Les interpellations menées dans le cadre d’une enquête sur la destruction illégale de plusieurs loups ont conduit la FDSEA05 et les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes à sortir du silence. Sans se prononcer sur la procédure judiciaire, les deux organisations ont profité de l’occasion pour rappeler l’ampleur de la prédation que subissent les éleveurs du département depuis des années. Un chiffre suffit à mesurer la tension du moment, puisque plus de trois cents animaux ont déjà été recensés comme victimes depuis le début de l’année.
Une prédation devenue quotidienne pour les éleveurs.
Dans un communiqué diffusé le 31 juillet depuis Gap, la FDSEA05 et les Jeunes Agriculteurs des Hautes-Alpes indiquent avoir pris connaissance des interpellations réalisées dans le cadre de cette enquête, tout en précisant que la justice suivra son cours sans commentaire de leur part.
Les deux organisations insistent en revanche sur une réalité qu’elles jugent trop souvent reléguée au second plan, celle d’une pression de prédation devenue permanente sur les troupeaux du département.
Au 27 juillet, 103 signalements représentant 330 animaux ont été enregistrés, dont 85 attaques confirmées ou potentielles et 292 victimes, 98 % de ces attaques touchant des troupeaux pourtant protégés.
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Des alertes anciennes, une réponse jugée toujours insuffisante.
Les deux syndicats rappellent que certains élevages subissent des attaques d’une violence exceptionnelle depuis plusieurs années, à tel point que des dizaines de bêtes peuvent être tuées ou blessées en une seule nuit, avec des conséquences psychologiques et économiques que les éleveurs peinent à absorber.
Ils affirment alerter depuis longtemps sur l’insuffisance des moyens de protection mis à disposition, même si de récentes évolutions législatives destinées à faciliter certains dispositifs semblent leur donner raison.
La FDSEA05 et les JA05 réclament désormais une gestion plus pragmatique du loup, des moyens réellement efficaces et une capacité d’intervention rapide lorsque la survie des élevages est en jeu.

















![[Vidéo] Un homme menacé de mort après avoir parlé de tolérance entre chasseurs et promeneurs](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/09/panda-des-bois-compressed.webp)
19 réflexions sur « Dans les Hautes-Alpes, les syndicats agricoles dénoncent trente ans d’abandon face aux loups »
Pour ces syndicats agricoles aucunes mesures ne sera jamais suffisante. Un éleveur peut effectuer ou faire venir toute personne titulaire d’un permis de chasser pour effectuer un tir de protection de troupeau avec des moyens qui viennent d’être augmentés. Il peut demander à ce que des lieutenants de louveterie interviennent. En cas de prédation trop importante sur un troupeau la brigade anti-loups de l’ofb peut intervenir. Les moyens de protection sont pris en charge a 80% par l’état et même a 100% dans la zone centrale des parcs nationaux, que se soit le salaire des bergers, les clôtures électrifiées, l’achat et l’entretien des chiens de protection. La formation de ces chiens est prise en charge par vivea pour les éleveurs. Encore faut-il qu’ils veulent bien faire ces formations et qu’ils utilisent correctement les moyens de protection alors que certains n’ont même pas de chiens de protection dans un département entièrement couvert par les loups ! En réalité, on peut donner toutes les mesures pour aider les éleveurs, ils ne cesseront de dire qu’elles sont insuffisantes car la seule chose qu’ils veulent, c’est l’erradication du loup
N importe quoi,un grand nombre d attaques s effectuent malgré les moyens de protection car pour être indemniser il faut avoir tout fait dans les règles.pour les tirs ,c est un peu plus compliqué car il faut faire des démarches,trouver un lieutenant de louveterie,pas toujours disponible car bénévole idem pour l ofb.enfin coût d UN loup évalué a 60000 euros ,bien sûr pour la collectivité,ce sont les gens comme vous qui devrez financer tout ça.
