L’Office Français de la Biodiversité a présenté le 6 juin dernier son bilan annuel de police, l’occasion de mesurer chaque année l’ampleur des contrôles menés sur le terrain. L’année 2025 marque un net rattrapage de l’activité après un ralentissement observé en 2024, avec une attention particulière portée à l’eau, aux usages de la nature et aux crises sanitaires touchant la faune sauvage.
Les contrôles environnementaux ont nettement progressé sur l’ensemble du territoire.
Comme chaque année, l’OFB dresse un bilan de l’année précédente avec des chiffres précis qui permettent de déterminer quelles ont été les actions clés menées par l’établissement.
Le nombre global de contrôles a d’abord augmenté de façon notable. 154 344 contrôles administratifs ont été menés en 2025, soit 13,7 % de plus qu’en 2024.
Les suites judiciaires ont suivi la même tendance. 11 733 procédures ont été ouvertes, en hausse de 14,3 %, et les rapports transmis aux préfets et aux procureurs ont progressé de 29 %.
A lire aussi : L’OFB lance une plateforme pour signaler les comportements inappropriés de ses agents
L’eau est devenue une priorité affichée car les contrôles liés à sa gestion ont grimpé de 56 %, un chiffre parlant dans un contexte de tension hydrologique récurrente.
Les pesticides interdits n’ont pas été épargnés non plus. Une opération nationale a permis d’importantes saisies chez des particuliers, l’équivalent de dix millions de mètres carrés qui auraient pu être traités.
La sensibilisation du public s’est également renforcée avec plus de 17 000 personnes qui ont été rencontrées dans les espaces naturels les plus fréquentés afin de faire de la pédagogie sur les bonnes pratiques.
Les crises sanitaires ont enfin mobilisé davantage de moyens puisque le temps qui a été alloué aux contrôles liés aux respects des réglementations sanitaires a augmenté de 38 % sur l’année.
La majorité des procès verbaux ont été dressés par la police de la chasse et de la pêche.
Les infractions liées à la chasse et à la pêche restent les plus fréquentes constatées par les agents comme l’indique le bilan de l’OFB. Ces deux activités concentrent à elles seules 70 % des procès-verbaux dressés (50% pour la chasse et 20% pour la pêche).
Pour autant, le climat sur le terrain demeure globalement apaisé. Seuls 132 cas de tension ont été recensés, soit 0,15 % des personnes contrôlées, et près de la moitié s’est réglée par le simple dialogue.
L’usage de l’arme reste enfin exceptionnel comme l’indique le communiqué officiel car elle n’a été sortie que sept fois dans l’année (uniquement lors d’opérations contre le braconnage outre-mer) et jamais utilisée. Voilà un argument qui pourrait être repris par ceux qui demandent le désarmement des agents en Métropole.
On retiendra surtout que la chasse et la pêche demeurent encore cette année les cibles privilégiées des contrôles avec le plus de procès-verbaux…








![[Vidéo] Avoir des chiens de chasse n’est pas toujours de tout repos](https://www.chassepassion.net/wp-content/uploads/2026/07/chiens-vs-papillon-compressed.jpg)





2 réflexions sur « Bilan policier de l’OFB : 70% des procès verbaux concernent la police de la chasse et de la pêche »
Encore une saison a vous voir et c’est fini pour vous ! Il y a du boulot chez les cantonniers, ca va vous changez des promenades en voitures et des procès verbaux ou certains sont injustifiées ! Avec votre disparition c’est Beaucoup d’économie pour les finances de la FRANCE. Fini de sponsorisé les associations anti chasses et abolitionnistes !
Donc s’il n’y avait pas la chasse et la pêche, les agents auraient peu d’activité; ou alors, ils nous aiment tellement, ils priorisent les contrôles sur ces deux activités.