Le feu qui a parcouru le massif de Justin depuis fin juin a été déclaré fixé jeudi 16 juillet par la préfecture de la Drôme, après trois semaines de lutte sur 4 400 hectares. Un triste record pour le département qui n’avait pas connu un tel épisode depuis au moins 30 ans.
Une nidification interrompue en pleine saison et pas que pour le petit gibier.
Le massif de Justin, dans le Diois, a été la proie des flammes pendant près de trois semaines, un sinistre parti d’un impact de foudre avant de reprendre de la vigueur dans la nuit du 2 au 3 juillet et de finir par ravager 4 400 hectares. Ce chiffre fait de cet épisode le plus grave qu’ait connu la Drôme depuis trente ans.
La préfecture a beau avoir annoncé la fixation du feu jeudi 16 juillet, les naturalistes et les responsables cynégétiques locaux savent déjà que le plus difficile reste à venir pour la faune du secteur, prise de court en pleine période de reproduction.
L’incendie n’a pas impacté que le petit gibier en pleine période de reproduction puisqu’il a aussi atteint les abords de deux colonies de vautours fauves nichant sur les falaises du massif.
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Les adultes ont pu s’envoler à temps, contrairement à la plupart des jeunes encore au nid.
Au sol, les micromammifères comme les serpents et les batraciens n’ont probablement pas survécu, tandis que les oiseaux nichant dans les cavités des vieux arbres ont disparu du secteur brûlé.
Le gibier contraint à se redéployer.
Les rapaces ne sont pas les seuls à avoir été grandement impactés car les cerfs et les sangliers ont également fui l’incendie, ils devront désormais se réinstaller sur des territoires voisins déjà occupés, ce qui peut créer un risque de tensions entre individus. Autant de déséquilibre que seul le temps pourra lisser après cette catastrophe.
La réserve de graines du sol ayant aussi brûlé, la végétation ne repartira pas avant plusieurs années sur les zones les plus touchées.
Rémi Gandy, président de la Fédération des chasseurs de la Drôme, a annoncé le lancement d’un suivi du retour des espèces et n’exclut pas de demander une interdiction de la chasse sur les secteurs brûlés le temps que la faune se stabilise.
Trois semaines après le départ du feu, le bilan reste provisoire, et il faudra sans doute plus d’une saison pour savoir si le gibier du Diois retrouve durablement sa place dans un massif qui restera profondément transformé.
















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0 réflexion sur « Incendie de Die : le gibier et la faune sauvage vont devoir réapprendre à vivre sur près de 4400 hectares calcinés »
Du blabla , je suis dans le 66 a côté du feu de l’Aude l’année dernière ou l’agent de l’ONF a mis le feu pour un projet photovoltaïque. Aujourd’hui, il y a encore plus de gibier et petite faune qu’avant .
Ont viens d’avoir un feux sur 5000 hectares, revenez voir l’année prochaine le gibier qu’il va y avoir sans compter les morilles qui vont pousser a gogo.