Expliquer la chasse n’est pas toujours chose aisée, enfin tout dépend à qui en fait. Si j’ai en face de moi un véritable réfractaire, ce que l’on appelle communément un opposant à la chasse, je vais être honnête, je ne cherche même pas à débattre, la vie est trop courte pour jeter du sel dans la mer, je l’ai trop fait sur les forums de discussion ou dans la « vraie » vie pour savoir que cela ne sert à rien, en revanche à quelqu’un qui ne connaît pas la chasse ou qu’à travers des a priori, alors là il y a matière à discussion.
Dans les faits, nous ne devrions pas avoir à nous justifier de pratiquer notre belle passion, après tout on ne se justifie pas de faire du foot ou du tennis que je sache ? Cependant il faut s’adapter au monde dans lequel on vit, accepter que le rapport au vivant a changé et que la guerre de l’information, ou plutôt de la désinformation, menée par les antis-chasse, est puissante et dévastatrice sur les personnes en manque de connaissances. Dès lors expliquer calmement et sereinement en quoi consiste la chasse, ce qu’elle apporte et quelles sont ses limites apparaît comme de plus en plus souvent nécessaire et fort heureusement permet de balayer quelques idées préconçues dans les esprits ouverts. Voici 4 arguments clés pour expliquer la chasse
Chasser permet de manger sain
Premier argument, et le plus évident également : la chasse permet de mieux manger. Argument irréfutable sauf si l’on a en face quelqu’un qui est de mauvaise foi. En effet, quoi de plus naturel que de manger un animal sauvage qui n’a connu ni la captivité, ni les aliments industriels (pas d’antibiotiques, pas d’hormones…), ni le transport, ni l’abattoir ? Je ne vous parle même pas du bilan carbone largement au profit du gibier, mais de ses valeurs nutritionnelles intrinsèques. La viande de gibier est souvent moins grasse, plus riche en protéines, avec des micronutriments essentiels (fer, zinc, vitamines B). Chevreuil, cerf et canards contiennent moins d’acides gras saturés et plus d’oméga 3.

La viande de gibier est donc meilleure pour la santé, à condition de ne pas en abuser comme toutes les viandes. Elle nécessite, il est vrai, un peu plus de surveillance sanitaire, notamment au niveau de la présence de trichine dans le sanglier. Personnellement je préfère prélever mes magrets de canards ou de pigeon moi-même, vérifier que dans 99,99 % des cas ils sont sains (s’ils sont atteints par exemple de sarcosporidiose, cela se voit avec des sortes de grains de riz blancs) plutôt que de manger des lasagnes de bœuf surgelées qui contiennent finalement du cheval !
Concernant le goût, c’est propre à chacun. Personnellement je n’aime pas le gibier fort, il faut donc adapter les recettes et ça se passe très bien. Hamburger de cerf, rôti de chevreuil, carbonnade de chamois sont un régal et vous jurerez manger tout sauf du gibier si cela est bien cuisiné. Il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui acceptent volontiers quand je leur porte du gibier….
Près de la nature…. loin du stress
Si la récente campagne de communication de la fédération nationale des chasseurs a mis en avant les bienfaits de la chasse sur le volet « reconnexion avec la nature », ce n’est pas pour rien. La chasse se passe évidemment dehors, principalement l’automne et l’hiver mais pas que, le printemps et l’été sont des périodes propices à l’aménagement des territoires de chasse ou à la pratique de la chasse à l’approche. Ainsi quasiment toute l’année on peut avoir un lien fort avec la nature qui va inexorablement nous éloigner de notre stress quotidien.
Se reconnecter à la nature n’est pas une vaine expression, pour celui ou celle qui sait écouter, voir et sentir, la nature mettra tous ses sens en éveil. Un matin humide d’automne en sous-bois, une passée aux canards estivale ou une fin d’après-midi froide d’hiver évoquent pour moi des moments bien particuliers. Ce sont des odeurs et des lumières qui marquent à chaque fois de vrais beaux moments que seuls les milieux naturels peuvent offrir. Pas de klaxon, pas de file d’attente, pas d’incivilité, juste un environnement paisible….

La chasse est un lien social fort
Autre lien fort après celui de la nature, le lien social. La chasse peut se pratiquer seul (et c’est aussi très agréable, surtout accompagné de son chien) mais souvent en groupe. Qu’il s’agisse de chasse au petit gibier ou au gros gibier, le résultat est le même. On rencontre, on discute, on mange ensemble et on profite de ce que la vie nous offre de meilleu21r tout simplement. Revoir tous les dimanches matin nos copains (et copines, car il y a de plus en plus de chasseresses) autour d’un café chaud, se raconter nos vies, nos bonheurs, nos malheurs, puis passer la journée ensemble et écrire les futures histoires de chasse que l’on racontera ensuite en fin de journée au coin du feu, si ça ce n’est pas le bonheur ?
J’ajouterais même que dans nos campagnes la chasse est le dernier lien qui relie certaines personnes âgées entre elles. La chasse est une passion qui peut se pratiquer à tout âge et ce n’est pas vous, mes fidèles lecteurs, à qui j’apprendrai que beaucoup d’anciens comme on les appelle n’ont plus que ça comme activité et comme plaisir.