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Les moyens de protections sont souvent mal adaptés. Je peux vous citer une multitude d’exemples. Il y a bientôt 20 ans que je les utilise sur une multitude d’exploitations dans les zones a loups et quasiment pas de prédation. La DDT du Gard m’avait proposé de devenir médiateur loup avant de se rétracter sans explication valable après consultation d’un certain nombre d’organismes dont les syndicats ovins ou agricoles. Dans la nouvelle loi d’urgence agricole il était proposé d’indemniser les bêtes Prédatees sans avoir de chiens de protection. De plus 2 mesures suffisent, hors si les 3 mesures ne sont pas utilisés, clôtures électrifiées, chiens de protection, berger , cela crée une faille que le loup sait exploiter. Et le simple fait d’aller voir son troupeau parqué une fois par jour est considéré comme une mesure de protection !
Pour le tir de protection, il suffisait d’en faire la demande a la DDT, et maintenant une simple déclaration suffit.
Toute personne ayant un permis de chasse validé dans le département concerné peut effectuer les tirs de protection. Pas nécessaire de faire appel à un lieutenant de louveterie.
Bainier,donc la majorité des éleveurs sont des imbéciles,(voir des brebis éventrées, même pas dévorées,ils adorent),il faut absolument leurs donner des cours car le problème se pose partout où le loup est présent (espagne www Italie)pour le tir,il faut faire des démarches,faire constater qu il s’agit bien de loup car je n ai pas le droit de prendre mon arme et flinguer tous les loups qui s approchent.
De plus en plus d’études très poussées menées par des professionnels INRAE, CNRS et même l’OFB arrivent à la conclusion qu’en France la politique loup de protections des troupeaux a conduit à une impasse catastrophique en terme de modifications comportementales du loup qui est passé de prédateur nocturne furtif et craintif à prédateur sans peur attaquant le jour à la vue directe des hommes et allant jusqu’aux
bovins.
Si les premières décennies le grand gibier (cerf, chevreuils, mouflons, chamois, sangliers) était un proie facile car peu craintive n’ayant jamais été confrontée au loup, il a désormais appris à accroitre sa méfiance, à s’enfuir plus opportunément et à gagner des zones plus propices à sa survie.
Parallèlement le loup a donc plus de difficultés à les prédater et se reporte sur l’élevage ayant bien compris qu’il ne risquait rien même de jour et en présence humaine.
Il va donc falloir de plus en plus de tir de régulation pour « rééduquer »le loup afin qu’il retrouve sa crainte de l’homme. Cela demandera plusieurs années voire décennies
Parallèlement le coût des mesures de protection atteint des sommes insoutenables et l’élevage que l’on voudrait « bio » de pâturages naturels se transforme en élevage sous hangars (bergerie) à base de tout’ aliment importé et fourrage d’ensilage chimique.
L’agneau néo-zélandais restera démesurément concurrentiel aussi bien en coût qu’en qualité.
Bonjour @Pierre Boutin. Je disais dernièrement à propos d’un autre article sur le loup que je n’en avais rien à faire que le loup tue parfois un sanglier ou un chevreuil; en réponse à un pro-loups qui argumentait que nous ne voulions pas du loup parce qu’il mange le gibier. J’expliquais en même temps que nous constations, nous les chasseurs, qu’il y avait de moins en moins de prédation (par exemple les chevreuils sont souvent en petit groupe), le gibier se défend de mieux en mieux. Les sangliers qui sont tués sont de petits gabarits, moins gros qu’au début lorsque nous retrouvions les premières carcasses.
Alors, c’est certain à un moment là catastrophe sera là pour les éleveurs et dans toutes les Régions de France. Imaginez des troupeaux de SALERS complètement stressés après des attaques et la répercussion sur la qualité et la quantité des fromages et ça vaut pour toutes les espèces.
Malheureusement, il n’y aura pas de réaction pour le moment, nous sommes à la fin d’une gouvernance. Il faudra encore quelques années pour que la mesure de la catastrophe soit prise à sa juste valeur. Ensuite, il faudra des réactions.
Alors, je sais que je vais choquer certains bien pensants, mais j’espère que les chasseurs resteront éloignés de ce problème. Nous avons été tellement méprisés depuis ces 10 dernières années, mépris qui faisait déjà suite à plusieurs décennies d’attaques absolument lunaires et idéologiques, oui j’espère que les chasseurs resteront chez eux. La population de loups est volontairement sous estimée ou alors dans mon village ils se plaisent tellement qu’ils ne veulent plus en bouger. Dans un secteur nous en avons filmé la nuit 8 en file indienne. Derrière chez moi, j’en ai filmé 1. Il est là depuis un an. Et lorsque l’on me dit que le loup a un immense territoire, comme vous le dite, c’est certain il y a une modification du comportement.
