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Faons, lièvres et perdrix : les chasseurs veillent avant le passage de la faucheuse

Chaque saison de fauche voit mourir en silence des milliers d’animaux sauvages que les machines agricoles fauchent sans que personne n’ait pu les repérer à temps. Des Fédérations de chasse proposent désormais deux réponses concrètes à ce carnage discret : retarder la fauche sur certaines parcelles et déployer des drones à vision thermique pour détecter les bêtes cachées dans les herbes hautes.

Le drone thermique s’impose comme l’outil le plus efficace pour sauver la faune des champs.

Le faon de chevreuil, le lièvre ou la perdrix partagent le même réflexe face au danger : se tasser dans les herbes plutôt que de fuir.

Ce comportement, qui les protège d’ordinaire des prédateurs, se retourne malheureusement contre eux au moment des foins et les chasseurs le savent mieux que quiconque.

Équipés de drones à optiques thermiques thermiques, ils interviennent à l’aube, quand la chaleur corporelle des animaux contraste encore nettement avec le sol refroidi de la nuit.

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Les animaux détectées sont déplacées à la main avec les plus grandes précautions et sans laisser d’odeurs, hors de portée des lames, avant que l’agriculteur n’engage son matériel. Une opération qui suppose du temps, du monde et une organisation bien rodée.

Retarder la fauche sur les parcelles sensibles est l’autre levier que les chasseurs défendent.

Les interventions à l’aide de drones ne sont pas les seules actions mises en place par les chasseurs de France. D’autres possibilités existent comme les retards de fauches qui permettent d’éviter le passage de certains animaux dans la faucheuse même si cette option retarde le travail de l’agriculteur.

L’idée n’est pas de bloquer le travail agricole mais de décaler, sur certaines zones identifiées, le passage des machines de quelques jours, le temps que les jeunes animaux soient suffisamment mobiles pour échapper seuls au danger.

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D’autres solutions émergent mais avant tout, les Fédérations veulent surtout être des interlocuteurs naturels des exploitants, capables de recenser les secteurs à risque et de coordonner les interventions sans handicaper leur travail.

3 réflexions sur « Faons, lièvres et perdrix : les chasseurs veillent avant le passage de la faucheuse »

  1. Une excellente initiative, le petit gibier reste pour moi la clef pour attirer des jeunes à la chasse et tant mieux si en même temps des faons sont sauvés. Mais je ne peux que m’interroger sur notre possibilité d’avoir suffisamment de moyens à développer sur l’immensité des terres agricoles du pays. Dans le cadre du repérage par drone et l’image thermique, est-ce que toute les fédérations en sont équipés, notamment dans les grandes plaines céréalière de la moitié Nord de la France. J’admets que l’on avance, à une époque dans certains champs, ce repérage était effectué avec des chiens d’arrêt. Au passage, j’en profite pour dire que nous attendons toujours des éléments sur le grand plan de réintroduction du petit gibier « pensé et annoncé » par Willy Schraen.

  2. Bonjour, vous avez oublié le faisan,qui paye un lourd tribu avec le foin aussi, vu par moi même sur une pièce de 5 Ha environ,8 nids détruits,et les poules coupées en deux ou estropiées,et le reste des œufs mangés par les cigognes et corbeaux oui une bonne initiative d’essayé de les sauver

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