Six hommes rattrapés par des vidéos compromettantes comparaissaient en appel jeudi 4 juin à Bourges pour braconnage de nuit dans le Cher. L’avocate générale a requis des peines allant jusqu’à quatorze mois de prison avec sursis, mais le dossier reste fragile, soumis à une guerre de procédure sur la légalité des preuves.
Des images qui ont forcément choqué les parties civiles.
L’audience a donné lieu à la projection des enregistrements saisis, et on comprend pourquoi les parties civiles ont fait le déplacement.
On y voit les six prévenus, âgés de 24 à 43 ans, poursuivre en 4×4 des daims, des cerfs et des marcassins dans la nuit du 25 février 2025 avant de poser avec les animaux tués.
L’OFB avait ouvert l’enquête en 2023 après avoir repéré des traces de circulation dans des zones naturelles interdites aux véhicules, les faits s’étant finalement étalés jusqu’en 2025.
Parmi les prévenus se trouvait un responsable d’équipage de vénerie, ce qui n’a manifestement pas laissé Pierre-François Prioux indifférent.
Le président de la Société de vénerie, lui aussi partie civile avec les Fédérations du Cher et de l’Indre, a tonné que de tels agissements étaient incompatibles avec l’éthique cynégétique.
L’avocate générale a requis 5 à 14 ois de prison avec sursis, des suspensions de permis de chasse, de port d’armes et de permis de conduire, ainsi que des amendes allant de 1 000 à 4 000 euros.
Une procédure fragilisée dès le départ.
La défense a une nouvelle fois joué la carte procédurale, contestant la légalité des pièges photographiques déployés par l’OFB sans autorisation du procureur de la République.
L’argument avait déjà fonctionné en première instance : fin avril 2025, le tribunal de Châteauroux avait prononcé la nullité de la procédure, entraînant la relaxe des six hommes. Les parties civiles avaient alors interjeté appel.
À Bourges, les avocats de la défense ont maintenu leur position et réclamé une nouvelle relaxe. Le délibéré a été renvoyé au 1er octobre.
L’un des prévenus, Parisien de son état, a tenu à préciser qu’il s’était mis en retrait dès qu’il avait vu des animaux tués. La cour dira si cette prise de distance tardive suffit à le sortir du groupe.










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Une réflexion sur « Braconnage en Sologne : les six prévenus seront fixés en octobre suite au procès en appel »
Interception de communication téléphoniques, d’images, de messages etc nécessitent l’autorisation écrite d’un magistrat. Dans le cas contraire attendez vous à être écouté, surveillé, filmé à votre insu par n’importe quel rigolo. Nous verrons bien ce que la Cour en dira. Au passage, je suis surpris que les super OPJ de la police de l’environnement n’ont pas demandé l’autorisation. Cela voudrait dire qu’ils enquêtaient sans en avoir averti le Procureur de la République. Eux qui sont si prompt à demander le soutien et l’assistance de la gendarmerie pour contrôler les chasseurs, n’ont pas demandé de soutien pour cette enquête? Ils auraient probablement évité l’erreur.