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Sangliers dans les rues de Montpellier : des battues administratives après l’interdiction de la chasse

En 2020, la mairie de Montpellier interdisait la chasse sur ses terrains municipaux. En avril 2026, la préfecture de l’Hérault organisait une battue avec escorte policière pour réguler les sangliers qui squattent les résidences. Le lien entre les deux n’est évidemment pas une coïncidence et les chasseurs avaient déjà sonné l’alarme à l’époque.

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Une décision idéologique aux conséquences prévisibles.

En décembre 2020, le maire élu sur une alliance PS/EELV, résiliait les conventions de chasse sur plusieurs hectares de terrains municipaux.

Son adjoint au bien-être animal, Eddine Ariztegui, premier élu du Parti animaliste à siéger au conseil municipal de Montpellier, avait d’ailleurs porté la mesure avec enthousiasme.

La Fédération des chasseurs de l’Hérault avait alors logiquement annoncé qu’elle ne participerait plus aux opérations de régulation des sangliers sur les secteurs concernés.

Dès le printemps 2021, les premiers dégâts agricoles consécutifs à cette décision étaient documentés.

62 chasseurs et des policiers pour réparer les dégâts.

Le 12 avril 2026, c’est la préfète de l’Hérault qui a mandaté les lieutenants de louveterie pour une battue administrative couvrant les secteurs du lac des Garrigues, du Martinet, des Hauts de Massane et de la Mosson-la Paillade.

Police municipale, police nationale et gendarmerie ont donc sécurisé le périmètre car il a été nécessaire de déployer un dispositif d’envergure pour assurer des prélèvements de sangliers.

Au total, 62 chasseurs postés, 17 piqueurs avec leurs chiens et un chef de battue ont été mobilisés pour prélever 29 sangliers.

Le saviez-vous ?  Battue aux sangliers au Golf du Touquet : il est conseillé d'éviter le secteur ce mercredi

Des sangliers qui, selon les recherches du CEFE du CNRS, s’installent durablement en ville parce qu’ils y trouvent nourriture et couverture, notamment nourris par certains riverains.

Il va falloir arrêter de croire que lorsqu’on attrape un rat dans une maison, il suffit de le relâcher dehors pour en être débarrassé… Si le sanglier prolifère près de certains quartiers de Montpellier et de la Métropole, ils ne restent pas dans leurs hectares…

On a interdit la chasse d’un côté pour des raisons idéologiques mais on mobilise désormais deux forces de l’ordre et plusieurs dizaines de chasseurs pour gérer ce que la régulation ordinaire aurait pu clairement éviter, c’est une situation que les chasseurs du département sauront apprécier à sa juste valeur.

17 réflexions sur « Sangliers dans les rues de Montpellier : des battues administratives après l’interdiction de la chasse »

  1. Tout à fait d’accord pour que les chasseurs ne participent pas à une opération de destruction ordonnée par l’administration sur des terrains dont ils ont été exclus. C’est une position cohérente.

    Mais que se passe-t-il alors ?
    Les sangliers continuent à se reproduire sans régulation efficace, leur présence s’installe durablement et les dégâts ne cessent d’augmenter — en particulier les dégâts agricoles.

    Et au final, qui paie ?
    Les chasseurs, et uniquement les chasseurs, à travers les mécanismes d’indemnisation.

    Quant aux autres conséquences — accidents de la route, dégâts matériels divers — ce sont les assurances individuelles qui prennent le relais… quand elles le permettent.

    On se retrouve donc dans une situation paradoxale :
    ceux qu’on écarte de la gestion sur certains territoires restent malgré tout ceux qui en assument les conséquences financières.

    1. Refuser d y participer, augmentation des dégâts et des collisions, éventuellement refuser d indemniser a proximité des endroits interdits a la chasse et vous allez voir qu ils vont vite accepter de se mettre autour d une table pour négocier (chasseurs, agriculteurs,maire, assureurs).les catalans l ont fait et ont très vite obtenus des avancées sur leurs revendications.c est certainement un des principal mode de pression.tout propriétaire a parfaitement le droit d interdire le piégeage,la chasse mais est responsable des dégâts causés par les animaux su il héberge.

