VOTRE NOM D'UTILISATEUR

VOTRE EMAIL




J'ai déjà un compte
Chasse Passion
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié

Je n'ai pas encore de compte



Accédez au meilleur de Chasse Passion en vous inscrivant gratuitement en quelques clics


MOT DE PASSE PERDU
VOTRE EMAIL



A bientot
 

Les sangliers allemands restent hantés par la radioactivité de Tchernobyl

Dégâts de sangliers

Selon les données du ministère allemand de l’Environnement, la viande de sanglier prélevée dans les forêts bavaroises proches de la frontière tchèque affiche une contamination radioactive moyenne de sept mille becquerels par kilogramme, très au-dessus du seuil de commercialisation fixé à 600 Bq/kg en Europe. Alors que la contamination des cervidés a nettement reculé depuis la catastrophe de 1986, celle du sanglier demeure étonnamment stable, au point que les scientifiques ont fini par parler d’un véritable paradoxe.

Le taux de radioactivité mesuré dépasse largement les normes européennes.

Certains échantillons prélevés dans les forêts bavaroises atteignent plusieurs milliers de becquerels par kilo, soit près de dix fois la limite légale, alors que la demi-vie du césium 137 aurait logiquement dû diviser par deux sa concentration depuis l’accident.

C’est bien ce qui s’observe chez les cerfs et les chevreuils, dont les niveaux ont fortement chuté au fil des décennies, mais pas chez le sanglier, dont la chair conserve des taux presque inchangés depuis près de quarante ans.

Une lente migration du césium dans les sols forestiers explique cette anomalie.

A lire aussi : Obligation d’utiliser une application mobile à la chasse : le tout numérique recule en Espagne

Contrairement aux terres agricoles régulièrement labourées, le sol forestier n’est jamais retourné, si bien que l’isotope radioactif progresse verticalement à la vitesse d’à peine un millimètre par an, selon les travaux du professeur Georg Steinhauser et de l’université de Hanovre.

Les truffes de cerf, ces champignons souterrains dont le sanglier raffole en hiver, se situent justement entre vingt et quarante centimètres de profondeur, à l’endroit même où le front de contamination arrive seulement aujourd’hui.

Le saviez-vous ?  Belgique : un loup tue un chien

Une étude publiée dans Environmental Science & Technology, menée sur quarante-huit échantillons prélevés dans onze districts bavarois entre 2019 et 2021, a même établi qu’une partie de cette pollution provient des essais nucléaires atmosphériques des années 1950 et 1960, jusqu’à 68 % dans certains cas, et non de Tchernobyl seul.

L’Allemagne reverse ainsi chaque année près de 500 000 euros d’indemnités aux chasseurs contraints de détruire leur gibier, et le phénomène ne se limite pas à la Bavière puisque la moitié des sangliers prélevés dans le canton suisse des Grisons dépassent eux aussi les seuils sanitaires. Il faudra sans doute encore attendre plusieurs décennies avant que ce discret héritage du siècle passé ne finisse par s’effacer des sous-bois.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIÈRES VIDÉOS CHASSE PASSION

Actualités de la chasse

monoculaire

Vidéos de chasse

Petites annonces

×