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Un braconnier affirme avoir voulu protéger les champs des sangliers devant le tribunal

voiture dans les champs

Un jeune homme de 20 ans comparaissait le 5 mai 2026 devant le tribunal judiciaire de Vesoul pour avoir poursuivi un sanglier au volant d’une voiture, de nuit, dans un champ de Haute-Saône. Le braconnier affirme qu’il voulait simplement protéger les champs des dégâts causés par les sangliers.

mary arm

Les faits parlent d’eux-mêmes.

Dans la nuit du 6 juin 2025, aux alentours de 21 heures, le prévenu s’empare du véhicule de sa mère, sans permis de conduire, et prend la direction des champs de Chargey-lès-Port en Haute-Saône.

L’homme se filme et une caméra de surveillance le prend en train de pourchasser un sanglier phares allumés, laissant derrière lui un champ labouré par les traces de pneus.

Deux mois plus tard, une nouvelle affaire de dégradations similaire survient à Purgerot et amène la gendarmerie à l’interpeller.

A lire aussi : Justice : le leader du collectif AVA connaîtra son verdict le 1er juin prochain

Lors de l’audience au tribunal, le jeune homme choisit une ligne de défense peu commune. Il assure avoir voulu « protéger le champ » de l’animal, avant de soutenir pratiquer « la chasse à l’affût », technique qui consiste à attendre le gibier à poste fixe.

La présidente du tribunal n’est visiblement pas convaincue par la ligne de défense choisie :

« Vous ne pensez pas que la voiture abîme plus le champ que le sanglier? »

La Fédération départementale des chasseurs, constituée partie civile, n’a pas été convaincue non plus.

La FDC ne laisse rien passer.

Ce n’est pas anodin de voir la FDC se porter partie civile dans ce type d’affaire.

Le saviez-vous ?  Hautes-Pyrénées : la RN21 fermée pour cause de battue administrative

Par la voix de son avocat Michel Lamielle, elle a méthodiquement démonté les explications du prévenu qui affirmait pratiquer « la chasse à l’affût » pour protéger les champs, soulignant son incapacité à définir correctement la technique qu’il prétendait pratiquer.

Pour le ministère public, il est clair que la voiture était utilisée comme une arme puisque le prévenu l’utilisait pour tenter de traquer, poursuivre et écraser les sangliers.

Du côté des chasseurs, ce genre d’agissement est intolérable et doit être sévèrement puni.

Le tribunal a condamné le braconnier à quatre mois de prison avec sursis au lieu des 3 mois requis par le ministère public et deux ans d’interdiction de chasse au lieu de cinq.

*Image d’illustration

Une réflexion sur « Un braconnier affirme avoir voulu protéger les champs des sangliers devant le tribunal »

  1. verdict très clément….pas de dommages et intéret pas d amende pénale …..quand a l interdiction de chasse pour quelqu un qui poursuit des sangliers a travers champs en voiture……vous imaginez comme il s en moque…..
    en revanche le chasseur maladroit qui tuera un lièvre hors plan de chasse dans un gic….

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