Un renard capturé à proximité d’un terrier de blaireaux déjà contaminé vient d’être testé positif à la tuberculose bovine dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est une première pour l’espèce dans ce département qui met en alerte les autorités sanitaires..
Un premier cas qui s’explique par la biologie de l’espèce.
Deux renards ont été capturés par des piégeurs agréés à proximité d’un terrier de blaireaux déjà identifié comme porteur de Mycobacterium bovis.
Les analyses ont confirmé l’infection de l’un des deux animaux.
La Fédération ne s’en dit pas totalement surprise : le renard est une espèce opportuniste qui fréquente régulièrement les terriers de blaireaux pour s’y abriter ou les réutiliser, ce qui en fait un candidat naturel à la contamination croisée.
A lire aussi : Grâce aux humains, le chacal doré échappe aux loups et s’installe en Europe
Des cas similaires avaient d’ailleurs déjà été signalés dans les départements voisins, notamment dans les Landes, en Gironde et en Dordogne.
145 communes sous surveillance et des piégeurs de plus en plus nombreux.
En 2025, pas moins de 145 communes du département sont intégrées au périmètre de prélèvement.
Sur 967 blaireaux analysés, 100 se sont révélés positifs. Les 33 renards et 12 ragondins examinés jusqu’alors n’avaient présenté aucun résultat positif, ce qui rend ce premier cas d’autant plus notable.
Derrière ces chiffres, un réseau humain qui ne cesse de se renforcer avec 158 piégeurs formés en 2024, 178 en 2025, et déjà 176 depuis le début de l’année 2026, dont une majorité d’agriculteurs.
Sans ce travail de terrain, ce cas serait passé inaperçu. C’est là tout le paradoxe d’une surveillance qui fonctionne puisque plus elle est efficace, plus elle trouve ce qu’on préférerait ne pas trouver.











![[VIDÉO] Les premières oies cendrées sont déjà de retour en baie de Somme](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/oies-cendrees-baie-de-somme-compressed.jpg)






2 réflexions sur « Tuberculose bovine : un renard infecté pour la première fois dans les Pyrénées-Atlantiques »
L’intérêt de former des piégeurs pour limiter les ESOD n’est plus à démontrer. Dans le cas présent, la tuberculose bovine serait un drame pour les régions qui fabriquent ces formidables fromages de montagne. Malheureusement, en France, chaque régions que ce soit en montagne ou en plaine, on fabrique des fromages et c’est bien là le problème. Dans l’hypothèse où une épizootie venait à se déclarer aucune zone ne serait à l’abri. On aura beau former tous les piégeurs que l’on veut, l’action sera limitée si les blaireaux, renards etc.. ne sont pas considérés comme des ESOD (nos opposants se battent partout pour enlever un maximum d’animaux de la liste) et maintenant et c’est prouvé avec le renard porteur de la tuberculose bovine.
Avec la PPA à nos portes côté Italien et Espagnol, maintenant (espérons un cas très isolé) un renard porteur du Mycobacterium bovis, je comprends que les éleveurs doivent être inquiets. Mais surtout les chasseurs et les piégeurs (généralement les mêmes) et ici les agriculteurs qui le sont très certainement prouvent encore une fois leur utilité. Nous formons, n’en déplaise aux enverdeurs un très grand réseau national de surveillance de la nature. Dans tous les milieux les chasseurs alertent dès qu’il y a une suspicion d’épizootie. Actuellement, ils sont en train de se battre sur le marais de Grand lieu pour éviter à nouveau le botulisme.
A part attaquer en justice pour faire interdire tout et n’importe quoi, que font les enverdeurs ?
Encore des problèmes sanitaire en perspective pour l’élevage.
Nos scientifiques vont encore nous pondre encore un vaccin inutile et surtout inéfficace.