Alors, pour ma part quand le moment viendra, et il viendra ce n’est qu’une question de temps. La carabine restera au fourreau et très bien fermé.
Pas sûr que je continu a échanger avec vous tellement votre commentaire est erroné. L’agneau néo-zélandais est forcément moins cher car il est élevé pour la laine mérinos et la viande est un sous produit, dans des exploitations xxl. Donc impossible d’être concurrentiel. Quant à la qualité, elle est très inférieure à celle française, car elle subit un traitement basé sur des expositions a des températures extrêmes pour la conservation au cour du transport qui la rend sans goût. ( En France on veut soit disant sortir des énergies fossiles, mais comme le pétrole n’enrichit pas assez les actionnaires , on a créé les fibres synthétiques a base de pétrole, et on a abandonné la laine, produit sain, qui coûte le salaire des tondeurs aux éleveurs qui ne savent plus quoi faire de la laine ! Eux qui préfèreraient vivre de leurs produits pourraient en tirer un revenu qui remplacerait des primes).
Le loup a toujours attaqué des grosses proies, c’est pas une évolution du aux moyens de protection. Il a toujours eu comme proies des cerfs, des sangliers jusqu’à 40 kg notamment dans les régions du sud où ils sont les plus nombreux et où ça devient leur proies de prédilection. Dans les pays nordiques, il attaque des bisons, des yacks, des caribous ou des élans. Et ce depuis tjrs.
Et dire que le loup attaque des animaux d’élevage car il c’est plus facile et qu’il ne craint pas l’homme est totalement lunaire. Un troupeau se protège entre autre avec des chiens de protection, en âge et en nombre suffisant par rapport aux nombre de loups. Les loups viennent et observent. Si ils voient qu’un troupeau est protégé par plusieurs chiens de protection, qu’il ne sont pas en nombre suffisant pour attaquer un chien ou deux, ils savent qu’ils prennent des risques de blessures voir de mort en attaquant le troupeau. Il préféreront prédater du sauvage qui ne présente pas de risques. Sans parler que si ils attaquent du bétail, ils risquent d’être tirés. Sauf dans certains cas particuliers, le loup craint l’homme. Même si il marque souvent un temps d’arrêt qd il le croise, il finit toujours par fuir.
Quand aux élevages qui se transforment en élevages en bergeries, je sais pas où vous habitez ! Je travail dans les alpes et les pre-alpes, là où il y a 90% de la population de loups en France. Tout les troupeaux paturent a l’extérieur. Dans la Drôme, de nombreux jeunes se lancent avec des parcours extérieurs et des chiens de protection. Dans la Crau, grande région d’élevage ovin, les troupeaux parurent a l’extérieur toute l’année quant ils ne sont pas en estive. Dans les Cévennes méridionales ou j’habite, les troupeaux paturent a l’extérieur toute l’année malgré la présence du loup. Alors, avant de faire des commentaires, ce serait bien de connaître un sujet
Bainier, sincèrement,un loup va dépenser de l énergie a courrir derrière un cervidé,prendre des risques devant un sanglier alors qu il a des ovins devant lui.oui le loup craint l humain,mais la protection totale lui fait perdre cette peur et nous avons des tas de témoignages qui le confirment.entre bergerie, clôture, chiens, indemnisation chaque loup coûte aux contribuables 60000 euros.pour l agneau néo-zélandais,il est moins cher,et malheureusement c est le porte monnaie qui guide le consommateur,peut importe les raisons,il aurait fallu une protection de nos dirigeants pour nos éleveurs.je connais un jeune qui s est lancé,il aime cette vie mais en tire très peu de revenu.chacun son truc.des que les préfets veulent prendre des mesures pour aider les éleveurs,les ong attaquent en justice ces arrêtés car ils en ont rien a faire des éleveurs.
Bainier,pour les moutons néo-zélandais, effectivement ils récoltent la laine, exportent dans le monde la viande d agneau (je présume qu elle ne doit pas être si mauvaise que ça)mais c est surtout grâce aux immenses étendues ,en herbe toute l année mais aussi a l absence de prédateurs,ils n ont pas le loup,et les troupeaux restent sans surveillance et en liberté.
