VOTRE NOM D'UTILISATEUR

VOTRE EMAIL




J'ai déjà un compte
Chasse Passion
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Mot de passe oublié

Je n'ai pas encore de compte



Accédez au meilleur de Chasse Passion en vous inscrivant gratuitement en quelques clics


MOT DE PASSE PERDU
VOTRE EMAIL



A bientot
 

Écrevisses de Louisiane : le préfet de l’Indre sanctionné pour avoir voulu lutter contre une espèce invasive envahissante

écrevisse de louisiane

Le tribunal administratif de Limoges a annulé un arrêté du préfet de l’Indre qui visait à endiguer la prolifération de l’écrevisse rouge de Louisiane par la collecte et la commercialisation. Une victoire judiciaire obtenue, entre autres, par la fédération départementale de pêche, ce qui ne manque pas de soulever quelques questions.

Le préfet tente le pragmatisme et se fait retoquer.

L’écrevisse rouge de Louisiane est un véritable fléau pour les milieux aquatiques. Présente dans l’Indre depuis 2007, elle modifie en profondeur la végétation des mares, déséquilibre la chaîne alimentaire locale et ne cesse d’étendre son territoire, notamment dans la Brenne.

Concrètement, elle détruit ce qu’elle colonise. Face à cette situation, le préfet de l’époque, Thibault Lanxade, avait pris le 3 mai 2024 un arrêté autorisant la capture de ces crustacés pour les orienter vers la transformation alimentaire ou la destruction pure et simple.

L’idée paraissait enfin être une mesure de bon sens. On attrape l’espèce envahissante, on la retire du milieu, on en fait éventuellement un produit commercialisable. Sauf que la méthode, visiblement, posait problème.

A lire aussi : Braconnage : dix-sept trafiquants de civelles condamnés à plus de 1.500.000 euros d’amende

La Fédération de l’Indre pour la pêche et la protection du milieu aquatique, accompagnée de l’association Indre Nature, a contesté l’arrêté devant le tribunal administratif de Limoges.

Leur argument principal tenait au risque de dispersion de l’espèce lors des opérations de piégeage et de transport, ainsi qu’à l’absence de consultation publique préalable.

Le tribunal leur a donné raison dans un jugement du 22 janvier 2026, rendu public récemment. Les magistrats ont estimé que l’arrêté avait une incidence environnementale évidente et qu’il aurait dû faire l’objet d’une participation citoyenne.

L’urgence invoquée par la préfecture n’a pas tenu, les juges relevant que l’écrevisse prospère dans le département depuis près de vingt ans.

Une fédération de pêche qui combat la lutte contre une espèce destructrice pour les milieux aquatiques.

C’est là que l’affaire devient intéressante. On parle d’une fédération dont la mission inclut la protection du milieu aquatique. Or, l’écrevisse rouge de Louisiane ravage précisément ces milieux.

Le préfet proposait de réduire la population de cette espèce invasive, et c’est la fédération de pêche qui s’y oppose. Forcément, on s’interroge.

Les associations mettaient en avant le fait que le piégeage par nasse manque de sélectivité et pourrait paradoxalement favoriser le développement de l’espèce ciblée. Elles plaidaient plutôt pour des mesures de restauration des milieux naturels.

Sur le plan juridique, leur raisonnement s’est avéré solide. Le parcours a d’ailleurs été long avec un premier référé-suspension rejeté le 16 juillet 2024 faute d’urgence caractérisée, avant qu’un examen au fond par trois magistrats aboutisse à l’annulation de l’arrêté pour procédure irrégulière.

L’État a été condamné à verser 1 800 euros de frais de justice aux requérants.

Reste la question de fond, qui demeure entière. L’écrevisse de Louisiane continue de proliférer dans l’Indre, et personne ne semble encore s’accorder sur la bonne manière de s’en débarrasser.

8 réflexions sur « Écrevisses de Louisiane : le préfet de l’Indre sanctionné pour avoir voulu lutter contre une espèce invasive envahissante »

  1. pas besoin d escrolos dans cette affaire la fédération de pèche peut se targuer de sa réussite
    pauvres pêcheurs tout comme les chasseurs un seul un intérêt la cotisation afin de continuer a profiter de notre naiveté

  2. L’espèce est invasive mais de qualité culinaire à l’identique du crabe bleu en Méditerranée : le problème devrait donc être facile à résoudre mais non !!!!!! Peut être faut il attendre que les dégâts de l’invasion deviennent irréversibles alors ensuite des budgets seront débloqués , les têtes pensantes apporteront une solution qui nous coûtera le pognon que nous n’avons plus . Au lieu de rebondir sur une situation se coucher devant la difficulté ne résoudra pas le sujet , d’ailleurs en atteste la situation économique de notre beau pays . ( taxer plus plutôt que de travailler plus)

  3. Bonjour, vous comprenez pourquoi on est foutu en France, voilà un exemple !Le bon sens à disparu!et quand il tente de réapparaître, on lui met des bâtons dans les roues .

    1. Voilà des gens qui se prétendent pêcheur et qui protègent des animaux qui n ont rien a faire chez nous, comme vous dîtes ou est passé ce bon sens que nos anciens,beaucoup plus près de la nature mettaient en pratique.

    2. Je n’ai que 78 ans et j’avoue que, pendant ces années écoulées, j’ai vu la France s’effondrer,
      Retraité de la fonction publique et ancien agent assermenté de l’état je ne reconnais plus notre système judiciaire !
      Il nous était demandé, pendant nos fonctions, d’être « apolitique », indépendant vis à vis de l’adversité, d’agir dans le respect de l’état et de ses fonctions, bien évidemment de faire appliquer la loi et de gérer les crédits (déjà rares) en « bon père de famille !!!
      je constate que les tribunaux ont balayé ces principes « ringards » pour n’appliquer que la loi qui leur convient avec une bonne part de choix personnel,
      On voit ce qu’il en découle : perte de bon sens, décisions incompréhensibles, marche arrière dans les décisions, protection des justiciables à 2 vitesses, peines au minimum pour certains alors qu’il faudrait faire respecter la République, arrivée de casseurs de tous types qui se sentent « protégés », minorités (écolos et ethniques) mis sous globes, etc … etc …
      Pauvre France !!!

  4. Jouer sur le côté ludique et nutritif de la pêche aux écrevisses serait une bonne politique des AAPPMA. En créant une carte journalière écrevisses à un tarif plus abordable qu’un permis pêche journalier qui est hors de prix pourrait financer un renforcement des contrôles sur cette activité. Y a-t-il vraiment une volonté de contrôler leur expansion?

    1. Je suis de votre avis, la Fédération de pêche se tire de balle dans le pied. Lorsque l’on connaît l’expension de cette espèce « invasive » et l’impact sur le milieu, c’est totalement ubuesque. Il en va ainsi à la pêche comme à la chasse

  5. Les arguments de la fédération de pêche sont stupides.
    Même s’ils ont porté au tribunal, les protocoles de pêches et de transports sont clairs.

    Bref encore des conservateurs qui supportent pas l’innovation SURTOUT QUAND CA VA DANS LE BON SENS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

DERNIÈRES VIDÉOS CHASSE PASSION

Actualités de la chasse

monoculaire

Vidéos de chasse

Petites annonces