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La filière venaison en passe d’être reconnue dans le cadre du projet de loi sur la souveraineté agricole

Le débat autour de la valorisation du gibier sauvage a franchi une nouvelle étape à l’Assemblée nationale avec l’adoption de l’amendement n°1128, déposé le 15 mai 2026 dans le cadre du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles. Défendu par plusieurs députés engagés et notamment Eddy Casterman sur les questions rurales et cynégétiques, ce texte vise à reconnaître pleinement la filière gibier comme un levier économique et alimentaire pour les territoires.

Dans son exposé sommaire, l’amendement souligne la nécessité de permettre à la « valorisation du gibier sauvage » d’être intégrée aux futurs « projets d’avenir agricoles ». L’objectif est clair : donner à la venaison — viande issue du gibier — une place plus importante dans les circuits alimentaires français, alors même que la demande progresse dans la restauration, les circuits courts et certaines collectivités locales.

Les défenseurs du texte estiment que cette reconnaissance officielle pourrait structurer une filière encore jugée trop éclatée. Aujourd’hui, de nombreux acteurs dénoncent des contraintes sanitaires et administratives qui freinent la commercialisation du gibier français, obligeant parfois les professionnels à importer de la viande venue d’Europe de l’Est alors que les populations de sangliers et de cervidés augmentent sur le territoire national. Plusieurs auditions parlementaires menées depuis le début de l’année 2026 ont mis en avant l’importance d’organiser les circuits de collecte, de transformation et de distribution.

L’adoption de cet amendement intervient dans un contexte politique particulièrement tendu autour du projet de loi d’urgence agricole. Le texte du gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté alimentaire française tout en simplifiant certaines normes agricoles. Mais plusieurs associations environnementales et de défense animale dénoncent déjà une orientation trop favorable aux activités de chasse et aux filières intensives. Certaines ONG craignent notamment une dérégulation progressive du secteur et une banalisation accrue du piégeage ou de la commercialisation du gibier.

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Du côté des organisations cynégétiques, cette adoption est perçue comme un signal positif envoyé au monde rural. Les fédérations de chasseurs rappellent régulièrement que la filière représente des milliers d’emplois indirects et participe à l’entretien des territoires. Elles défendent également l’idée d’une consommation locale et durable du gibier sauvage, considérée comme une alternative aux importations de viande.

Reste désormais à savoir si cette mesure sera maintenue lors de la suite de l’examen parlementaire au Sénat. Mais pour les acteurs de la filière gibier, l’adoption de l’amendement 1128 constitue déjà une première victoire politique majeure.

2 réflexions sur « La filière venaison en passe d’être reconnue dans le cadre du projet de loi sur la souveraineté agricole »

  1. Nous importons de la venaison d’Europe de l’Est. Pour mémoire les pays baltes, la Macédoine, la Bulgarie, la Biélorussie, la Russie etc.. sont contaminés par la peste porcine Africaine ; et si je ne m’abuse il y a une augmentation de plus de 70 pour cent des cas de contamination entre 2024 et 2025. A priori, concernant la PPA, aucune circulation de viande de porc et en l’occurrence de sangliers ne doit être autorisée pour protéger les espaces sains, il n’y a pas de cas de PPA en France. Elle est à nos portes en Espagne et en Italie. Ce serait intéressant de connaître la quantité de viande de sanglier qui entre en France provenant des zones contaminées.
    Un amendement sur la loi d’urgence agricole permettrait de développer une filière viande de gibier en France. Plusieurs associations environnementales et de défense animale dénoncent cette éventuelle ouverture vers un marché de venaison française et sont contre, car trop permissive pour la chasse. Les apprentis sorciers de l’escrologie préfèrent que l’on importe de la venaison. Attendons nous dans cette période de précampagne présidentielle que l’affaire passe à la trappe. Quand bien même l’amendement serait voté attendons nous aux pires attaques de ces associations dont on ne sait jamais le nombre d’adhérents. Il faut craindre qu’au moins une de ces adhérentes aux cheveux verts et bleus (c’est le profil des idées qui veut cette fantaisie) arrivée comme par enchantement à l’OFB se dresse probablement contre le développement d’une filière de viande de gibier.

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