Pas du tout de votre avis : le loup cible les proies aux capacités de fuite limitées et faciles à isoler. Attaquer des brebis ou des chèvres demande moins d’effort physique.
Vous dites que « le loup a toujours attaqué des grosses proies ». On ne vous dit pas le contraire. En Scandinavie et en Russie, les élans sont la proie principale des loups qui ciblent de préférence les jeunes, les vieux ou les individus affaiblis.
En Amérique du Nord, ce sont les caribous, très nombreux, qui constituent les proies essentielles chassées en meute.
En Amérique du Nord, ils peuvent s’attaquer aux bisons mais visent dans ce cas les jeunes et les malades.
Le problème que vous évacuez c’est celui de la « disponibilité des proies » et de la « taille des meutes ». Dans les pays d’Europe, les ongulés sauvages et les sangliers ne sont plus des proies de prédilection chassées en meutes car le loup se tourne vers les animaux domestiques plus faciles à capturer.
Pour le sanglier très répandu en France ( 881 372 sangliers tués en 2025), c’est un défi différent pour le loup. Il s’y attaque rarement sauf s’il s’agit de marcassins isolés car il évite l’affrontement direct avec une compagnie comportant des adultes bien armés autrement plus difficiles à tuer que des herbivores plus passifs.
Bref, le loup choisit systématiquement « le maillon faible de la chaîne alimentaire » pour minimiser ses risques, économiser son énergie et ses efforts.
En France, faute d’élans ou de caribous, il s’attaquera de préférence aux animaux d’élevage.
Vous pensez être le seul à connaître le sujet ?
Pour les animaux d’élevage, il existe des moyens de protection. Quand un troupeau est accompagné de suffisamment de chiens de protection en âge de faire face, même une meute de loups préférera prélever du sauvage, car elle ne prendra ni le risque de blessures, voir d’être tué. Et dans les régions du sud de la France où le sanglier est majoritaire, c’est la proie de prédilection du loup. Il peut prédater un sanglier jusqu’à 40 kg. Isoler des jeunes, voir en trouver de ce poid sans la protection des adultes, qui ont bien du mal a protéger l’ensemble de la compagnie
J’ajoute quelques mots à mon commentaire précédent.
En 2025, on a recensé 4 441 attaques sur les animaux d’élevage, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2024.
Ces attaques ont tué ou blessés 12 927 animaux d’élevage (principalement des ovins) soit une hausse de 15,1 %.
La prédation ne se limite plus aux régions historiques du loup qui colonise désormais de nouveaux territoires comme la Haute-Marne ou les plaines du Centre: 60 départements sont concernés. Ces chiffres sont vérifiables.
Le nombre d’animaux d’élevage predates est a peu près le même depuis plusieurs années, soit un peu plus de 12 000 bêtes. Le loup colonise de nouvelles régions. Il arrive dans des départements ou bien souvent son retour n’a pas été anticipé. pas de clôtures électrifiées, nottament pour des parcs de nuits, pas de berger, pour garder les troupeaux groupés, pas de chiens de protection. Il faut attendre qu’un chien est trois ans pour qu’il ose se confronter au loup. Et le berger d’Anatolie ou kangal , chien qui plaît car il a la dent dure, fait un massacre sur la faune sauvage car il est souvent en prospection, voir blesse ou tue les chiens des promeneurs ou des voisins. Et certains éleveurs ne sociabilisent pas leur chien ( caresses…) Ne suivent pas les formations pour l’eduquation de ces chiens, et donc d’autres trouvent que ces chiens posent problème, n’en prennent pas. Donc dans ces régions les troupeaux sont souvent peu ou pas protégés. Les loups qui colonisent sont en premier des jeunes mâles, les premiers a être expulsés de la meute lorsque celle-ci s’agrandit. On a donc des individus solitaires, souvent en dispersion, cherchant un territoire avec suffisamment de tranquillité et de proies. Et comme la plupart des troupeaux ne sont pas protégés, un seul loup fait beaucoup de victimes. Hors, malgré ce phénomène, le nombre de victimes au niveau national n’augmente que très peu. Cela montre que dans les secteurs où le loup est présent depuis des années, les éleveurs s’étant adaptés, la prédation n’augmente pas, voir diminue légèrement.
