Les sociétés de chasse du Gers dans l’impasse face aux coûts des dégâts de sangliers

Par Nicolas Liégeois | 22 mai 2024 à 12h09 25
Les sociétés de chasse du Gers dans l’impasse face aux coûts des dégâts de sangliers
Laisser un commentaire
Commenter

Les dégâts causés par les sangliers sont à l’origine de bien nombreuses problématiques d’ordre économiques. Si les premiers touchés directement par ces dégâts sont les agriculteurs, les chasseurs aussi sont confrontés à des difficultés qui pour certains, mettent en danger la pérennité de leur société de chasse.

Dans le Gers, des sociétés de chasse ne savent pas comment payer.

Plusieurs sociétés de chasse se sont rassemblées pour s’entretenir avec les dirigeants de la Fédération des chasseurs du Gers afin d’expliquer que la situation est périlleuse en ce qui concerne leurs finances.

La Fédération des chasseurs du Gers a voté un appel de fonds auprès des associations de chasseurs d’un montant de 1000 euros afin de pouvoir répondre aux indemnisations de dégâts causés par le grand gibier.

Les sociétés de chasse n’ont pas toutes les moyens de sortir 1000 euros de la sorte et un entretien a donc été demandé avec le Président de la FDC.

Pour certaines associations qui ne comptent qu’une dizaine de membres, la cotisation demandée ne dépasse pas les 50 euros, de quoi tout juste financer les charges habituelles mais pas de sortir 1000 euros du jour au lendemain de leurs caisses.

A lire aussi : Les dégâts de sangliers toujours au centre de la fronde des chasseurs en Dordogne

Augmenter drastiquement les cotisations communales serait contraire à l’état d’esprit de certains administrateurs qui militent pour une chasse accessible.

Les représentants des associations ont donc demandé si cet appel de fonds pouvait être annulé mais la Fédération du Gers a répondu par la négative. La Fédération doit pouvoir répondre aux attentes financières qu’on lui accorde, sans quoi, la préfecture pourrait décider de sa mise sous tutelle.

La Fédération pointe du doigt des cotisations trop faibles et un manque d’initiatives.

Les sociétés de chasse ont semble-t-il été vivement recadrées par les représentants de la Fédération.

Impossible pour la Fédération de faire des exceptions, sans quoi, toutes les associations vont tenter de se défiler et les fonds ne seront jamais collectés.

La FDC se défend en expliquant que cette mesure a été votée lors d’une assemblée mais que les chasseurs concernés ne s’intéressent pas aux débats quand ils ont lieu et ne votent pas.

Le fait que les sociétés de chasse refusent d’augmenter leurs cotisations n’est pas concevable pour les responsables fédéraux. Tous les loisirs ont un coût et la chasse n’est aujourd’hui pas différente des autres disciplines.

Quand bien même, la cotisation ne devrait pas évoluer, il existe des façons de faire entrer de l’argent dans une société de chasse comme l’organisation d’un repas, la préparation et la vente de la venaison, etc.

Visiblement, le discours des uns et des autres est resté le même tout au long de l’entrevue mais personne n’a tenté de faire un pas en avant.

La Fédération est manifestement restée sur ses positions, estimant que les chasseurs devaient mettre la main au portefeuille et revoir leur copie sur leur manière de gérer leurs comptes.

Du côté des associations, certaines affirment mettre leurs comptes en standby le temps de voir si une solution pouvait être trouvée. Si ce n’est pas le cas, des bureaux entiers décideront de démissionner et quelques-unes pourraient tout simplement disparaître.

Article mis à jour le 22 mai 2024 à 12h09

Vous avez aimé cet article ?

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières actualités de la chasse !

Commentaires

Rejoignez la discussion

Connectez-vous pour laisser un commentaire.