Le sanglier s’invite de plus en plus souvent dans les espaces verts et les quartiers périphériques de Haute-Garonne. La Fédération des chasseurs du département a décidé de prendre le problème à bras-le-corps avec un dispositif voué à inclure la présence du sanglier dans le quotidien des habitants.
Le projet Oc’Sanglier mise sur la pédagogie de terrain.
Le sanglier n’est plus cantonné aux lisières forestières et aux zones agricoles. Sa capacité d’adaptation lui a permis de coloniser progressivement les espaces périurbains, friches en tête, où il trouve nourriture et tranquillité.
Compost mal protégé, jardins irrigués et déchets accessibles aux abords des villes offrent involontairement tout ce dont il a besoin.
Face à cette réalité, la cohabitation s’improvise rarement et les tensions entre riverains et animal peuvent vite dégénérer. C’est ce constat qui a conduit la FDC31 à structurer une réponse coordonnée avec les communes de Haute-Garonne, plutôt que de laisser chaque habitant gérer la situation à sa manière.
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C’est d’ailleurs par le concret que la FDC31 entend changer les comportements. Des panneaux informatifs ont d’ores et déjà été posés à Ramonville-Saint-Agne, aux entrées du bois de Lapeyrade et du parc de la Soule, pour expliquer aux promeneurs pourquoi le sanglier fréquente ces zones et comment éviter les mauvaises rencontres.
Tenir son chien en laisse, rester sur les sentiers, ne pas jeter de déchets au sol : des réflexes simples, mais visiblement pas encore acquis par tous.
Des flyers et des affiches ont également été distribués auprès des communes partenaires.
Ils rappellent les gestes à adopter à domicile, de la gestion du compost au choix des clôtures, en passant par les pratiques d’arrosage qui peuvent, sans qu’on y pense, attirer ces animaux à proximité des habitations.
Transformer les friches, c’est aussi éloigner le sanglier des villes.
Le projet de la Fédération ne s’arrête pas à la communication. Elle travaille également sur la transformation de friches urbaines en prairies, des milieux structurellement moins favorables à l’installation du sanglier.
Une approche préventive que Shania Coulson, technicienne environnement à la FDC31, a détaillée sur Radio2 l’Hers, en soulignant qu’agir sur l’habitat reste une solution durable là où les panneaux ne suffisent pas.
On aurait pu attendre ce type d’initiative d’une collectivité ou d’une association naturaliste mais c’est encore une fois la Fédération des chasseurs qui ouvre la voie.

















