La Fondation Brigitte Bardot s’en prend au Game Fair, le plus grand salon de la chasse et de la nature en France, en ciblant notamment son nom anglophone. Un angle d’attaque qui révèle, au mieux, une méconnaissance du vocabulaire cynégétique de base.
Un procès d’intention bâti sur une erreur de traduction.
Le cœur de l’argumentaire de la Fondation repose sur l’idée que le mot « Game » évoquerait le jeu ou le divertissement, participant ainsi à une prétendue « banalisation » de la mort animale. C’est oublier, ou feindre d’ignorer, que « game », en anglais cynégétique, désigne le gibier.
Game bird, big game, game management… le terme irrigue depuis des siècles toute la littérature de chasse anglo-saxonne. Quant à « fair », il se traduit par foire ou salon, comme dans tant d’autres événements du genre.
Game Fair, c’est donc littéralement le Salon du Gibier.
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Le choix de ce nom anglais recèle d’ailleurs un double sens particulièrement bien trouvé. « Fair game » et « fair play » renvoient en anglais à des notions d’équité, de jeu honnête et de respect des règles, des valeurs que la chasse pratiquée dans les règles revendique précisément. Le nom du salon était donc tout sauf anodin, et certainement pas un euphémisme pour masquer quoi que ce soit.
On est donc très loin de l’explication fournie par la Fondation Brigitte Bardot sur ses réseaux :
🦌 Salon de la chasse : quand la mort des animaux devient un divertissement !
Ce week-end, le « Game Fair » se présente comme « le plus grand salon de la chasse et de la nature en France ». À travers une communication soigneusement orchestrée, la chasse y est présentée comme une… pic.twitter.com/BxFFVrc46w
— Fondation Brigitte Bardot (@FBB_Officiel) June 11, 2026
Un événement familial monté en symbole de violence.
Le communiqué s’attaque aussi à la dimension familiale et festive du salon, présentée comme une mise en scène dangereuse pour les plus jeunes.
L’idée que transmettre une pratique encadrée, réglementée et profondément ancrée dans la culture rurale Française constituerait un apprentissage de la violence a de quoi laisser perplexe.
Des millions de familles de chasseurs, de passionnés de nature et de gestionnaires de la faune sauvage fréquentent cet événement chaque année sans visiblement en ressortir dépourvus d’empathie.
La Fondation Bardot est libre de désapprouver la chasse mais elle serait surement plus crédible si elle le faisait sans déformer le sens des mots.









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