La chasse, un loisir encadré
Puisque l’idée de cet article est de fournir des arguments, autant également parler du côté sécuritaire et législatif qui pose parfois problème par manque de compréhension. Tout d’abord, ne chasse pas qui veut : il faut obligatoirement réussir un examen à la fois théorique et pratique pour obtenir le droit de chasser. Connaissance des espèces et respect des règles de sécurité sont les deux piliers essentiels de ce permis qui oblige chacun à partir une arme à la main avec de solides connaissances. D’un point de vue sécurité, il faut même ajouter que tous les 10 ans les chasseurs doivent participer à une formation sécurité pour veiller à ce qu’ils soient toujours vigilants et alertés en la matière.
La baisse du nombre des accidents de plus de 50 % en 20 ans en atteste sans aucun doute. Si en moyenne on déplore entre 5 et 10 accidents de chasse mortels, touchant dans l’immense majorité les pratiquants eux-mêmes, il faut mettre ces chiffres en perspective avec les morts dans les avalanches, si meurtrières cette année, qui sont en moyenne de 20 à 25 par an ou encore des noyades qui sont dix fois supérieures (environ 1 000 par an). C’est morbide, je vous l’accorde, mais nécessaire à expliquer car mes chers confrères des médias généralistes, qui ne cherchent qu’à faire cliquer sur leurs articles, usent et abusent de gros titres à sensation pour faire passer la chasse comme le loisir le plus dangereux au monde. Faux !
Je vais m’arrêter là car plus j’écris et plus il me vient des arguments. La chasse est-elle si belle ou suis-je trop passionné ? Les deux peut-être, mais dans tous les cas la chasse est LÉGALE, RESPECTUEUSE et pleine de VERTUS, qu’on se le dise. Dans un prochain article je parlerai du volet économique et des 3 milliards d’euros générés par les activités cynégétiques ou encore de la sauvegarde de certaines espèces de chiens uniquement grâce à la chasse, mais il faudra expliquer cela uniquement à des personnes qui sont capables de prendre un peu de hauteur, les fragiles biberonnés aux idées du parti des « Ecologistes », mangeurs de graines devant l’éternel, fans de Quotidien et de Monsieur Mélenchon à leurs heures perdues auront peut-être un peu de mal, mais à l’impossible nul n’est tenu comme on dit !











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7 réflexions sur « Comprendre la chasse : 4 arguments pour dépasser les idées reçues »
Bravo OLIVIER
Tout est dit magnifique réponse aux anti chasse vous avez une belle plume merci je n’arrivais pas à trouver vos mots pour expliquer notre passion vous l’avez fait
Merci
Merci Olivier 😚
Bonjour, quand « on » nous demande à nous chasseurs pour quelles raisons nous aimons la chasse, le plus dur, c’est d’arriver a faire comprendre, c’est que la la concrétisation d’une journée de chasse, se traduit par le prélèvement d’un animal. Ce qui gêne le plus (en général) dans la chasse, c’est très souvent, uniquement l’acte final, après des heures de quête, de traque, ou d’approche. Un « Parisien » qui discutera avec un habitant de la commune de ROCHEFOURCHAT, comprendra de suite que par rapport à lui, il ne peut pas comparer l’accès aux loisirs (tout se passe à Paris) concerts, musés, manifestations sportives; et donc la chasse est peut être un plaisir que l’on peut comprendre: la liberté, son chien, le calme de la campagne. Mais c’est quand même ce prélèvement qui gêne majoritairement, et donc, le plus dur a faire comprendre; c’est comme la mise à mort du taureau, à la fin de la …………………corrida. La chasse fait partie de la vie à la campagne, et souvent vous tombez dans la marmite gamin, faute d’autres loisirs.
Si vous n’expliquez pas l’essence même de la Chasse liée à la nature prédatrice de l’homme depuis qu’il s’est dressé sur ses jambes et de ce qu’éprouvent probablement tous les prédateurs sur terre, vous n’expliquez pas le principal.
La plupart du temps les gens n’osent pas affirmer qu’ils aiment traquer et s’approprier un gibier, tout ce qui se passe avant, pendant, après, avec la nécessaire mise à mort. On est sur des émotions primaires emprunts de cultures millénaires.
Comme beaucoup ne savent pas développer ça, alors ils parlent de loisir, de cuisine, de convivialité, tout ce qu’on peut retrouver dans d’autres activités, d’où le peu d’impact des arguments, ils ne tuent jamais ils prélèvent, ils régulent.
Passé l’an 2000, dans ce 21e siècle, il est évident que la vision de la Nature est devenue un enjeu de société où l’écologie politique a supplanté l’écologie pragmatique en rapports conflictuels » ruraux / citadins » relayés par des média en mal de curiosité sensationnelle. Au nom de quoi le curseur d’une Ecologie en balance, vécue d’abord par les habitants de notre France rurale dans son Art de vivre, avec la Chasse, a fait rompre l’équilibre consensuel En s’accaparant le monopole écologique à leur profit, des résidents majoritairement urbains à tendance sectaire, veulent imposer leur diktat en prônant le bien-être animal sans l’humain. – Affaire à suivre, par argumentaire approprié.
Bonjour,
Je rajouterai le fait que les animaux que l’on chasse on eu une vrai vie , épanouissante pour leur espèce contrairement aux animaux de l’industrie que l’on fait vivre mais ne sont généralement pas épanouie, sans parler du fait que les animaux de l’industrie ont été transformé physiquement pour nos besoins, une vache laitière serait comme une femme avec des seins démesuré, un cochon domestique comme un sumo etc…