Chaque année en avril, la fédération des chasseurs du Doubs mobilise ses équipes sur l’ensemble du département pour recenser les chamois, à la demande de la préfecture. Le résultat conditionne directement le plan de chasse de la saison prochaine, ce qui énerve déjà d’avance l’ASPAS qui conteste cette chasse aux chamois.
Un comptage méthodique sur 453 secteurs.
Le 23 avril 2026, les chasseurs sillonnaient les hauteurs de Besançon au petit matin, carnets en main, pour consigner chaque chamois aperçu.
L’opération couvre 453 secteurs du département et repose sur une logique de tendance, pas de précision absolue.
Dénombrer exactement une population sauvage, c’est illusoire, reconnaît le directeur départemental des territoires Benoit Fabbri auprès de France Info.
Ce que les chasseurs ramènent du terrain, ce sont des indices qui alimentent la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, instance où siègent forestiers, agriculteurs, scientifiques et naturalistes.
Le plan de chasse sera connu d’ici fin mai ou début juin et il est intéressant de noter que le chamois était absent du Doubs il y a trente à trente-cinq ans.
Ce dernier a depuis colonisé l’ensemble du département et sa population progresse significativement depuis cette période.
Une légère baisse observée ces deux dernières années a conduit la préfecture à réduire les prélèvements de moitié, jusqu’à un plafond de 451 chamois en 2025.
L’ASPAS monte au créneau contre le plan de chasse.
Du côté de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), on ne décolère pas.
Les anti-chasse estiment en effet que les quantités abattues sont invraisemblables, au regard d’effectifs qu’ils jugent très mal connus.
Pour l’association, le lynx assure déjà la régulation naturelle de l’espèce, et les 312 chamois tués l’an dernier ne répondaient à aucune nécessité écologique.
Une position difficile à comprendre quand on sait que les populations de lynx sont justement en difficulté et que des lâchers sont prévus d’ici 2027 afin de renforcer les effectifs.
Le préfet du Doubs assume quant à lui une position inverse : le chamois est une espèce chassable, les prélèvements soulagent les forêts et les quotas s’adaptent aux tendances observées.
L’ASPAS aura beau s’agiter, le plan de chasse sera arrêté dans les prochaines semaines car la chasse reste bel et bien une nécessité.










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4 réflexions sur « Les chasseurs comptent les chamois tandis que l’ASPAS attaque déjà le plan de chasse »
En dehors de compter le pognon qu’ils touchent grâce à nos impôts, ils ne savent pas ce qu’est un comptage d’animaux. Contester est chez eux la vraie nature…
Interdire , contester , ramasser des subventions et des dommages et intérêts .
Voilà ce que font ces parasites .
Quand va t’on arrêter de financer ces assos qui ne contribuent à rien ?
En 2027 si vous ne vous trompez pas de bulletin de vote.
👍