Publié au Journal officiel du 9 juillet 2026, un arrêté du 25 juin change les règles d’utilisation des colliers GPS pour chiens de chasse. Finie la distinction compliquée entre avant et après la chasse, le GPS peut désormais servir à tout moment pour retrouver son chien ou éviter un accident.
Ce qui bloquait jusqu’à présent.
Pour bien comprendre l’intérêt de ce texte, il faut se rappeler d’où on partait.
À l’origine, le GPS n’était autorisé qu’une fois la chasse terminée, uniquement pour retrouver un chien perdu.
En 2018, une première évolution avait ajouté une tolérance pendant l’action de chasse, mais seulement pour la sécurité et pour éviter les collisions, jamais pour la simple recherche du chien.
De ce fait, un chasseur devait en permanence se demander dans quel cadre légal il se trouvait. Dans le cas où son chien s’écarte pendant la battue, il peut consulter le GPS si c’est pour prévenir un accident, mais pas s’il veut juste savoir où il est.
La nuance est fine, compliquée à déterminée et difficile à faire respecter. De plus, ce flou a donné lieu à des contestations importantes, notamment dans le Gard récemment.
Ce que change concrètement le nouvel arrêté.
Le texte du 25 juin 2026 supprime cette distinction entre avant et après la chasse. Concrètement, un chasseur peut désormais utiliser le GPS de son chien à n’importe quel moment, que ce soit pour le rechercher, pour assurer sa sécurité ou pour éviter une collision. Il n’a plus besoin de justifier que l’action de chasse est terminée.
Deux précisions accompagnent ce changement : d’abord, les Fédérations Départementales gardent la main via leur schéma de gestion cynégétique, qui peut prévoir des restrictions locales si besoin.
Ensuite, la récupération du chien reste encadrée par les mêmes règles de sécurité qu’avant, en particulier si le chasseur utilise un véhicule pour aller le chercher.
Un point ne change pas (et c’est important de le rappeler) : le GPS reste strictement interdit pour localiser le gibier ou guider un chasseur vers un animal poursuivi. La distinction de fond demeure la même, protéger le chien oui, aider à chasser non.
Ce texte a été adopté après avis favorable du Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage, rendu le 23 juin 2026, en réponse à une demande portée depuis des années par les Fédérations de chasse au chien courant.









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