      1. Oui, je suis d’accord avec vous, mais sur le terrain, cela ne se passe pas ainsi.

        J’ai démissionné de mon poste de président d’ACCA, faute d’avoir été entendu sur cette problématique. J’avais sollicité Mme le maire afin d’organiser une réunion réunissant l’ensemble des parties concernées (administrations, agriculteurs, OFB, FDC de la Vienne, services des routes, etc.), mais celle-ci n’a jamais pu se tenir durant ma présidence.

        Quelques jours après ma démission, j’ai appris qu’une réunion avait finalement eu lieu… sans moi, naturellement. Après plusieurs demandes, j’ai pu obtenir le compte rendu, dans lequel j’ai constaté que ni ma fédération ni l’OFB n’avaient été conviés. En revanche, le nouveau président — agriculteur non chasseur, n’ayant jamais passé le permis de chasser — était présent, malgré une méconnaissance évidente des problématiques et des secteurs concernés. Et, selon ses propres propos, ma présence n’était pas souhaitée… la vérité dérange parfois.

        Lors de cette réunion, les représentants de la DDT ont simplement réitéré ce qu’ils m’avaient déjà indiqué par écrit : l’ACCA disposerait de tous les outils nécessaires pour réguler les sangliers sur son territoire (la fameuse « boîte à outils »).

        Les solutions existent peut-être sur le papier, mais leur mise en œuvre sur le terrain est une tout autre réalité. Certaines sont tout simplement inapplicables dans plusieurs secteurs, en raison de contraintes réglementaires strictes et de règles de sécurité que nous sommes tenus de respecter.

        Résultat : nous continuons à payer une taxe à l’hectare à la FDC pour des dégâts agricoles causés par des sangliers qui se réfugient sur des terrains où l’accès nous est refusé. Pendant ce temps, les collisions routières et ferroviaires, ainsi que les dégradations des biens publics, se poursuivent… dans une indifférence quasi générale.

    2. Effectivement je suis d’accord avec vous sur ce constat mais imaginons que les chasseurs cessent de payer pour des dégâts ou ils sont chassé (désolé pour la tournure de phrase). Légalement ils ne peuvent être tenu de payer vue qu ils ne peuvent reguler. Cette situation n est pas acceptable.

  2. Vue comment ils nous traite je les aurais laisser se débrouiller. Vous avez interdit la chasse c est votre problème maintenant dé****ez vous!!! Y en a marre de devoir faire des concessions tu veux de l’aide alors que tu galère pas fallait réfléchir avant. Quand un professionnel du terrain dit quelque chose et qu en face on l’écoute pas le gars s en va et c est normal faisons pareil.

  3. Tout a fait d’accord avec ces deux commentaires !!!! Chasseurs, on vous a chassé des terrains communaux, que les gens qui vous ont chassés « se démerdent » ; qu’ils y aillent eux chasser ces bestioles maintenant classées « indésirables ».
    Que vous voulez vous, en tant de guerre, ces chasseurs qui ne sont pas « rancuniers » les gens les traiteraient de collabos.
    Bonne soirée.

  4. les chasseurs collabos de la mairie qui interdit de chasser sur des terres communales méritent que les écolos se moquent d eux….a la première demande de ceux ci ils accourent….c est ce qu on appele des « cocus battus contents »

    1. Rien à voir avec les cocus, les sangliers te foutent la trouilles et si vous en prenez un en voiture, ca ne va pas vous mettre très bien, croyez moi.Ils dénoncent tout.

      1. Et oui,dégât plus collision,sont le principal mode de pression donc surtout pas intervenir des qu ils ont en ont besoin en plus pour ,se faire insulter après .laissez les se démer….et après on discute.

  5. Avis aux chasseurs participant à l’opération : cette municipalité gauchiste hors sol, bourrée d’idéologie, interdit la chasse sur plusieurs hectares communaux. Qu’est ce que vous allez foutre dans cette battue ? Laissez ces idéologues se démerder et souhaitez leur que les bêtes noires entrent dans leur maison. C’est tout ce qu’ils méritent.
    Chasseurs, la prochaine fois restez chez vous et ne venez pas pleurer si on vous empêche de chasser. A bon entendeur !

    1. Gustave,vous avez raison,entre nos dirigeants qui sont devenus des politiques,c est a dire,du bla bla,mais aucune action et notre manque de solidarité on est mal barré.le minimum serait de négocier une modification de ces interdictions en échange de ces actions.a ces chasseurs qui accourent, uniquement pour espérer tirer un animal ,réfléchissez parce qu une fois terminé ils vous critiquent sans cesse.

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