra reprendre notre autorité dans ce pays pour flanquer la raclé aux enverdeurs qui sont contre toutes les solutions de bons sens pour la ruralité.

  2. Sécheresse ! Tous les ans on ressort la même alerte, ou la même chanson comme vous préférez. Est-ce que l’on ne pourrait pas nous dire la vérité ou si elle n’est pas certaine, faire une étude sur l’impact du remembrement. En effet, on a voulu agrandir les parcelles de la moitié Nord de la France. Pour y parvenir, supression des haies, des fossés et en même temps drainage des terres. Expliquez nous à quoi sert ce drainage. À absorber le trop plein d’eau qui ne suivait plus un cycle normal en empruntant les fossés et était freinée par les haies? (Il suffit de voir le ravinement des terres arables lors des gros orages pour se poser des questions, les anciens n’étaient pas si cons que nous).
    Si c’est effectivement le but qui était recherché, aujourd’hui avec les fortes chaleurs, après des hivers très pluvieux (même dans le Sud), dès les premiers rayons du soleil de printemps, sécheresse de surface bien avant l’été!
    Alors si les effets accélérés de la sécheresse sont effectivement dus aux techniques agricoles qui ont été décidées avec le remembrement pour l’agrandissement des parcelles et l’augmentation des rendements, nous ne pouvons plus revenir en arrière. Le coût pour supprimer le drainage (j’ai vu des kilomètres de tuyaux jaunes être enfouis profondément dans le Nord de la France dans les années 80/90, là où il y avait des pâtures, des haies, des pommiers), serait astronomique et nous n’avons plus les moyens.
    Sécheresse dans le Sud! Il y a des communes où 68 % de l’eau assainie ne parvient pas au robinet du consommateur à cause des fuites sur les réseaux fautes d’entretien des tuyaux (pourtant une part est retenue au consommateur pour l’entretien des réseaux). La moyenne de perte au niveau national doit se situer autour de 20%.
    Pour l’eau comme pour le reste c’est facile de stigmatiser le citoyen, mais que les responsables prennent leurs parts et agissent de leur côté pour chercher des solutions. J’en ai assez d’être surveillé pour voir si je n’arrose pas mes tomates en plein cagnard (à vrai dire, il faut vraiment être con pour le faire). Cessons de nous infantiliser.

    1. Vous avez raison, on stigmatise le citoyen qui n’est pas responsable des erreurs commises par les gouvernants. On nous culpabilise comme on le fait avec la climatisation qui « horrifie » la ministre de l’écologie pourtant bien au frais dans ses bureaux parisiens climatisés . Arracher les haies, combler les fossés… a été une erreur monumentale ! On en paie le prix mais toujours les mêmes à payer le prix et à être punis si on arrose mal les tomates du jardin.

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