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Un éleveur condamné à deux ans de prison et 10000 euros d’amende pour avoir empoisonné des loups

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Un jeune agriculteur de Lozère comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Mende pour la mort suspecte de plusieurs loups au sein d’un parc animalier voisin de son exploitation. Le verdict, rendu après plusieurs mois d’enquête appuyée sur des images de vidéosurveillance, vient clore une affaire restée longtemps sans explication.

Une mortalité suspecte a fini par révéler un empoisonnement.

Tout commence entre novembre 2024 et septembre 2025, lorsque le parc des loups du Gévaudan, à Saint-Léger-de-Peyre, enregistre une mortalité inhabituelle et longtemps inexpliquée parmi ses pensionnaires.

Les autopsies pratiquées sur les sept loups retrouvés morts révèlent pourtant la présence de mort-aux-rats, ce qui conduit la direction à équiper le site de caméras dès la fin 2024.

Les images permettent de remonter jusqu’à un agriculteur de 27 ans, à la tête d’une exploitation de 300 bovins jouxtant le parc.

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Celui-ci reconnaît avoir lancé à une dizaine de reprises des boulettes de viande empoisonnées en direction des loups, tous nés en captivité. « Le loup, il est partout, c’est ça le problème » va-t-il annoncer à la barre selon des propos rapportés par l’AFP.

De l’autre côté, l’un des responsables scientifiques du parc évoquera un « stress intense », chaque tournée d’inspection s’étant transformée en attente anxieuse de découvir un nouveau loup empoisonné.

Le tribunal a tranché entre la sévérité réclamée et la détresse invoquée par la défense.

Le procureur a rappelé l’existence d’un cadre légal autorisant l’élimination des loups responsables d’attaques sur les troupeaux, avant de souligner que les faits jugés s’en trouvaient exclus.

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Il avait réclamé deux ans de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende.

La défense a de son côté insisté sur la peur viscérale que continue d’inspirer le loup, même né dans un parc, pour expliquer le geste de son client.

Le tribunal a finalement condamné l’agriculteur à deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, une peine moins lourde que la réquisition mais qui sanctionne sans ambiguïté les dommages causés à une espèce encore protégée, de plus sur des animaux nés en captivité.

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