L’éradication du loup? Comme je le dis, je ne suis pas éleveur. Par contre le problème me concerne car je paye toutes les charges concernant le loup et je ne suis absolument pas d’accord. Si c’est simple pour vous et bien payez la facture avec vos amis pro-loups. Il n’y a aucune raison pour que je paye.
Le loup provoque des problèmes agricoles et la diminution des activités pastorales va provoquer un terrain favorable aux incendies . Une fois de plus ce phénomène prouve l’incapacité de nos élus à s’interposer à une directive européenne qui doit être modifiée face aux enjeux du réchauffement climatique
Si le pastoralisme était essentiellement un enjeu agricoles il devient aujourd’hui un enjeu majeur dans la prévention incendie .
Les alpes du sud , la Provence et évidemment la corse cette activité agricole doit impérativement être protégée faute de quoi ces régions vont se transformer en véritable torche .
Plutôt que du fauchage tardif pour protéger la biodiversité un passage de troupeaux serait aussi efficace
Paysan de FRANCE faudra pas avoir peur de changer le bulletin de vote ! Il faudra une autre politique générale avec des nouveaux députés !
Bonjour Doume j’espère que vous avez raison et qu »il y aura un changement radical contre les loups et d’autre espèces
Je ne suis pas éleveur, mais je comprends comme je l’ai dit dans votre précédent compte rendu sur cette affaire, la détresse des éleveurs lorsqu’ils retrouvent un troupeau affolé qui a été attaqué. Plusieurs bêtes sont souvent gravement blessées, plusieurs sont tuées alors que le loup n’avait pas la nécessité de tuer. Le loup tue plus que ce qu’il n’a besoin de manger. J’aimerais donc dire en ce qui me concerne à tous les enverdeurs, tous les escrologistes et autres pro-loups qui recommandent aux éleveurs de mieux protéger leur troupeau et de monter mieux la garde la nuit; de s’organiser eux-mêmes pour le faire puisqu’ils veulent à tout prix la conservation de la bête. Ils n’assument pas leurs idéologies. Comme je vous le rappelais, un pro-loups @Cyril Cayre m’avait interpellé en me reprochant de ne rien faire pour aider les éleveurs. D’après ses connaissances, les éleveurs s’adaptent de mieux en mieux à la présence du loup allant même jusqu’à vivre en harmonie avec lui. Il y aurait donc des éleveurs satisfaits de la présence du loup. La FDSEA 05 et les JA 05 devraient prendre attache avec ce spécialiste et peut être voir pour faire dans un premier temps, payer la facture aux pro-loups et ensuite dire comment vivre en harmonie avec les loups.
Je confirme donc que je ne suis pas éleveur et que oui, le problème me tient à coeur. Je n’admets pas qu’une poignée d’illuminés impose depuis des années avec le retour voulu du loup à une majorité qui est contrainte de subir cette idéologie.
⁷De plus en plus d’études très poussées menées par des professionnels INRAE, CNRS et même l’OFB arrivent à la conclusion qu’en France la politique loup de protections des troupeaux a conduit à une impasse catastrophique en terme de modifications comportementales du loup qui est passé de prédateur nocturne furtif et craintif à prédateur sans peur attaquant le jour à la vue directe des hommes et allant jusqu’aux
bovins.
Si les premières décennies le grand gibier (cerf, chevreuils, mouflons, chamois, sangliers) était un proie facile car peu craintive n’ayant jamais été confrontée au loup, il a désormais appris à accroitre sa méfiance, à s’enfuir plus opportunément et à gagner des zones plus propices à sa survie.
Parallèlement le loup a donc plus de difficultés à les prédater et se reporte sur l’élevage ayant bien compris qu’il ne risquait rien même de jour et en présence humaine.
Il va donc falloir de plus en plus de tir de régulation pour « rééduquer »le loup afin qu’il retrouve sa crainte de l’homme. Cela demandera plusieurs années voire décennies
Parallèlement le coût des mesures de protection atteint des sommes insoutenables et l’élevage que l’on voudrait « bio » de pâturages naturels se transforme en élevage sous hangars (bergerie) à base de tout’ aliment importé et fourrage d’ensilage chimique.
L’agneau néo-zélandais restera démesurément concurrentiel aussi bien en coût qu’en qualité.