Actualité de la Chasse Chasse en France Un chasseur raconte : « si je chasse, c’est pour ma fille et...

Il est à peine 19h ce dimanche que Mickaël a déjà rangé toute ses affaires de chasse, non sans une petite pointe d’amertume cette année. Agé de 53 ans, « Micka » est pourtant ce que l’on appelle un chasseur passionné.

Fils et petit fils de chasseur,  il a passé son permis de chasse dès l’âge de 16 ans. Ses meilleurs souvenirs sont soit gravés dans sa mémoire, soit s’écrivent actuellement. En effet, la chasse est une passion qui se partage, entre amis bien sûr, mais aussi en famille.

Cet amour de la chasse est ancré en lui depuis aussi loin que ses souvenirs remontent. Ce sont ces images d’ouverture générale et de tableaux de chasse bien fournis ou perdreaux mélangés aux lièvres, faisans et parfois quelques canards qui venaient les colorer un peu plus. Micka avait 7 ou 8 ans et c’était l’âge de l’insouciance, pour ces aînés également qui pouvaient encore pratiquer leur passion « l’esprit libre », sans une forme de boule au ventre.

Aujourd’hui Mickaël vient de vivre sa 37eme ouverture de la chasse mais elle a une saveur particulière, un mélange de bonheur et une forme d’angoisse. « Je me rappelle qu’avant on pouvait chasser plus facilement, sans avoir peur de se tromper de date, sans avoir peur d’avoir oublié un bracelet de lièvre ou de faisan, et surtout sans se dire qu’à tout moment on risquait de tomber sur un hurluberlu prêt à se chiffonner avec nous parce qu’il déteste la chasse« .

Pourtant cette année pour la 2eme fois, sa fille va l’accompagner, elle a tout juste 16 ans et pourra chasser seule, l’année dernière elle était encore en chasse accompagnée. « C’est merveilleux de pouvoir chasser avec ma fille, je grave des moments qui sont essentiels à ma vie et, je crois, à la sienne« . Mais alors pourquoi cette amertume dans les propos de Mickaël ? « Peut-être parce que j’ai vieilli et que je suis moins excité par l’ouverture, mais j’ai l’impression que ce n’est plus aussi simple qu’avant de chasser » avant d’ajouter « les réglementations sont nécessaires mais tellement nombreuses, si au moins il y avait une certaine forme d’uniformité nationale« .

Et puis vient le sujet des opposants qui le préoccupe particulièrement : « On est pointés du doigt, stigmatisés de plus en plus, et c’est d’ailleurs exactement ce que recherchent les anti-chasse, pourtant on ne fait rien de mal bien au contraire, mais cela finit par peser sur le moral » confie-t-il.

Pour autant, Mickael n’a pas l’intention d’arrêter la chasse. Si son bonheur ne se trouve plus forcément dans le fait de tirer un faisan ou une palombe, il se retrouve bel et bien dans le plaisir de voir sa fille s’épanouir au milieu de la nature : « Elle rayonne de bonheur quand elle est dans les champs ou dans les bois, peu importe la météo, et je ne parle pas de quand « Gribouille » notre épagneul ramène une pièce de gibier, c’est l’extase pour elle, et forcément pour moi aussi« .

Mickaël nous l’a redit, jamais il n’arrêtera la chasse. On vit des moments pas simples actuellement, mais le désir et le besoin de transmettre restent intacts. Cette passion ancrée dès le plus jeune âge dans le cœur des hommes et des femmes sera toujours plus forte que la volonté de nuire de certains.

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